Colomiers : grève dans les écoles primaires, parents et enseignants unis contre les suppressions de postes
Le 31 mars 2026, 24 % des enseignants du premier degré de l'académie de Toulouse ont débrayé, perturbant les classes columérines.
Les écoles primaires de Colomiers ont été perturbées lors de la grève nationale du 31 mars 2026. Parents et enseignants s'y sont mobilisés contre les suppressions de postes et les fermetures de classes annoncées pour la rentrée. La mobilisation ne faiblit pas.
La mairie de Colomiers a publié dès le matin du 31 mars 2026 un point sur l’accueil des enfants dans les écoles primaires, en raison du mouvement de grève nationale. Les perturbations ont été réelles, sans que la commune n’ait précisé le taux de participation local. À l’échelle de l’académie de Toulouse, 24 % du personnel du premier degré était en grève ce jour-là, selon France Bleu Occitanie. Le ministère de l’Éducation nationale retient, lui, un taux de 13,2 % au niveau national pour le premier degré - les syndicats avancent jusqu’à 30 %.
165 fermetures de classes en Haute-Garonne
Le contexte est tendu. Pour la rentrée 2026, 165 fermetures de classes sont programmées dans les écoles maternelles et élémentaires de Haute-Garonne, dénoncées par les syndicats FSU-SNUipp, FO, UNSA et la FCPE 31, selon actu.fr. Au niveau national, ce sont 4 000 suppressions de postes d’enseignants qui sont prévues, dont 1 891 dans le premier degré public. Le gouvernement justifie ces coupes par une baisse démographique de 106 900 élèves par rapport à 2024, d’après Le Figaro.
Le 31 mars, entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées devant le rectorat de Toulouse, scandant le slogan « Des postes, des classes, maintenant », selon actu.fr. L’action s’inscrit dans une semaine de mobilisation intersyndicale (FSU, UNSA, CFDT, CGT, SUD) du 30 mars au 3 avril.
À Hélène-Boucher, les parents montent au créneau
À Colomiers, l’école Hélène-Boucher cristallise la colère des familles. Selon La Dépêche du 2 avril 2026, des parents dénoncent la suppression de classes annoncée pour la rentrée et alertent sur la dégradation des conditions d’apprentissage. Le manque de remplaçants est particulièrement pointé. Sur France Bleu, des enseignants toulousains parlent d’« un état de maltraitance totale des élèves en permanence ».
Un précédent, une montée en puissance
En septembre 2025, une grève avait déjà perturbé l’accueil périscolaire à Colomiers, selon l’API de l’école Hélène-Boucher. La mobilisation de mars 2026 est jugée plus large et plus structurée par les organisations syndicales. La question des fermetures de classes a par ailleurs été soulevée en pleine campagne des municipales 2026, alimentant un débat politique plus large.
Prochaine étape : le Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) se réunira le 17 avril 2026 à 9h pour finaliser la carte scolaire de Haute-Garonne, selon le SNUipp-FSU 31. Un nouvel appel à la grève avait également été lancé pour le 10 avril, avec un rassemblement devant la préfecture de Toulouse, à l’initiative de SE-UNSA.
Sources
- La Dépêche du Midi : Suppression de classes : l'ire des parents à Hélène-Boucher
- actu.fr : Toulouse. "Des postes, des classes, maintenant"
- France Bleu Occitanie : "On est dans un état de maltraitance totale des élèves en permanence"
- SNUipp-FSU 31 : Carte scolaire 2026 : près de 170 fermetures de classes envisagées