Ain : 21,86 M€ et 79 actions pour préserver l’eau en Dombes Saône Vallée

Signé le 6 mai à Saint-Didier-de-Formans, ce contrat triennal cible réseaux, zones humides et sobriété hydrique pour 43 000 habitants.

Ain : 21,86 M€ et 79 actions pour préserver l'eau en Dombes Saône Vallée
Illustration Mathieu Perret / info.fr

Le Contrat Eau & Climat Dombes Saône Vallée 2026-2028 a été signé mercredi 6 mai à Saint-Didier-de-Formans. Doté de 21,86 millions d'euros, il programme 79 actions concrètes sur trois ans pour un territoire de 43 000 habitants entre Dombes et Saône.

Le Contrat Eau & Climat Dombes Saône Vallée 2026-2028 a été signé mercredi 6 mai à Saint-Didier-de-Formans. Doté de 21,86 millions d’euros, il programme 79 actions concrètes sur trois ans pour un territoire de 43 000 habitants entre Dombes et Saône.

L’essentiel

  • Date de signature : 6 mai 2026, à Saint-Didier-de-Formans, en présence de la sous-préfète Virginie Guérin-Robinet.
  • Budget : 21,86 millions d’euros sur trois ans (2026-2028).
  • 79 actions prévues, dont le renouvellement de 26,7 km de réseaux d’eau potable et la restauration de 45 hectares de zones humides.
  • Territoire concerné : Communauté de communes Dombes Saône Vallée, environ 43 000 habitants (40 893 selon l’INSEE en 2022).
  • Signataires : CC Dombes Saône Vallée, département de l’Ain, Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

Ce qui a été signé

La cérémonie s’est tenue mercredi matin à Saint-Didier-de-Formans. Trois institutions ont apposé leur signature : la Communauté de communes Dombes Saône Vallée, représentée par son président Stéphane Berthomieu, le département de l’Ain avec Jean-Yves Flochon, et l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse avec Nicolas Alban. La sous-préfète Virginie Guérin-Robinet représentait l’État.

La préfecture de l’Ain a annoncé la signature sur X :

Les 79 actions en détail

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Le contrat structure ses actions autour de quatre axes principaux, selon les sources officielles et Le Progrès.

Réseaux d’eau potable. Le poste le plus visible : 26,7 km de canalisations renouvelées. L’objectif est de limiter les pertes par fuites. Sur des réseaux anciens, les pertes peuvent dépasser 20 % du volume distribué - chaque kilomètre rénové contribue directement à réduire le prélèvement dans les nappes.

Zones humides. 45 hectares seront restaurés. Ces milieux jouent un double rôle : régulation naturelle des crues et des étiages, et filtre pour la qualité de l’eau. Leur restauration améliore mécaniquement la qualité hydrique captée en aval, avec un effet direct sur la santé publique.

Cours d’eau et assainissement. 1,5 km de cours d’eau seront remis en état, et plus de 4 km de réseaux d’assainissement réhabilités. Ces travaux réduisent les risques de pollution diffuse vers les nappes phréatiques.

Sobriété hydrique. Des actions de sensibilisation complètent le programme technique. Les modalités précises n’ont pas encore été détaillées publiquement.

Impact sur la biodiversité et la santé publique

La restauration des zones humides est l’action à double dividende du contrat. Ces 45 hectares concernent un territoire déjà reconnu pour sa valeur écologique - la Dombes abrite l’une des plus importantes zones d’étangs de France, refuge pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. Leur dégradation entraîne une perte de capacité de rétention d’eau, accentuant les effets des sécheresses estivales.

Sur le volet santé publique, la réhabilitation des réseaux d’assainissement et la restauration des zones tampons naturelles limitent le transfert de polluants vers les captages d’eau potable. Le territoire s’alimente en grande partie sur des ressources souterraines vulnérables aux infiltrations de surface.

Contexte dans l’Ain

Ce contrat s’inscrit dans une politique départementale plus large. L’Ain a multiplié les contrats Eau et Climat ces dernières années. Le plus important, celui du Pays de Gex-Léman, a été signé avec un budget de 70,7 millions d’euros, selon le conseil départemental. Le territoire de Dombes Saône Vallée est moins doté, mais sa problématique est spécifique : une zone de plaine et d’étangs, plus sensible aux variations hydrologiques qu’un massif montagneux.

Ce contrat 2026-2028 succède au Contrat de Territoire 2022-2024, qui avait mobilisé 3,486 millions d’euros pour des travaux sur les milieux aquatiques, selon les documents de la CC Dombes Saône Vallée. L’enveloppe est multipliée par plus de six, signe d’une montée en puissance du dispositif.

La population du territoire est estimée à 40 893 habitants en 2022 par l’INSEE. Le contrat mentionne 43 000 habitants, ce qui tient compte de la croissance démographique récente d’un secteur qui attire des actifs travaillant sur l’agglomération lyonnaise voisine.

Un précédent à l’échelle régionale

L’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse finance ce type de contrats dans l’ensemble de son bassin. Le mécanisme repose sur une contractualisation tripartite - intercommunalité, département, agence de l’eau - qui permet de mobiliser des fonds sur des actions ciblées et évaluables. La mise en œuvre des 79 actions débutera progressivement à partir de 2026, sans calendrier précis rendu public à ce stade.

Sources

Mathieu Perret

Mathieu Perret

Mathieu est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Ain (01), avec Bourg-en-Bresse pour chef-lieu. Spécialité du département : frontière genevoise (90 000 frontaliers) et plasturgie d'Oyonnax. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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