Côte-d’Or : sept incendies en un jour, 25 hectares détruits à Châtillon-sur-Seine sous une canicule extrême
Le SDIS 21 a mobilisé 175 sapeurs-pompiers et 76 véhicules mercredi 24 juin pour faire face à sept feux simultanés. Le sinistre le plus important a ravagé 25 hectares à Châtillon-sur-Seine.
Mercredi 24 juin, la Côte-d'Or a connu une vague d'incendies d'espaces naturels sans précédent. 175 pompiers ont été engagés sur sept foyers simultanés. Le plus étendu, à Châtillon-sur-Seine, a détruit 25 hectares de végétation, dans un contexte de canicule rouge et de sécheresse.
L’essentiel
- 175 sapeurs-pompiers et 76 véhicules mobilisés le 24 juin 2026 en Côte-d’Or
- Sept incendies d’espaces naturels simultanés, dont le plus important à Châtillon-sur-Seine (25 hectares détruits)
- Risque incendie « très sévère » dans deux massifs forestiers, interdiction des travaux agricoles de 11h à 20h
- Vigilance rouge canicule depuis le 22 juin dans le département
Une journée sous haute tension pour le SDIS 21
Mercredi 24 juin 2026, les sapeurs-pompiers de Côte-d’Or ont vécu l’une des journées les plus intenses de l’année. Selon le SDIS 21, pas moins de 175 pompiers et 76 véhicules ont été engagés pour faire face à sept feux d’espaces naturels déclarés simultanément sur le département.
« C’est une mobilisation exceptionnelle, très rare pour un mois de juin », explique une source proche du service départemental d’incendie et de secours. Les foyers se sont déclarés en milieu de matinée et se sont multipliés au fil des heures, alors que les températures atteignaient des niveaux records.
Châtillon-sur-Seine, épicentre du sinistre
Le sinistre le plus conséquent s’est produit à Chatillon-sur-Seine, au lieu-dit « la Grange Jacob », en bordure de la forêt. Selon la préfecture de Côte-d’Or, environ 25 hectares de végétation ont été détruits. Les pompiers ont lutté plusieurs heures pour éviter la propagation aux zones habitées et aux massifs voisins.
Un autre incendie majeur a touché la commune de Darois, où 84 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour un feu ayant parcouru 23 hectares. La route départementale 971 a été coupée à la circulation pendant une partie de l’après-midi, et un poste de commandement avancé a été déployé sur place, indique ICI.fr.
À Arcey, un feu de forêt menaçait plusieurs centaines d’hectares, mais il a pu être contenu grâce à l’intervention rapide des secours. Un autre foyer, signalé entre Brochon et Gevrey-Chambertin la veille, avait déjà mobilisé 45 pompiers le 23 juin, selon Dijon Actualités.
Contexte dans la Côte-d’Or
Avec 533 000 habitants et de vastes massifs forestiers - la forêt de Châtillon, le massif de la Montagne - , la Côte-d’Or est particulièrement vulnérable aux incendies d’espaces naturels en période de sécheresse. Le département compte plusieurs zones classées à risque, dont les forêts domaniales de la région de Dijon et du Châtillonnais.
En 2025, le SDIS 21 avait déjà enregistré une augmentation de 30 % des feux de végétation par rapport à la moyenne des années précédentes. Cette année, la conjonction d’une canicule précoce et d’un déficit hydrique important aggrave encore le danger.
Canicule et sécheresse, un cocktail explosif
La Côte-d’Or était placée en vigilance rouge canicule depuis le 22 juin, avec des températures dépassant les 38 °C dans plusieurs secteurs. Parallèlement, le département subit une sécheresse des sols exceptionnelle pour la saison.
Face à ce risque aggravé, la préfecture a classé, dès le 24 juin, deux massifs forestiers en risque « très sévère » d’incendie, entraînant l’interdiction des travaux agricoles entre 11 heures et 20 heures. Une décision rare qui illustre le niveau de menace.
La canicule a déjà fait des victimes ailleurs : selon le dernier bilan, 48 noyades mortelles ont été recensées en France depuis le début de l’épisode de chaleur.
Prochaine étape : la surveillance des massifs
La préfecture de Côte-d’Or a annoncé que la vigilance incendie restera maintenue dans les prochains jours, tant que les conditions météorologiques ne s’adouciront pas. Le SDIS 21 prévoit de maintenir des patrouilles de surveillance dans les zones les plus exposées, notamment les forêts de Châtillon et de la Montagne.
Les habitants sont appelés à la plus grande prudence : tout départ de feu doit être signalé immédiatement au 18 ou au 112.