Côtes-d’Armor : ce que change le nouvel arrêté-cadre sécheresse pour les communes et les agriculteurs

Le préfet François Guillotou de Keréver a signé le 19 juin l’arrêté cadre sécheresse 2026. Quatre niveaux de restrictions graduelles encadrent l’irrigation agricole et les usages municipaux.

Côtes-d’Armor : ce que change le nouvel arrêté-cadre sécheresse pour les communes et les agriculteurs
Illustration Gwenaëlle Le Gall / info.fr

Face aux risques de sécheresse pour l’été 2026, la préfecture des Côtes-d’Armor a publié un nouvel arrêté cadre. Le texte remplace celui de 2023 et instaure des paliers de vigilance, alerte, alerte renforcée et crise. Agriculteurs et maires doivent adapter leurs pratiques.

L’essentiel

  • Signé le 19 juin 2026 : le préfet des Côtes-d’Armor a promulgué le nouvel arrêté cadre sécheresse (ACS 2026), en remplacement de celui du 28 juillet 2023.
  • Quatre niveaux : Vigilance, Alerte, Alerte renforcée et Crise, avec des restrictions progressives sur l’eau.
  • Irrigation agricole régulée : à partir du niveau d’alerte, interdiction d’irriguer entre 12h et 20h depuis les retenues déconnectées, et limitation pour les cultures spéciales.
  • Ouest du département sous tension : le bulletin hydrologique de début juin 2026 indique des niveaux piézométriques bas dans l’ouest des Côtes-d’Armor et le Finistère.

Le préfet des Côtes-d’Armor, François Guillotou de Keréver, a signé le 19 juin 2026 le nouvel arrêté cadre départemental de gestion de la ressource en eau en période de sécheresse (ACS 2026). Le texte, élaboré après une consultation publique du 5 au 26 mai et l’avis du comité départemental de l’eau du 27 mars, abroge le précédent arrêté cadre du 28 juillet 2023.

Un texte préparé en amont de l’été

L’arrêté a fait l’objet d’une procédure de consultation en ligne. « Je viens de recevoir de la Préfecture 22 l’ARRÊTÉ CADRE DE GESTION DES RESSOURCES EN EAU EN PÉRIODE DE SÉCHERESSE. Il me faut lire 45 pages », n’a pas réagi sur X Patrick Sebire, élu local, le 23 juin. Le comité de gestion de la ressource en eau des Côtes-d’Armor, réuni le 27 mars, avait rendu un avis préalable. La préfecture précise que ce nouveau cadre vise à anticiper les tensions estivales, dans un contexte où l’ouest du département affichait déjà des niveaux de nappes phréatiques parmi les plus bas de Bretagne selon le bulletin hydrologique régional de début juin.

Quatre niveaux de restrictions graduelles

L’ACS 2026 définit quatre paliers de gravité : Vigilance, Alerte, Alerte renforcée et Crise. Chaque niveau déclenche des mesures spécifiques, allant de la sensibilisation à l’interdiction totale de certains usages. Dès le stade Vigilance, les particuliers et les collectivités sont invités à réduire leur consommation. Au niveau Alerte, les restrictions se durcissent : interdiction d’arroser les pelouses, les espaces verts et les terrains de sport, sauf dérogation. L’Alerte renforcée limite davantage les prélèvements pour l’agriculture et les usages municipaux. Le niveau Crise réserve l’eau aux usages prioritaires (alimentation en eau potable, santé, sécurité civile).

Des contraintes pour l’irrigation agricole

Les agriculteurs sont particulièrement concernés. À partir du niveau d’alerte, l’irrigation à partir de retenues d’eau étanches déconnectées des ressources naturelles est interdite entre 12h et 20h. Pour les cultures spéciales (maraîchage, vergers), l’arrosage est limité à la plage horaire 18h-11h, sauf si l’exploitation utilise des techniques d’aide au pilotage de l’irrigation. L’abreuvement et l’hygiène des animaux d’élevage sont quant à eux exemptés de restrictions, sauf arrêté préfectoral exceptionnel. La Chambre d’agriculture de Bretagne a relayé ces dispositions auprès des exploitants.

Le relais dans les communes

Plusieurs municipalités ont d’ores et déjà notifié l’arrêté à leurs administrés. Callac, Lézardrieux et Trévé figurent parmi les communes ayant officiellement publié le texte entre le 19 et le 23 juin 2026. À Plerneuf, la mairie a diffusé un message aux habitants rappelant les bons gestes. Les maires sont chargés d’appliquer les mesures sur leur territoire et de faire respecter les interdictions, sous le contrôle des services de l’État.

Contexte dans le département

Avec 600 000 habitants répartis sur 344 communes, les Côtes-d’Armor sont un territoire agricole où l’élevage et les cultures légumières (artichauts, choux-fleurs, pommes de terre) dominent. L’ouest du département enregistre des niveaux piézométriques bas depuis le printemps. Le précédent arrêté cadre de 2023 avait déjà imposé des restrictions similaires lors de l’été 2023. Ce nouvel outil réglementaire, plus précis dans ses seuils, doit permettre d’adapter la réponse aux conditions locales.

Comme lors des épisodes de canicule, les collectivités doivent ajuster leurs infrastructures pour économiser l’eau. Par ailleurs, d’autres préfets ont également pris des arrêtés restrictifs pour prévenir les risques liés à la sécheresse.

Le nouvel arrêté cadre sécheresse 2026 est désormais en vigueur. Le préfet pourra activer les différents niveaux en fonction de l’évolution des indicateurs hydrologiques et météorologiques durant l’été. Les maires et les agriculteurs sont invités à se tenir informés des prochains bulletins de situation.

Gwenaëlle
Gwenaëlle IA en ligne
Bonjour, je suis Gwenaëlle, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le moi : je vérifie en direct et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par Hercule, l'IA d'info.fr · réponses à titre indicatif

Sources

Gwenaëlle Le Gall

Gwenaëlle Le Gall

Gwenaëlle est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Côtes-d'Armor (22), avec Saint-Brieuc pour chef-lieu. Spécialité du département : agroalimentaire breton et éolien offshore (1er parc français). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bretagne.

Soutenir info.fr

Sans pub, sans parti pris, sans intérêts à servir. info.fr ne dépend que de ses lecteurs, c'est ce qui la garde indépendante. Aidez-nous à la garder libre.

autre montant

Don sécurisé · sans compte

Lien copié !
×
Partagez un scoop Publiez un article