Coupe du monde 2026 : l’avis tranché de Marcelo Bielsa sur les pauses fraîcheur
Le sélectionneur de l'Uruguay dénonce des interruptions de trois minutes qui «n'apportent rien» et serviraient les intérêts des diffuseurs, alors que la polémique sur son regard baissé lors d'une photo FIFA enfle.
Marcelo Bielsa a vivement critiqué les pauses fraîcheur instaurées par la FIFA pour la Coupe du monde 2026. En conférence de presse, l'ancien entraîneur de l'OM a estimé qu'elles transforment le football en «quatre périodes» et profitent aux diffuseurs, tandis qu'un incident photo continue d'alimenter les discussions.
L’essentiel
- Fait 1 : Marcelo Bielsa a jugé les pauses fraîcheur de trois minutes « inutiles » et nuisibles à la conception du football.
- Fait 2 : L’Uruguay a été tenu en échec 1-1 par l’Arabie saoudite lors de la première journée du Mondial 2026.
- Fait 3 : Le technicien argentin a dû justifier son regard baissé lors d’une photo officielle FIFA : « Je ne suis pas mannequin ».
La Coupe du monde 2026 n’en finit pas de susciter des remous. Après les polémiques sur le format à 48 équipes et les matches à 90 minutes effectives, c’est au tour des pauses fraîcheur de trois minutes d’être dans le viseur. Et qui dit critique cinglante, dit Marcelo Bielsa. Le sélectionneur de l’Uruguay, connu pour sa franchise et ses excentricités, a lâché un pavé dans la mare médiatique lors d’une conférence de presse avant le match face au Cap-Vert.
« Quatre périodes au lieu de deux »
Interrogé sur l’instauration de ces arrêts de jeu destinés à permettre aux joueurs de s’hydrater sous une chaleur parfois accablante, « El Loco » n’a pas mâché ses mots. « Une décision a été prise. Les raisons sont très claires et il n’est pas nécessaire que je donne mon opinion à celles déjà exprimées », a-t-il d’abord éludé, avant de se lancer : « Ces pauses n’apportent rien et enlèvent beaucoup. Jouer quatre périodes au lieu de deux altère la conception même du football. » Des propos rapportés par Orange Sports et confirmés par plusieurs médias. Selon Bielsa, les véritables motivations derrière cette règle sont moins sportives que commerciales : « On n’a pas pensé aux conséquences que cela peut avoir sur ce sport, mais plutôt à un autre type de répercussions », a-t-il ajouté, en allusion aux diffuseurs et à la publicité.
L’Uruguay aborde cette deuxième rencontre de poule avec la pression. Après un match nul surprise 1-1 contre l’Arabie saoudite lors de la première journée, la Celeste doit impérativement l’emporter pour rester en course. Bielsa, en poste depuis mai 2023, n’a pas encore réussi à imposer son style de jeu flamboyant, et ce nouvel épisode de « pause gâchis » risque d’ajouter de la tension dans le vestiaire.
L’incident photo : « Je ne suis pas mannequin »
Le technicien argentin n’en est pas à son premier écart cette semaine. Lors du shooting officiel des sélectionneurs organisé par la FIFA, Bielsa a refusé de regarder l’objectif, baissant ostensiblement les yeux. Une attitude qui a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux, certains y voyant une forme de protestation contre l’instance internationale. Obligé de s’expliquer, il a livré une réponse laconique : « Je n’ai aucune explication à donner. Ce n’est pas une protestation. C’est ma façon d’être. Je ne suis pas mannequin. » Des propos corroborés par L’Équipe, Le Parisien et RMC Sport. L’incident, bien que mineur, a renforcé l’image de franc-tireur de celui qui avait déjà marqué son passage à l’Olympique de Marseille de 2014 à 2015.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Si Marcelo Bielsa officie aujourd’hui sur le banc de l’Uruguay, son nom reste indissociable de Marseille, où il a marqué les esprits par son football attractif et son caractère imprévisible. Le département des Bouches-du-Rhône, et particulièrement l’OM, conserve une affection particulière pour celui que les supporters surnomment encore « El Loco ». Le club olympien traverse actuellement une période délicate - entre sanctions de l’UEFA et besoin de reconstruction - et les prises de position de son ancien entraîneur ne passent pas inaperçues. À l’heure où la Coupe du monde bat son plein, les supporters marseillais suivent avec attention les frasques de leur ex-idole, qui continue d’alimenter la chronique bien au-delà de la cité phocéenne.
La suite du parcours uruguayen dira si ces polémiques parasitent ou galvanisent un groupe qui peine à convaincre sur le terrain. Prochaine étape : le match décisif face au Cap-Vert, où Bielsa devra transformer ses paroles en résultats.