Coupe du monde 2026 : Eloy Room, le gardien de Curaçao qui a fait trembler l’Équateur
Avec 15 arrêts historiques, le portier de 37 ans offre le premier point de l'histoire de son pays dans le tournoi. Retour sur une soirée de légende à Kansas City.
Le 20 juin 2026, Curaçao a décroché son tout premier point en Coupe du monde en tenant en échec l'Équateur (0-0). Le gardien Eloy Room, auteur de 15 arrêts, un record depuis 1966, est devenu le héros inattendu de ce match. Sous les yeux du couple royal néerlandais, la plus petite nation qualifiée de l'histoire a écrit une page inoubliable.
L’essentiel
- 15 arrêts : Eloy Room a réalisé le plus grand nombre d’arrêts sur un match de Coupe du monde de 90 minutes depuis 1966 (source : Sky Sports).
- 28 tirs : L’Équateur a tenté 28 fois sa chance, dont 15 cadrées, sans parvenir à battre le gardien curacien (source : Al Jazeera).
- Premier point : Curaçao, plus petit pays qualifié (158 000 habitants), obtient son premier point en phase finale de Coupe du monde (source : CBS Sports).
Le 20 juin 2026 restera gravé dans l’histoire du football. À Kansas City, dans le stade Arrowhead, la sélection de Curaçao a écrit l’un des plus beaux exploits sportifs de l’année en accrochant l’Équateur (0-0), pourtant large favori du groupe E. Au cœur de cette performance : le gardien Eloy Room, 37 ans, joueur du Miami FC, qui a repoussé 28 assauts équatoriens avec une autorité déconcertante.
Une muraille humaine face à l’Équateur
Dès les premières minutes, les Équatoriens ont mis une pression intense. En vain. Eloy Room a multiplié les parades spectaculaires : plongeons sur sa ligne, sorties aériennes, réflexes sur les frappes lointaines. Selon les statistiques officielles de la FIFA, 15 de ses arrêts ont été comptabilisés, soit le total le plus élevé pour un match de Coupe du monde sans prolongation depuis que l’instance internationale tient ce registre (1966). Un record qui place d’ores et déjà le portier curacien dans les annales du tournoi.
Interrogé après la rencontre, Eloy Room, visiblement ému, a déclaré auprès de plusieurs médias : « C’est le match de ma vie. Je n’oublierai jamais ce que nous avons accompli ici, pour notre pays, pour notre peuple. » Le gardien, né à Nimègue aux Pays-Bas le 6 février 1989, a connu une carrière discrète entre les Pays-Bas (Vitesse, PSV) et les États-Unis avant de vivre ce moment de gloire.
Dick Advocaat et la famille royale aux premières loges
Sur le banc de Curaçao, un homme de 78 ans dirigeait l’équipe : le Néerlandais Dick Advocaat, devenu à cette occasion le sélectionneur le plus âgé de l’histoire de la Coupe du monde, selon The Guardian. Dans les tribunes, une autre illustration du lien fort entre Curaçao et les Pays-Bas : le roi Willem-Alexander et la reine Máxima ont assisté au match. La reine serait même descendue dans les vestiaires après la rencontre pour féliciter les joueurs, et Eloy Room a révélé avoir reçu une bise de sa part. Une soirée royale, au sens propre.
Pour Curaçao, ce match nul est une revanche après la lourde défaite 7-1 subie face à l’Allemagne en ouverture. Il relance totalement les espoirs de qualification pour les huitièmes de finale : l’équipe affrontera la Côte d’Ivoire lors du dernier match du groupe E.
Contexte à Curaçao
Avec seulement 158 000 habitants, Curaçao est le plus petit pays à s’être qualifié pour une phase finale de Coupe du monde. Cet État autonome du royaume des Pays-Bas, situé dans les Caraïbes, vit le football avec passion. Le premier point historique obtenu face à l’Équateur suscite une fierté immense sur l’île. Les retransmissions en direct depuis Kansas City ont rassemblé des milliers de supporters dans les rues de Willemstad, la capitale. Cette performance illustre la progression du football curacien, qui dispute seulement sa première Coupe du monde.
Prochaine étape : un dernier match décisif contre la Côte d’Ivoire
Curaçao jouera son avenir dans le groupe E le 24 juin 2026 face à la Côte d’Ivoire. Une victoire pourrait offrir une qualification historique pour les huitièmes de finale. Eloy Room et ses coéquipiers tenteront de rééditer l’exploit. En attendant, le monde du football retient le nom du gardien qui a fait plier l’Équateur.