Cour des comptes : les Français choisissent les prochains audits, dette en toile de fond
Du 11 mai au 22 juin 2026, la 5e campagne de participation citoyenne s'ouvre sous la présidence d'Amélie de Montchalin, alors que la charge de la dette devient le premier budget de l'État.
La Cour des comptes ouvre sa 5e consultation citoyenne du 11 mai au 22 juin 2026. Finances publiques en tête des préoccupations, sur fond de dette à 115,6 % du PIB.
- 5e consultation citoyenne ouverte du 11 mai au 22 juin 2026 sur participationcitoyenne.ccomptes.fr.
- Tout citoyen âgé d'au moins 15 ans peut proposer un thème de contrôle.
- 2 903 propositions recueillies depuis 2022, 56 rapports publiés.
- Première campagne sous Amélie de Montchalin, nommée le 23 février 2026.
- Charge de la dette à 64 milliards d'euros, premier poste budgétaire de l'État.
Du 11 mai [1] au 22 juin 2026 [2], n’importe quel Français âgé d’au moins 15 ans [3] peut désormais dicter une partie de l’agenda de la Cour des comptes. Pour la cinquième année consécutive [4], l’institution et les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC) [5] ouvrent leur plateforme participative aux citoyens, invités à proposer les thèmes des prochains audits publics. Le calcul est simple: depuis 2022 [6], 2 903 propositions [7] ont été recueillies, plus de 90 thèmes retenus [8] et 56 rapports publiés [9]. Une mécanique installée, désormais portée par une nouvelle voix.
Car cette 5e édition est aussi la première sous l’autorité d’Amélie de Montchalin, nommée Première présidente de la Cour des comptes [10] par décret signé le 11 février 2026 [11] et installée à compter du 23 février 2026 [12]. Première femme à présider l’institution [13], elle succède à Pierre Moscovici [14], parti rejoindre la Cour des comptes européenne au 1er janvier 2026 [15].
Ce que les citoyens veulent auditer
Une consultation préalable menée auprès de plus de 2 500 personnes [17] a déjà cartographié les obsessions des Français. En tête: finances publiques, fiscalité et gestion budgétaire [18]. Suivent l’environnement, l’énergie et le développement durable [19], puis la sécurité sociale, la santé et la retraite [20]. L’éducation [21] et l’agriculture [22] ferment la marche. En clair, les contribuables veulent des comptes sur les comptes.
Le calendrier n’est pas neutre. En 2025, le dispositif avait enregistré 1 006 propositions [23] générant 15 000 soutiens et commentaires [24]. Les sujets retenus ont déjà produit des rapports parfois explosifs: les soutiens publics à la corrida en Nouvelle-Aquitaine [25], le bilan du téléphérique toulousain [26], la protection juridique des majeurs [27], le recours par l’État à des cabinets de conseil privé [28] ou la détection de la fraude fiscale des particuliers [29]. Des sujets que l’agenda institutionnel n’aurait pas forcément retenus seul.
Le contexte budgétaire: une dette devenue premier poste de l’État
Si les Français placent les finances publiques en tête, ce n’est pas un hasard. La charge de la dette de l’État atteint 64 milliards d’euros [30] en 2026, dépassant pour la première fois le budget de l’enseignement [31][32]. La hausse de l’inflation a alourdi la facture de 3,6 milliards d’euros [33]. Précisons le périmètre: ces 64 milliards [30] désignent la charge annuelle d’intérêts, à distinguer du déficit budgétaire de l’État, qui atteignait 42,865 milliards d’euros [34] à fin mars 2026 selon le ministère de l’Économie [35], et devrait s’établir autour de 124,4 milliards [36] sur l’année. La dette publique française, au total, s’élève à 2 700 milliards d’euros [37].
Reste un point qui mérite arbitrage. La Cour des comptes elle-même estimait le déficit public global à 161 milliards d’euros [38] en 2025, soit 5,4 % du PIB [39], tandis qu’Eurostat [40] retient 5,1 % du PIB [41] pour le même exercice. L’écart entre ces deux estimations ne relève pas d’une contradiction mais d’un décalage de calendrier et de méthode: l’estimation de la Cour, publiée en cours d’année, intègre des hypothèses budgétaires françaises tandis qu’Eurostat consolide ex post les comptes des administrations publiques selon les standards européens. Les deux chiffres portent sur le même exercice 2025, mais ne sont ni datés ni cadrés de la même manière.
La France, deuxième pire déficit de la zone euro
Ce 5,1 % d’Eurostat place la France au deuxième rang des pires déficits de la zone euro [41], derrière la Belgique (5,2 % du PIB) [42], et loin devant une moyenne de la zone à 2,9 % [43]. Hors zone euro, la Roumanie culmine à 7,9 % du PIB en 2024 [44]. La dette publique française atteint 115,6 % du PIB [45], très au-dessus des 87,8 % [46] de la moyenne européenne, et les dépenses publiques représentent 57,2 % du PIB [47], désormais dépassées seulement par la Finlande [48] dans la zone euro.
On se souvient que la Commission européenne a rouvert une procédure de déficit excessif à l’encontre de la France, le seuil des 3 % du PIB étant un repère européen. La Finlande est elle aussi placée sous surveillance pour déficit excessif [49]. L’objectif gouvernemental français d’un retour sous 3 % du PIB à horizon 2029 [50][51] paraît dès lors particulièrement tendu. Pour Nicolas Forest, directeur des investissements du gestionnaire d’actifs Candriam [52], « c’est un problème pour les États, surtout ceux qui n’arrivent pas à réduire leur déficit structurel » [53]. Les seuls intérêts de la dette française sont passés de 1,9 % du PIB en 2022 [54] à 2,5 % en 2025 [55].
Comment fonctionne le filtre
Les propositions citoyennes ne deviennent pas automatiquement des enquêtes. À la clôture du 22 juin [56], la Cour et les CRTC trient selon cinq critères affichés: popularité, nouveauté, auditabilité, faisabilité, diversité [57]. Le dispositif est aussi distinct des signalements visant une irrégularité spécifique [58]: il s’agit d’orienter les enquêtes sur l’évaluation de politiques publiques ou d’organismes publics [59]. Et un sujet déjà traité récemment est inéligible [60]. La plateforme est hébergée sur participationcitoyenne.ccomptes.fr [61], réalisée par Open Source Politics [62] grâce au logiciel libre Decidim [63]. Depuis 2022, plus de 110 000 visiteurs [64] l’ont consultée.
Un dispositif installé mais lent: le temps de la Cour contre l’urgence budgétaire
Reste la principale faiblesse du dispositif, rarement explicitée: sa lenteur. Les enquêtes retenues à l’été 2026 ne seront engagées qu’à partir de janvier 2027 [65] et leurs rapports publics ne paraîtront qu’à partir de 2027 [66]. Plus d’un an, donc, entre une préoccupation citoyenne exprimée et un constat institutionnel. Ce délai n’est pas un caprice: les procédures de la Cour des comptes obéissent à un cycle codifié, qui impose une phase d’instruction par les rapporteurs, un contradictoire écrit avec les organismes contrôlés, puis un délibéré collégial des chambres avant publication. Garanties de robustesse, ces étapes constituent aussi un handicap face à des questions budgétaires qui évoluent au rythme des lois de finances.
Vincent Léna, président de la CRC Nouvelle-Aquitaine [67], assume cette tension: sa chambre, qui sélectionnait jusqu’ici un sujet régional par an, se dit prête à en programmer deux [68]. La 4e campagne, en septembre 2025 [69], avait franchi le millier de propositions [70] et près de 15 000 soutiens et commentaires [71]. La 3e, ouverte du 2 septembre au 4 octobre 2024 [72], en avait recueilli 942 et près de 18 000 soutiens [73][74]. Une dynamique réelle, mais qui se heurte à l’horloge institutionnelle.
Ce que personne ne dit: la nomination qui pèse sur l’indépendance
L’angle mort du dispositif tient en une phrase. La présidente qui lance cette consultation sur les finances publiques [10] occupait, jusqu’au 23 février 2026 [12], le poste de ministre des Comptes publics [75] dans les gouvernements Lecornu successifs [76]. Elle a présenté et défendu les budgets qu’elle va désormais auditer. Le décret de nomination du 11 février 2026 [11], signé par le Président de la République Emmanuel Macron [77] et contresigné par le Premier ministre Sébastien Lecornu [78], ne nécessitait pas d’approbation par les commissions des Finances du Parlement [79]. Son mandat est irrévocable [80].
La voix critique existe et elle est documentée. Thierry Cozic, vice-président socialiste de la commission des finances du Sénat [81], résume le malaise: « Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision » [82]. Guillaume Gontard, président du groupe écologiste du Sénat [83], y voit un problème institutionnel: « Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions » [84]. Jean-François Husson, rapporteur général du Budget [85], tranche: « un choix politique en forme de provocation » [86].
Le précédent immédiat nuance toutefois l’accusation. Pierre Moscovici [14], que Mme de Montchalin remplace, était lui-même ancien ministre de l’Économie et des Finances avant de prendre la tête de la Cour des comptes. La pratique consistant à confier l’institution de contrôle à une figure passée par Bercy n’est donc pas inédite. La singularité française tient moins à la nomination d’une ex-ministre qu’à la rapidité du basculement: quelques semaines entre l’exercice de la fonction budgétaire et son contrôle.

La défense vient de la droite. Christine Lavarde, sénatrice LR [87], rappelle que « ce n’est pas la présidente de la Cour des comptes qui écrit les rapports. Ce sont les rapporteurs et les conseillers maîtres qui ont prêté serment d’agir dans un principe de neutralité » [87]. Argument technique recevable. Reste que la Cour limite l’âge des magistrats à 68 ans [88]: Amélie de Montchalin, 40 ans [89], pourrait théoriquement rester en poste jusqu’en 2054 [90]. Sollicitée à plusieurs reprises sur ces accusations de conflit d’intérêts, l’intéressée n’a, à ce stade, livré aucune réponse publique directe dans les sources consultées; la communication de la Cour des comptes n’a pas davantage formulé d’argumentaire spécifique au-delà du rappel des règles déontologiques applicables à ses magistrats. Ce silence, pour une présidente qui a fait de la transparence un thème de campagne, constitue en soi un signal.
Le pari démocratique face à l’agenda politique
Vincent Léna assume le pari: « L’enjeu derrière ce dispositif, c’est de matérialiser une alliance citoyenne autour des questions du bon usage de l’argent public. Nous s les gardiens, mais nous le sommes au nom des citoyens » [91]. L’équation est connue. Plus la dette pèse, plus la légitimité d’auditer devient politique. Plus la légitimité devient politique, plus l’indépendance du contrôleur compte. La consultation citoyenne 2026 réunit ces deux tensions: un dispositif d’ouverture inédit, et une présidente nommée par l’exécutif qu’elle servait quelques semaines plus tôt. Les rapports paraîtront en 2027 [66]. Le calendrier est connu. Le verdict, lui, viendra des sujets qui seront retenus, et surtout de ceux qui ne le seront pas.
► Lire aussi: La charge de la dette devient le premier budget de l'État
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
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11.05.2026 - Date de lancement de la campagne de participation citoyenne 2026.
« 11.05.2026 »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
11 mai au 22 juin 2026 - Période de soumission des thèmes de contrôle et d’enquête par les citoyens.
« Du 11 mai au 22 juin 2026, les citoyens pourront soumettre des thèmes de contrôle et d’enquête sur la plateforme dédiée. »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
15 ans - Âge minimum requis pour participer à la campagne de participation citoyenne.
« tous les citoyens âgés d’au moins 15 ans pourront proposer des thèmes de contrôle »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
cinquième année consécutive - Nombre d’années depuis le lancement de la campagne de participation citoyenne.
« Pour la cinquième année consécutive, la Cour et les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC) lancent une campagne de participation citoyenne. »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC) - Institutions associées à la campagne de participation citoyenne.
« la Cour et les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC) lancent une campagne de participation citoyenne »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
La campagne de participation citoyenne a été initiée en 2022 - Date de début de la campagne de participation citoyenne.
« Initiée en 2022, cette campagne »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
2 903 - Nombre total de propositions recueillies depuis 2022.
« cette campagne, qui s’inscrit dans la démarche d’ouverture de la Cour, a déjà recueilli 2 903 propositions »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
plus de 90 - Nombre de thèmes d’initiative citoyenne retenus par la Cour des comptes à ce jour.
« À ce jour, plus de 90 thèmes d’initiative citoyenne ont été retenus par la Cour des comptes. »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
56 - Nombre de rapports publiés issus de l’initiative de participation citoyenne.
« et publié 56 rapports issus de cette initiative. »
latribune.fr ↗ ↩ -
Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes - Nomination à la tête de la Cour des comptes
« Mme Amélie de MONTCHALIN est nommée première présidente de la Cour des comptes »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
11 février 2026 - Date de signature du décret de nomination
« Fait le 11 février 2026 »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
23 février 2026 - Date de prise de fonction de la première présidente de la Cour des comptes
« à compter du 23 février 2026 »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Amélie de Montchalin devient la première femme à présider la Cour des comptes - Fait marquant de sa nomination
« devenant la première femme à la présider »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Pierre Moscovici, ancien ministre socialiste et premier président de la Cour des comptes - Prédécesseur d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes
« va succéder à l'ancien ministre socialiste, Pierre Moscovici, aux commandes de cette institution »
bfmtv.com ↗ ↩ -
1er janvier 2026 - Date d'entrée de Pierre Moscovici à la Cour des comptes européenne
« pour rejoindre, depuis le 1er janvier 2026, la Cour des comptes européenne à Luxembourg »
bfmtv.com ↗ ↩ -
1 006 - Nombre de propositions déposées lors de la campagne 2025.
« dont 1 006 en 2025 »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
plus de 2 500 - Nombre de personnes consultées lors d’une consultation préalable pour cette nouvelle édition.
« une consultation préalable menée auprès de plus de 2 500 personnes »
latribune.fr ↗ ↩ -
finances publiques, fiscalité et gestion budgétaire - Principales préoccupations citoyennes identifiées lors de la consultation préalable.
« finances publiques, fiscalité et gestion budgétaire en tête »
latribune.fr ↗ ↩ -
environnement, énergie et développement - Autres préoccupations citoyennes identifiées lors de la consultation préalable.
« mais aussi environnement, énergie et développement durable. »
latribune.fr ↗ ↩ -
sécurité sociale, la santé et la retraite - Autres préoccupations citoyennes identifiées lors de la consultation préalable.
« Suivent la sécurité sociale, la santé et la retraite »
latribune.fr ↗ ↩ -
éducation et l’enseignement supérieur - Autres préoccupations citoyennes identifiées lors de la consultation préalable.
« l’éducation et l’enseignement supérieur »
latribune.fr ↗ ↩ -
agriculture - Autre préoccupation citoyenne identifiée lors de la consultation préalable.
« ainsi que l’agriculture. »
latribune.fr ↗ ↩ -
1 006 - Nombre de propositions enregistrées lors de la campagne de participation citoyenne en 2025.
« En 2025, ce dispositif avait enregistré 1 006 propositions qui avaient généré 15 000 soutiens et commentaires sur la plate-forme. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
15 000 - Nombre de soutiens et commentaires générés sur la plate-forme lors de la campagne de 2025.
« En 2025, ce dispositif avait enregistré 1 006 propositions qui avaient généré 15 000 soutiens et commentaires sur la plate-forme. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
les soutiens publics à la corrida en Nouvelle-Aquitaine (CRC Nouvelle-Aquitaine) - Sujet d’investigation mené par une chambre régionale des comptes.
« les investigations avaient notamment porté sur « les soutiens publics à la corrida en Nouvelle-Aquitaine » (CRC Nouvelle-Aquitaine) »
latribune.fr ↗ ↩ -
le bilan du téléphérique toulousain (CRC Occitanie) - Sujet d’investigation mené par une chambre régionale des comptes.
« ou « le bilan du téléphérique toulousain » (CRC Occitanie). »
latribune.fr ↗ ↩ -
la protection juridique des majeurs - Thématique sélectionnée lors d’une précédente consultation citoyenne.
« ou « la protection juridique des majeurs » »
latribune.fr ↗ ↩ -
Le recours par l’État à des cabinets de conseil privé a été rendu public - Un des rapports publics issus de la campagne 2022.
« le recours par l’État à des cabinets de conseil privé »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
L’évaluation de l’efficacité et la détection de la fraude fiscale des particuliers a été rendue publique - Un des rapports publics issus de la campagne 2022.
« l’évaluation de l’efficacité et la détection de la fraude fiscale des particuliers »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
64 milliards d’euros - Montant de la charge de la dette de l’État en 2026.
« Atteignant 64 milliards d’euros, la charge de la dette de l’État viendra donc légèrement dépasser le budget de l’enseignement. »
la-croix.com ↗ ↩ -
La charge de la dette de l’État devient le premier budget de l’État en 2026 - Situation où la charge de la dette dépasse le budget de l’enseignement en 2026.
« Le moment tant redouté ces dernières années, où la charge de la dette deviendrait le premier budget de l’État, est donc arrivé. »
la-croix.com ↗ ↩ -
La charge de la dette de l’État dépasse légèrement le budget de l’enseignement en 2026 - Comparaison entre la charge de la dette et le budget de l’enseignement en 2026.
« Atteignant 64 milliards d’euros, la charge de la dette de l’État viendra donc légèrement dépasser le budget de l’enseignement, compte tenu des baisses de crédits annoncées (hors retraites des enseignants). »
la-croix.com ↗ ↩ -
3,6 milliards d’euros - Montant de l'alourdissement de la facture de la dette en 2026 dû à la hausse des intérêts.
« La hausse brutale de l’inflation a en effet rendu plus coûteuse une part des intérêts de la dette, ce qui alourdira de 3,6 milliards d’euros la facture de la dette en 2026. »
la-croix.com ↗ ↩ -
42,865 milliards d’euros - Déficit du budget de l’État français à fin mars 2026
« Le déficit du budget de l’État français s’est établi à 42,865 milliards d’euros à fin mars 2026 »
lerevenu.com ↗ ↩ -
ministère de l’Économie - Source des données sur le déficit budgétaire
« selon les données publiées par le ministère de l’Économie »
lerevenu.com ↗ ↩ -
124,4 milliards d’euros - Déficit attendu pour l’ensemble de l’année 2026
« Pour l’ensemble de l’année 2026, le déficit est attendu autour de 124,4 milliards d’euros »
lerevenu.com ↗ ↩ -
2 700 milliards d’euros - Montant de la dette publique française
« la dette publique française dépasse les 2 700 milliards d’euros »
lerevenu.com ↗ ↩ -
161 milliards d’euros - Estimation du déficit public pour 2025 par la Cour des comptes
« La Cour des comptes estimait récemment que le déficit public pourrait atteindre 161 milliards d’euros en 2025 »
lerevenu.com ↗ ↩ -
5,4 % du PIB - Part du déficit public en 2025 par rapport au PIB
« soit 5,4 % du PIB »
lerevenu.com ↗ ↩ -
Eurostat - Organisme ayant publié les chiffres des déficits publics
« selon Eurostat qui a publié les chiffres ce mercredi matin »
lesechos.fr ↗ ↩ -
5,1 % - Déficit public de la France en pourcentage du PIB en 2025
« Avec un déficit de 5,1 % du PIB, la France est donc deuxième »
lesechos.fr ↗ ↩ -
5,2 % - Déficit public de la Belgique en pourcentage du PIB en 2025
« la Belgique, qui affiche les comptes publics les plus dégradés, avec un déficit public représentant 5,2 % de son PIB »
lesechos.fr ↗ ↩ -
2,9 % - Déficit public moyen de la zone euro en pourcentage du PIB
« Dans la zone euro, globalement, les finances publiques des Etats membres ont été en déficit de 2,9 % du PIB »
lesechos.fr ↗ ↩ -
7,9 % - Déficit public de la Roumanie en pourcentage du PIB en 2024
« le déficit public de Bucarest ayant atteint 7,9 % du PIB l'an passé »
lesechos.fr ↗ ↩ -
115,6 % - Dette publique de la France en pourcentage du PIB
« L'Hexagone est, là, largement au-dessus de la moyenne avec une dette de 115,6 % de son PIB »
lesechos.fr ↗ ↩ -
87,8 % - Dette publique moyenne de la zone euro en pourcentage du PIB en 2024
« la dette publique, elle, a eu tendance à augmenter l'an passé, à 87,8 % du PIB dans la zone euro »
lesechos.fr ↗ ↩ -
57,2 % - Dépenses publiques de la France en pourcentage du PIB
« la France, où elles s'élèvent à 57,2 % du PIB, n'est plus la première de la zone euro depuis deux ans »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Finlande - Pays ayant dépassé la France en dépenses publiques dans la zone euro
« l'Hexagone s'est fait doubler par la Finlande, désormais sous surveillance de la Commission pour déficit excessif »
lesechos.fr ↗ ↩ -
La Finlande est désormais sous surveillance de la Commission pour déficit excessif - Statut de la Finlande concernant son déficit public
« la Finlande, désormais sous surveillance de la Commission pour déficit excessif »
lesechos.fr ↗ ↩ -
3 % du PIB - Objectif de réduction du déficit à horizon 2029
« un objectif de retour sous les 3 % du PIB à horizon 2029 »
lerevenu.com ↗ ↩ -
2029 - Horizon pour l’objectif de réduction du déficit sous 3 % du PIB
« un objectif de retour sous les 3 % du PIB à horizon 2029 »
lerevenu.com ↗ ↩ -
Nicolas Forest, directeur des investissements du gestionnaire d'actifs Candriam - Expert cité sur les conséquences de la dette publique
« « C'est un problème pour les Etats, surtout ceux qui n'arrivent pas à réduire leur déficit structurel », considère Nicolas Forest, directeur des investissements du gestionnaire d'actifs Candriam »
lesechos.fr ↗ ↩ -
C'est un problème pour les Etats, surtout ceux qui n'arrivent pas à réduire leur déficit - Déclaration de Nicolas Forest sur les déficits publics
« « C'est un problème pour les Etats, surtout ceux qui n'arrivent pas à réduire leur déficit structurel », considère Nicolas Forest, directeur des investissements du gestionnaire d'actifs Candriam »
lesechos.fr ↗ ↩ -
1,9 % - Intérêts de la dette française en pourcentage du PIB en 2022
« Les intérêts de la dette représentaient 1,9 % du PIB en 2022 pour la France »
lesechos.fr ↗ ↩ -
2,5 % - Intérêts de la dette française en pourcentage du PIB en 2025
« Les intérêts de la dette [.] vont passer à 2,5 % cette année »
lesechos.fr ↗ ↩ -
22 juin 2026 - Date de clôture de la campagne de participation citoyenne.
« À la clôture de la campagne, le 22 juin prochain »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
La Cour et les CRTC examineront les propositions selon des critères de popularité, nouveauté, auditabilité, faisabilité et diversité - Processus de sélection des thèmes proposés par les citoyens.
« la phase de sélection par la Cour et les CRTC, qui examineront chacune des propositions déposées au prisme de différents critères: popularité, nouveauté, auditabilité, faisabilité, diversité… »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
Le dispositif de participation citoyenne est distinct de celui des signalements visant une irrégularité spécifique - Différenciation entre deux dispositifs de la Cour des comptes.
« Le dispositif de participation citoyenne est distinct de celui des signalements visant une irrégularité spécifique. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Le dispositif de participation citoyenne oriente les enquêtes sur des thèmes d’ampleur nationale (Cour des comptes) ou locale (Chambre régionale des comptes) concernant l’évaluation d’une politique publique ou d’un organisme public - Objectif du dispositif de participation citoyenne.
« Il s’agit ici d’orienter les enquêtes sur des thèmes d’ampleur nationale (Cour des comptes) ou locale (Chambre régionale des comptes) concernant l’évaluation d’une politique publique ou d’un organisme public. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Pour être éligible, un sujet ne doit pas avoir fait l’objet d’un rapport dans la période récente - Critère d'éligibilité des sujets proposés dans le cadre de la campagne.
« Pour être éligible, il ne doit pas avoir fait l’objet d’un rapport dans la période récente. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
plateforme participationcitoyenne.ccomptes.fr - Site web où les habitants peuvent suggérer des thèmes de contrôle.
« n’importe quel habitant de la région peut suggérer un thème de contrôle sur la plateforme participationcitoyenne.ccomptes.fr. »
actu44.fr ↗ ↩ -
Open Source Politics, organisation réalisant des sites web basés sur des logiciels libres - Entité ayant réalisé le site de la plateforme de participation citoyenne
« Site réalisé par Open Source Politics grâce au logiciel libre Decidim »
participationcitoyenne.ccomptes.fr ↗ ↩ -
Decidim, logiciel libre utilisé pour la création de plateformes participatives - Logiciel utilisé pour la réalisation du site de la plateforme
« Site réalisé par Open Source Politics grâce au logiciel libre Decidim »
participationcitoyenne.ccomptes.fr ↗ ↩ -
plus de 110 000 - Nombre de visiteurs ayant consulté la plateforme citoyenne depuis 2022.
« Depuis 2022, plus de 110 000 visiteurs ont consulté la plateforme citoyenne de la Cour. »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
janvier 2027 - Date à partir de laquelle les enquêtes retenues seront engagées.
« Les enquêtes retenues ne seront toutefois engagées qu’à partir de janvier 2027. »
latribune.fr ↗ ↩ -
2027 - Année de publication des enquêtes réalisées à partir des thèmes retenus.
« Les enquêtes seront ensuite réalisées avant d’être rendues publiques à partir de 2027. »
ccomptes.fr ↗ ↩ -
Vincent Léna, le président de la CRC Nouvelle-Aquitaine - Personne citée dans l'article avec sa fonction et son organisation.
« « Jusqu’à présent, la Chambre sélectionnait un sujet régional par an. Je serais prêt à en programmer deux si nous recevons des propositions intéressantes », appuie Vincent Léna, le président de la CRC Nouvelle-Aquitaine. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Jusqu’à présent, la Chambre sélectionnait un sujet régional par an. Je serais prêt à en programmer deux si nous recevons des propositions intéressantes - Déclaration de Vincent Léna sur la sélection des sujets régionaux.
« « Jusqu’à présent, la Chambre sélectionnait un sujet régional par an. Je serais prêt à en programmer deux si nous recevons des propositions intéressantes », appuie Vincent Léna, le président de la CRC Nouvelle-Aquitaine. »
sudouest.fr ↗ ↩ -
septembre 2025 - Période de la 4e campagne de participation citoyenne.
« La 4e campagne, en septembre 2025 »
actu44.fr ↗ ↩ -
plus du millier - Nombre de propositions enregistrées lors de la 4e campagne de participation citoyenne.
« La 4e campagne, en septembre 2025, a franchi le cap du millier de propositions »
actu44.fr ↗ ↩ -
près de 15 000 - Nombre de soutiens et commentaires déposés lors de la 4e campagne de participation citoyenne.
« près de 15 000 soutiens et commentaires. »
actu44.fr ↗ ↩ -
2 septembre au 4 octobre 2024 - Période de la 3e campagne de participation citoyenne.
« La 3e campagne, qui s’est déroulée du 2 septembre au 4 octobre 2024 »
actu44.fr ↗ ↩ -
942 - Nombre de propositions enregistrées lors de la 3e campagne de participation citoyenne.
« La 3e campagne, qui s’est déroulée du 2 septembre au 4 octobre 2024, avait enregistré 942 propositions »
actu44.fr ↗ ↩ -
près de 18 000 - Nombre de soutiens et commentaires déposés lors de la 3e campagne de participation citoyenne.
« près de 18 000 soutiens et commentaires avaient été déposés. »
actu44.fr ↗ ↩ -
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics - Fonction actuelle d'Amélie de Montchalin avant sa nomination à la Cour des comptes
« Le chef de l'Etat a choisi la ministre des Comptes publiques Amélie de Montchalin pour prendre la tête de la Cour des comptes »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Amélie de Montchalin, ministre de plein exercice des Comptes publics dans les gouvernements Lecornu - Fonction d'Amélie de Montchalin à partir du 5 octobre 2025
« elle garde le poste dans les gouvernements Lecornu à partir du 5 octobre 2025 en devenant ministre de plein exercice »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Emmanuel Macron, Président de la République - Signataire du décret de nomination
« Emmanuel Macron Par le Président de la République: »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu, Premier ministre - Responsable de l'application du décret
« Le Premier ministre, Sébastien Lecornu »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩ -
La nomination d'Amélie de Montchalin comme Première présidente de la Cour des comptes ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement - Procédure de nomination spécifique à ce poste
« Sa nomination en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Le mandat d'Amélie de Montchalin comme Première présidente de la Cour des comptes sera irrévocable - Caractéristique du mandat à la Cour des comptes
« Son mandat sera irrévocable »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Thierry Cozic, vice-président socialiste de la commission des finances du Sénat - Auteur d'une critique sur un conflit d'intérêts potentiel
« « C’est quelqu’un de très compétent. Mais c’est un choix qui m’interroge. Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision », note Thierry Cozic, vice-président socialiste de la commission des finances du Sénat »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« C’est quelqu’un de très compétent. Mais c’est un choix qui m’interroge. Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision » - Déclaration de Thierry Cozic sur un conflit d'intérêts potentiel
« « C’est quelqu’un de très compétent. Mais c’est un choix qui m’interroge. Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Guillaume Gontard, président du groupe écologiste du Sénat - Auteur d'une critique sur la nomination et les institutions
« « Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions », observe le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions » - Déclaration de Guillaume Gontard sur la nomination
« « Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Jean-François Husson, rapporteur général du Budget - Auteur d'une critique sur le mélange des genres
« « C’est un choix politique en forme de provocation », tance le rapporteur général du Budget, Jean-François Husson. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« C’est un choix politique en forme de provocation » - Déclaration de Jean-François Husson sur la nomination
« « C’est un choix politique en forme de provocation » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Christine Lavarde, sénatrice LR - Auteure d'explications sur le rôle de la présidente de la Cour des comptes
« « Ce n’est pas la présidente de la Cour des comptes qui écrit les rapports. Ce sont les rapporteurs et les conseillers maîtres qui ont prêté serment d’agir dans un principe de neutralité [.] précise la sénatrice LR, Christine Lavarde. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
68 ans - Limite d'âge pour les magistrats de la Cour des comptes
« La limite d’âge pour les magistrats étant de 68 ans, Amélie de Montchalin pourrait théoriquement rester en poste jusqu’en 2054. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
40 - Âge d'Amélie de Montchalin au moment de sa nomination
« L'actuelle ministre âgée de 40 ans »
bfmtv.com ↗ ↩ -
2054 - Année théorique de fin de mandat pour Amélie de Montchalin
« Amélie de Montchalin pourrait théoriquement rester en poste jusqu’en 2054. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
L’enjeu derrière ce dispositif, c’est de matérialiser une alliance citoyenne autour des questions du bon usage de l’argent public. Nous s les gardiens, mais nous le sommes au nom des citoyens. Il est naturel que nous cherchions à cerner leurs préoccupations et à structurer avec eux le débat - Déclaration de Vincent Léna sur les objectifs du dispositif de participation citoyenne.
« « L’enjeu derrière ce dispositif, c’est de matérialiser une alliance citoyenne autour des questions du bon usage de l’argent public. Nous s les gardiens, mais nous le sommes au nom des citoyens. Il est naturel que nous cherchions à cerner leurs préoccupations et à structurer avec eux le débat public. Et nous savons que si le public ne s’empare pas de nos rapports, ils ont peu de chance de faire bouger les décideurs », poursuit le magistrat. »
sudouest.fr ↗ ↩
Sources
- La Cour des comptes invite les citoyens à contribuer au débat public
- Plateforme de participation de la Cour des Comptes
- Et si vous décidiez des prochains contrôles réalisés par la Cour des comptes...
- La Cour des comptes ouvre une cinquième campagne de participation citoyenne
- La dette devenue premier budget de l’État : le nouveau défi de la France
- France : un déficit budgétaire préoccupant à 42,865 milliards € au 1er trimestre 2026
- Argent public en Loire-Atlantique : vous pouvez proposer les prochains contrôles de la Chambre régionale des comptes
- 3e campagne de participation citoyenne 2024 : les citoyens invités à contribuer aux travaux des juridictions financières
- La France affiche le deuxième déficit public le plus élevé de la zone euro
- Emmanuel Macron choisit Amélie de Montchalin pour remplacer Pierre Moscovici à la tête de la Cour des comptes
- Paramètres d’affichage
- La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean