Crash de Tomblaine : l’École de parachutisme Nord Franche-Comté rassure sur ses contrôles

Le 28 juin, un Pilatus PC-6 s'est écrasé à Tomblaine, faisant 11 victimes. L'école impliquée détaille ses procédures de révision.

Crash de Tomblaine : l'École de parachutisme Nord Franche-Comté rassure sur ses contrôles
Illustration Christophe Weber / info.fr

Le 28 juin 2026, un avion de parachutisme s'est écrasé à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), tuant 11 personnes. L'École de Parachutisme Nord Franche-Comté (EPNFC) a communiqué le 30 juin pour rappeler la rigueur de ses contrôles de sécurité et révisions obligatoires.

L’essentiel

  • 11 morts : le pilote, cinq instructeurs et cinq élèves lors d’un baptême de parachutisme le 28 juin 2026 à Tomblaine.
  • Enquête ouverte : le parquet de Paris (pôle accidents collectifs), le BEA et la GTA sont saisis.
  • L’EPNFC communique : l’école affirme le 30 juin que des contrôles calendaires et révisions obligatoires sont effectués sur ses appareils.
  • Accident le plus grave : selon les médias, il s’agit du pire crash de parachutisme en France depuis une trentaine d’années.

Ce qui s’est passé

Dimanche 28 juin 2026, un avion Pilatus PC-6 s’est écrasé peu après son décollage de l’aérodrome de Tomblaine, en Meurthe-et-Moselle. L’appareil effectuait un baptême de parachutisme. À son bord se trouvaient le pilote, cinq instructeurs et cinq élèves. Tous ont perdu la vie, soit 11 victimes, d’après les informations recueillies auprès de plusieurs médias locaux et nationaux.

Les circonstances exactes du crash ne sont pas encore connues. L’avion, un monomoteur à turbopropulseur réputé pour sa fiabilité, s’est abîmé dans une zone proche de l’aéroport. Les secours sont rapidement intervenus mais n’ont pu que constater le décès des occupants.

L’enquête en cours

Le parquet de Paris, via son pôle des accidents collectifs, a ouvert une enquête. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) et la Gendarmerie des transports aériens (GTA) sont également mobilisés. Selon la chaîne M6, l’enquête doit déterminer les causes du drame : problème technique, erreur humaine ou facteur extérieur. Aucune hypothèse n’est privilégiée à ce stade.

La communication de l’École de Parachutisme Nord Franche-Comté

Le 30 juin 2026, l’École de Parachutisme Nord Franche-Comté (EPNFC) a pris la parole. Dans un communiqué relayé par L’Est Républicain, elle indique : « Il y a des contrôles et des révisions calendaires sur l’appareil. Nous veillons au grain. » L’école basée à l’aérodrome de Montbéliard (Doubs) précise que ses machines sont soumises à des inspections régulières, conformément à la réglementation européenne. Elle n’a pas fourni le carnet de maintenance du Pilatus PC-6 accidenté, l’enquête étant en cours.

L’EPNFC propose des sauts en tandem et des formations. Elle affirme que la sécurité est une priorité absolue et que les pilotes suivent des entraînements stricts. L’école espère ainsi rassurer le public après ce drame qui a choqué le monde du parachutisme.

Contexte dans le Meurthe-et-Moselle

L’aérodrome de Tomblaine, situé à l’est de Nancy, est une plateforme dédiée à l’aviation légère et de loisirs. Plusieurs clubs de parachutisme y opèrent, attirant des adeptes de toute la région Grand Est. Le département de Meurthe-et-Moselle (54) compte environ 730 000 habitants. Le crash du 28 juin est le plus grave accident aérien jamais recensé dans le département, selon les archives locales. La sous-préfecture de Lunéville suit de près l’évolution de l’enquête.

Ce drame survient alors que d’autres faits marquants ont eu lieu dans l’Hexagone, comme l’incendie électrique qui a ravagé deux hectares à Labastide-Saint-Pierre en pleine canicule, ou encore le dispositif estival de 1 200 sauveteurs SNSM déployé dans le Finistère. (À lire : Labastide-Saint-Pierre : un incendie électrique ravage deux hectares et Finistère : 152 nageurs-sauveteurs et 1 200 sauveteurs SNSM.)

Un accident historique dans le parachutisme français

Cet accident est le plus meurtrier dans le parachutisme en France depuis environ trente ans. Selon Magnum la radio, on ne recense pas de sinistre aussi lourd depuis le crash d’un avion de voltige dans les années 1990. Le nombre de victimes (11) interroge la sécurité des vols de loisirs, comme le souligne Moselle TV dans son reportage intitulé « Tout ça pour un bon moment… ». Les autorités devront déterminer si des défaillances structurelles ou des manquements aux révisions sont à l’origine du drame.

Prochaine étape

Les analyses des boîtes noires (si l’appareil en était équipé) et les expertises techniques du BEA devraient prendre plusieurs semaines. Aucune date n’est avancée pour la restitution des premiers éléments. Le parquet de Paris pourrait communiquer d’ici la fin de l’été.

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Sources

Christophe Weber

Christophe Weber

Christophe est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Meurthe-et-Moselle (54), avec Nancy pour chef-lieu. Spécialité du département : Place Stanislas UNESCO et frontière Luxembourg. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Grand Est.

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