Damery : les riverains plantent pour sauver les berges de la Marne

Des habitants de Damery s'organisent pour freiner l'érosion des berges via plantations et barrages naturels.

Damery : les riverains plantent pour sauver les berges de la Marne
Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

À Damery, dans la Marne, des riverains ont pris les choses en main pour protéger les berges du fleuve contre l'érosion. Plantations et petits ouvrages naturels sont au programme. Une initiative locale qui s'inscrit dans une dynamique régionale plus large.

Au bord de la Marne, à Damery, quelques habitants ont décidé de ne pas attendre. Face à l’érosion qui grignote les berges, ils s’organisent : plantations d’espèces végétales adaptées, installation de petits barrages naturels destinés à ralentir le courant et retenir la terre.

Un territoire sous compétence GEMAPI

Ces actions s’appuient sur un cadre institutionnel existant. La Communauté de communes de la Côte des 4 Cantons, dont dépend Damery, détient la compétence GEMAPI - gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations - qui inclut explicitement la protection et la restauration des berges, zones humides et formations boisées riveraines, selon le rapport de PLU communal de février 2026.

L’histoire des berges de la Marne n’est pas simple. Depuis les années 1950-1960, une grande partie a été bétonnée pour contenir l’érosion, avec des murettes anti-crues construites dès 1954, rappelle la rétrospective du SAGE Marne Confluence. Le retour au végétal représente donc un vrai changement de paradigme.

Une dynamique régionale

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Damery n’est pas seule. Des projets similaires ont été menés à Thorigny-sur-Marne et Dampmart, tandis qu’à Bonneuil-sur-Marne, une réhabilitation des berges financée à 80 % par l’Agence de l’eau Seine-Normandie avait été réalisée dès 2015. Le 7ème Programme d’Action Régional contre les nitrates en Grand Est, approuvé en 2023, encourage par ailleurs les couvertures végétales en bordure de cours d’eau pour limiter l’érosion des sols.

Les détails précis du projet daméricain - superficie concernée, espèces plantées, financement - n’ont pas été communiqués à ce stade.

Sources

Nathalie Roussel

Nathalie Roussel

Basée à Châlons-en-Champagne, elle traite la viticulture champenoise, les tensions sur les classements, l'agriculture céréalière et les débats sur la base militaire. Diplômée de l'IJBA Bordeaux, elle a commencé en radio. Ligne éditoriale : interroger les viticulteurs, les négociants, les militaires, croiser les chiffres de ventes avant de conclure.

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