Dan Hooker dénonce les menaces de mort de fans français avant l’UFC Paris
Le Néo-Zélandais cible les supporters de Salahdine Parnasse
Dan Hooker reçoit des messages de mort en français depuis l'annonce de son combat contre Salahdine Parnasse le 5 septembre. Un fanatisme qu'il n'avait pas connu face à Benoît Saint Denis.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Sécurité des combattants
Les menaces de mort visant Dan Hooker et sa famille posent la question de la protection des athlètes face au fanatisme toxique sur les réseaux sociaux.
Limites de la passion sportive
Le contraste entre l'accueil réservé à Benoît Saint Denis et les menaces reçues avant le combat contre Parnasse interroge sur ce qui déclenche le franchissement de la ligne rouge.
Débuts de Parnasse à l'UFC
L'ancien double champion du KSW fait ses débuts à l'UFC directement en main event, un honneur rare qui amplifie la pression et les attentes du public français.
Impact sur l'ambiance de l'événement
L'UFC Paris à l'Accor Arena pourrait être marqué par une atmosphère tendue, bien loin de la fête sportive attendue pour le retour de l'organisation en France.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Dan Hooker reçoit des menaces de mort en français depuis l'annonce de son combat contre Salahdine Parnasse
- Aucune menace n'avait été reçue lors de son précédent combat en France contre Benoît Saint Denis
- Les messages ciblent le combattant et sa famille via les réseaux sociaux
- L'UFC n'a pas communiqué sur des mesures de sécurité ou réagi officiellement aux menaces
- Le combat oppose Hooker (24-14) à Parnasse (23-2) le 5 septembre 2026 à l'Accor Arena
- Parnasse, ancien double champion du KSW, fait ses débuts à l'UFC en main event
Les messages arrivent en français. « Tu vas mourir. » « On va te tuer. » Dan Hooker - 36 ans - ouvre son téléphone et lit. Depuis l’annonce de son combat contre Salahdine Parnasse en tête d’affiche de l’UFC Paris le 5 septembre 2026 à l’Accor Arena - le combattant néo-zélandais reçoit des menaces de mort.
« Les menaces de mort ont été outrageantes. Je n’en ai pas reçu quand j’ai combattu BSD. Juste des Français qui parlent français et qui me disent que je vais mourir. Qu’ils vont me tuer » - a déclaré Hooker. « J’ai reçu des messages extrêmement violents, des menaces de mort directes » - explique-t-il.
Un contraste brutal avec son précédent passage en France
Le Néo-Zélandais souligne le contraste. Lors de son précédent combat en France contre Benoît Saint Denis - aucune menace. Cette fois, les messages « complètement dingues » affluent via ses réseaux sociaux.
Hooker distingue passion et fanatisme. « Je suis dans ce sport depuis assez longtemps pour savoir que les fans sont passionnés, surtout en France. Mais il y a une limite. Recevoir des menaces de mort pour un combat de MMA, c’est pathétique » - a-t-il déclaré lors d’un point presse.
Le combattant vise directement les supporters de Parnasse. « C’est une chose d’être passionné, c’en est une autre de franchir la limite de la sécurité physique. Ce ne sont pas des fans de sport, ce sont des intimidateurs ».
Menaces visant sa famille
Les menaces ne le ciblent pas seul. « Quand on commence à recevoir des messages privés avec des menaces de mort visant ma famille ou moi-même, on ne parle plus de sport. On parle de fanatisme toxique » - a-t-il déclaré lors d’un podcast.
Hooker refuse de se laisser intimider. « Cela ne m’intimide pas, cela me motive. S’ils pensent que ça va m’atteindre ou me faire peur, ils se trompent lourdement. À l’intérieur de l’octogone, il n’y aura que Salahdine et moi. Eux resteront derrière leurs écrans ».
L’UFC reste silencieuse face aux menaces
Aucune source consultée ne fait état d’une réaction officielle de l’UFC concernant ces menaces, ni de mesures de sécurité renforcées annoncées pour l’événement. L’organisation n’a pas communiqué sur un éventuel protocole de protection pour Hooker ou sur des actions entreprises contre les auteurs des messages.
Le silence actuel de l’organisation interroge sur les dispositifs mis en place pour protéger Hooker, tant en ligne qu’à son arrivée en France et le soir du combat.
24-14 | 36 ans | #12 UFC vsSalahdine Parnasse
23-2 | 28 ans | Débuts UFC
Un duel de styles attendu
Le combat oppose deux profils opposés. Dan Hooker - classé 12e mondial des poids légers - affiche un bilan de 24 victoires pour 14 défaites. Face à lui, Salahdine Parnasse, 28 ans - ancien double champion du KSW - débarque à l’UFC avec un bilan impressionnant de 23 victoires pour seulement 2 défaites.
Le combat se déroulera en cinq rounds - format réservé aux têtes d’affiche. Pour Parnasse, c’est une entrée fracassante dans la plus grande organisation de MMA au monde. Pour Hooker, l’occasion de « gâcher la fête » et d’« éteindre les lumières » du Français devant son public.
Une ambiance sous tension le 5 septembre
La polémique autour des menaces fait craindre une atmosphère hostile pour Hooker à l’Accor Arena. Le combattant néo-zélandais devra affronter non seulement Parnasse, mais aussi une foule acquise à son adversaire et dont une frange a déjà franchi la ligne rouge.
L’image de l’événement pourrait en pâtir. L’Accor Arena avait accueilli 15 405 spectateurs lors d’un précédent événement UFC en France, dans une ambiance festive. Cette fois, le risque de débordements, de sifflets hostiles ou d’incidents post-combat plane sur la soirée.
Le contraste avec l’accueil réservé à Benoît Saint Denis pose une question simple: qu’est-ce qui, dans le profil de Parnasse, déchaîne une frange de supporters au point de franchir la ligne rouge? La réponse le 5 septembre dira si la passion française peut rester sportive ou si le fanatisme toxique gâchera la fête.
Ce que personne ne dit
Hooker aime la passion française. « J’aime la passion des fans français, c’est l’une des meilleures ambiances au monde » - a-t-il déclaré. Mais il refuse le fanatisme. Le 5 septembre, l’octogone tranchera. Les écrans, eux, resteront allumés.