Daniel Siad, recruteur cité dans l’affaire Epstein, retrouvé mort à 69 ans
Le recruteur de mannequins, visé par des plaintes pour viols et traite d'êtres humains en France, a été découvert mort à son domicile de Colombes. Une enquête est ouverte.
Daniel Siad, recruteur de mannequins dont le nom figurait plus de 1 000 fois dans les dossiers déclassifiés de l'affaire Jeffrey Epstein, a été retrouvé mort le 20 juillet 2026 à son domicile de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Âgé de 69 ans, il était visé par plusieurs plaintes pour viols et traite d'êtres humains. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Daniel Siad, 69 ans, retrouvé mort le 20 juillet 2026 à son domicile de Colombes (Hauts-de-Seine)
- Son nom cité plus de 1 000 fois dans les dossiers déclassifiés de l'affaire Epstein
- Visé par plusieurs plaintes pour viols et traite d'êtres humains déposées depuis février 2026
- Aucune inculpation prononcée contre lui au moment de son décès
- Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête et une autopsie doit être pratiquée
Daniel Siad a été découvert mort à son domicile de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, le 20 juillet 2026. Âgé de 69 ans, le recruteur de mannequins était au cœur d’accusations graves liées à l’affaire Jeffrey Epstein. Son décès intervient alors qu’il faisait l’objet d’une enquête en France pour viols et traite d’êtres humains.
Selon le parquet de Nanterre, une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte. Une autopsie doit être pratiquée pour établir les circonstances précises du décès.
Un nom cité plus de 2 000 fois dans les dossiers Epstein
Le nom de Daniel Siad apparaissait plus de 1 000 fois dans les documents déclassifiés liés à l’affaire Jeffrey Epstein, selon l’AFP. Ces pièces, rendues publiques au fil des procédures judiciaires américaines, ont révélé l’ampleur du réseau de recrutement gravitant autour du financier déchu, mort en prison en août 2019.
Daniel Siad, ancien recruteur de mannequins, était soupçonné d’avoir servi de rabatteur en France. Plusieurs témoignages le décrivaient comme un intermédiaire dans le recrutement de jeunes femmes pour le compte d’Epstein et de son cercle.
Malgré cette forte présence dans les dossiers, aucune inculpation en lien avec les crimes d’Epstein n’avait été prononcée contre lui au moment de son décès, rapporte l’AFP.
Visé par plusieurs plaintes en France
Daniel Siad était visé en France par plusieurs plaintes pour viols et traite d’êtres humains. La première plainte avait été déposée en février 2026 par l’ancienne mannequin suédoise Ebba P. Karlsson, selon l’AFP.
Il faisait l’objet d’une enquête confiée à l’office spécialisé dans la lutte contre la traite des êtres humains, précise l’AFP. Toutefois, il n’avait jamais été auditionné par la justice française à la date de sa mort.
Daniel Siad avait toujours contesté les accusations portées contre lui. Il affirmait n’avoir jamais été au courant des activités criminelles d’Epstein et se déclarait prêt à être entendu par la justice, selon BFMTV et RTL.
Contexte dans les Hauts-de-Seine
Colombes, commune de plus de 88 000 habitants située dans les Hauts-de-Seine, est l’une des villes les plus peuplées du département. Le parquet de Nanterre, qui a ouvert l’enquête sur les causes du décès, couvre l’ensemble de l’arrondissement judiciaire des Hauts-de-Seine.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large d’enquêtes menées en France sur les ramifications européennes du réseau Epstein. Plusieurs témoignages et plaintes déposés ces dernières années ont mis en lumière des faits présumés commis sur le territoire français, impliquant différents intermédiaires.
Réactions et suite de l’enquête
La nouvelle du décès de Daniel Siad a été largement relayée sur les réseaux sociaux et dans les médias français le 22 juillet 2026. Le Parisien et Le Temps ont été parmi les premiers à confirmer l’information, qui a ensuite fait l’objet de milliers de partages.
Le décès d’un témoin et suspect clé, au cœur d’une affaire judiciaire internationale majeure, soulève des questions sur la suite des enquêtes en cours. Les autorités françaises devront déterminer si d’autres personnes sont impliquées dans les faits dénoncés.
L’autopsie attendue devrait apporter des éléments sur les causes exactes de la mort. Les résultats de l’enquête du parquet de Nanterre sont attendus dans les semaines à venir.