Défense : Figeac Aéro retenu pour moderniser le char Leclerc sur 5 ans
Le groupe lotois va fournir des pièces en aluminium pour les systèmes optroniques et de navigation du blindé, via sa filiale Mécabrive Industries à Brive.
Le 29 juin 2026, Figeac Aéro a annoncé avoir décroché un contrat de cinq ans pour participer à la modernisation du char Leclerc. L’exécution a été confiée à sa filiale Mécabrive Industries, basée à Brive-la-Gaillarde. La production en série démarrera lors de l’exercice 2027/2028.
L’essentiel
- Figeac Aéro sélectionné pour un contrat de 5 ans de modernisation du char Leclerc (source : groupe).
- Les pièces seront fabriquées par la filiale Mécabrive Industries à Brive-la-Gaillarde (Corrèze).
- Production en série prévue pour l’exercice 2027/2028, avec des composants en aluminium pour l’optronique et la navigation.
- Programme piloté par la DGA avant un éventuel remplacement du blindé à l’horizon 2035.
- Ce contrat s’inscrit dans le plan stratégique PILOT 28 du groupe.
Figeac Aéro, le groupe aéronautique et de défense basé à Figeac (Lot), a annoncé ce mardi 29 juin avoir été retenu pour participer à la modernisation du char de combat Leclerc. Le contrat court sur une durée attendue de cinq ans et vise à améliorer les capacités optroniques et de navigation du blindé, principal véhicule de combat de l’Armée de Terre française.
Ce que prévoit le contrat
Selon les informations communiquées par le groupe lotois, la production sera réalisée par sa filiale Mécabrive Industries, implantée à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Cette société, spécialisée dans la défense non aéronautique au sein de la division Défense & Énergie, fabriquera un ensemble de pièces en aluminium de petite et moyenne dimension destinées aux futurs systèmes optroniques et de navigation du Leclerc.
La montée en cadence est prévue pour l’exercice fiscal 2027/2028, avec une production en série. Le programme de modernisation est piloté par la Direction générale de l’armement (DGA) et l’Armée de Terre, dans la perspective d’un éventuel remplacement du char Leclerc à l’horizon 2035. Le blindé, initialement développé par GIAT Industries (devenu Nexter puis KNDS), est en service depuis les années 1990.
Un spécialiste de la défense terrestre à Brive
Mécabrive Industries n’en est pas à son premier contrat militaire. La filiale corrézienne possède une solide expérience dans la production de composants pour la défense. Ce nouveau marché lui permet de consolider son carnet de commandes et de renforcer son rôle au sein du groupe Figeac Aéro. À Limoges, le maire Guillaume Guérin a fait le point sur le chantier de l’école Jean-Montalat, autre actualité régionale qui illustre les investissements publics dans les territoires.
Le groupe lotois lui-même est déjà présent sur des programmes aériens majeurs, comme le Rafale. Cette diversification vers la défense terrestre s’accélère depuis le lancement du plan stratégique PILOT 28, qui prévoit de développer des activités hors aéronautique. Le contrat Leclerc en est une illustration concrète.
Contexte dans le Lot : une diversification stratégique
Figeac Aéro emploie plusieurs centaines de salariés dans son site historique de Figeac, au cœur du Lot. Le département, qui compte environ 9 770 habitants, repose traditionnellement sur l’industrie aéronautique (avec des sous-traitants comme Figeac Aéro) et le tourisme. L’annonce de ce contrat intervient dans un contexte de forte hausse des dépenses de défense en Europe, qui ont atteint 3 000 milliards de dollars en 2025 selon le groupe.
Ce succès montre la capacité du tissu industriel lotois à s’adapter aux marchés porteurs, au-delà de l’aéronautique civile. Il profite également à la Corrèze voisine, où Mécabrive Industries est implantée. En Ariège, la vigilance orange orages a été déclenchée ce lundi, rappelant que l’actualité régionale est aussi marquée par les phénomènes climatiques.
Prochaine étape : production en série en 2027
La phase de développement et de qualification des pièces devrait s’étaler sur les prochains mois. La production en série débutera au cours de l’exercice 2027/2028, avec des livraisons étalées sur la durée du contrat. Le groupe n’a pas communiqué le montant précis du marché, mais a souligné qu’il s’inscrit dans la montée en puissance de sa division Défense & Énergie.
Ce contrat offre une visibilité à moyen terme pour les sites de Figeac et de Brive, et conforte la place du Lot dans l’écosystème français de la défense.