Diois : l’ONF explique pourquoi le massif reste interdit d’accès
Malgré la fixation de l'incendie mi-juillet, l'accès aux forêts domaniales demeure interdit pour plusieurs semaines. Risques de reprise de feu et chutes d'arbres justifient l'arrêté préfectoral.
Un mois après le déclenchement de l'incendie du Diois, le massif forestier reste fermé au public. L'ONF détaille les dangers persistants fumerolles souterraines, arbres fragilisés et sols instables. L'interdiction pourrait durer plusieurs mois.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'incendie déclenché le 24 juin 2026 par la foudre a parcouru plus de 4 200 hectares dans les forêts domaniales de Justin, Laup et Solaure.
- Un arrêté préfectoral du 24 juillet 2026 interdit l'accès au massif en raison de risques de reprise de feu, chutes d'arbres et chutes de pierres.
- Des patrouilles ONF-SDIS traitent quotidiennement des points chauds et fumerolles malgré la fixation du feu le 16 juillet.
- L'interdiction pourrait durer plusieurs semaines ou mois, le temps de sécuriser les zones et observer la régénération forestière.
Dans le Diois, l’interdiction d’accès aux forêts domaniales de Justin, Laup et Solaure persiste malgré la fixation du feu le 16 juillet. Un arrêté préfectoral du 24 juillet maintient ces restrictions pour des raisons de sécurité. L’Office national des forêts a publié ce 30 juillet une vidéo explicative sur les risques qui justifient cette mesure.
Plus de 4 200 hectares parcourus par les flammes
L’incendie s’est déclenché le 24 juin dernier suite à des impacts de foudre. Réactivé le 2 juillet par le vent, il a parcouru plus de 4 200 hectares, principalement dans les forêts domaniales de Justin, Laup et Solaure, selon l’ONF. Le feu a été fixé mi-juillet, mais les équipes restent mobilisées.
Des patrouilles conjointes ONF-SDIS continuent de traiter quotidiennement des points chauds et des fumerolles. Ces « feux zombies » rongent les systèmes racinaires sous terre avec des températures parfois élevées, explique l’Office national des forêts. Le risque de reprise reste donc réel.
Arbres fragilisés, sols instables et chutes de pierres
Au-delà du risque d’embrasement, le massif présente des dangers sécuritaires majeurs pour le public. Les arbres fragilisés par les flammes peuvent chuter sans préavis. Les sols, déstabilisés par la chaleur et la destruction de la végétation, deviennent imprévisibles.
L’ONF signale également des risques de chutes de blocs rocheux et de pierres, particulièrement dangereux dans ce relief accidenté. Ces phénomènes sont amplifiés par l’absence de couvert végétal qui retenait auparavant les matériaux.
Les restrictions de circulation pourraient être maintenues pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, prévient l’Office. Le temps nécessaire pour sécuriser les zones et observer la régénération forestière justifie cette prudence.
Contexte dans la Drôme
Cet incendie constitue le plus important enregistré dans la Drôme depuis 2006. Le département compte environ 339 000 hectares de forêts, soit près d’un quart de son territoire. Le Diois, massif préalpin situé dans le sud du département, abrite des écosystèmes forestiers particulièrement riches mais vulnérables aux feux de forêt.
La région a connu plusieurs épisodes d’incendies ces dernières années, comme celui de Lasséran où un hangar agricole avait été ravagé. Les autorités drômoises renforcent progressivement leurs dispositifs de surveillance et d’intervention face à ce risque croissant.
Prochaine étape
L’ONF et les services de l’État réévalueront la situation dans les prochaines semaines. La levée de l’interdiction dépendra de l’évolution des conditions sur le terrain et de l’avancée des travaux de sécurisation. Les usagers sont invités à respecter strictement l’arrêté préfectoral et à se tenir informés via les canaux officiels.
