Disparition d’une fillette de 3 ans à Uzès : hélicoptère et gendarmes mobilisés

L'enfant, placée en foyer d'accueil, a été emmenée sans autorisation par ses parents lundi matin. Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête pour disparition inquiétante.

Disparition d'une fillette de 3 ans à Uzès : hélicoptère et gendarmes mobilisés
Illustration Marine Vidal / info.fr

Une fillette de 3 ans a disparu dans le secteur d'Uzès (Gard) ce lundi 1er juin 2026. L'enfant, placée dans un foyer d'accueil, aurait été emmenée sans autorisation par ses parents. Gendarmes de plusieurs brigades, militaires et un hélicoptère sont déployés. Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête pour disparition inquiétante.

L’essentiel

  • Disparition : une fillette de 3 ans, placée en foyer d’accueil à Uzès, emmenée sans autorisation par ses parents le lundi 1er juin 2026 au matin.
  • Dispositif : gendarmes des brigades d’Uzès, de Bagnols-sur-Cèze et de la section de recherche de Nîmes, militaires et un hélicoptère déployés dans le secteur.
  • Enquête : le parquet de Nîmes a ouvert une procédure pour disparition inquiétante.
  • Zone de recherche : initialement concentrée sur Pont-Saint-Esprit (attaches familiales), puis élargie au secteur d’Uzès.

Ce qui s’est passé ce lundi matin

Les faits remontent au début de la matinée du 1er juin 2026. La fillette, âgée de 3 ans, était placée dans un foyer d’accueil à Uzès. Ses parents se sont présentés sur place et l’ont emmenée sans disposer d’autorisation pour ce faire, selon Midi Libre et ICI (ex-France Bleu), qui ont tous deux confirmé ces éléments.

L’alerte a rapidement été donnée. Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête pour disparition inquiétante. Les recherches ont d’abord été orientées vers Pont-Saint-Esprit, commune où la famille aurait des attaches, avant d’être étendues à l’ensemble du secteur d’Uzès.

Un dispositif inhabituel pour une ville de cette taille

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Le déploiement est conséquent. La brigade de gendarmerie d’Uzès, la section de recherche de Nîmes et des gendarmes venus de Bagnols-sur-Cèze sont mobilisés conjointement, aux côtés de militaires. Un hélicoptère de la gendarmerie survole la zone depuis le matin, visible par les habitants.

Le maire d’Uzès, Jean-Luc Chapon, a confirmé à Midi Libre le déclenchement des recherches. Il a indiqué que l’affaire pourrait concerner la sphère familiale, sans davantage de précisions à ce stade.

Le cadre : une enfant sous protection de l’aide sociale

Le placement de l’enfant en foyer d’accueil signifie qu’elle était sous mesure de protection, décidée par les autorités compétentes. Le départ sans autorisation parentale constitue, dans ce cadre, un acte susceptible de justifier l’ouverture d’une procédure pénale - ce que le parquet de Nîmes a confirmé avec la qualification de disparition inquiétante.

Les raisons précises du placement n’ont pas été communiquées. L’identité des parents n’a pas été rendue publique à ce stade.

Des affaires similaires mobilisant d’importants dispositifs de recherche ont été recensées dans d’autres départements ces derniers mois. Dans le Gers, la gendarmerie avait lancé un appel à témoins pour retrouver Lyhanna, 11 ans, disparue à Fleurance, avec un protocole comparable de mobilisation locale.

Contexte dans le Gard

Uzès est une commune de 8 519 habitants (population municipale 2023, INSEE). Ville médiévale du Gard rhodanien, elle est chef-lieu de canton, à une quarantaine de kilomètres au nord de Nîmes. Jean-Luc Chapon y a été réélu maire en mars 2026 sur la liste « Uzès de plus belle », selon la revue municipale de la ville.

Pont-Saint-Esprit, vers laquelle les recherches se sont d’abord orientées, se trouve à environ 25 kilomètres au nord-est d’Uzès, en limite du Gard et de l’Ardèche. Cette commune rhodanienne de quelque 10 000 habitants constitue un point de passage naturel pour des familles ayant des attaches dans la région.

Le Gard dispose d’un groupement de gendarmerie départementale dont la section de recherche de Nîmes intervient sur les affaires sensibles. Le recours simultané à plusieurs brigades et à un appui aérien reste rare à l’échelle d’une commune de la taille d’Uzès.

Recherches toujours en cours

En milieu d’après-midi ce lundi, aucun résultat positif n’avait été officiellement annoncé. Les recherches se poursuivaient dans le secteur d’Uzès. Ni la gendarmerie ni le parquet de Nîmes n’avaient communiqué de bilan intermédiaire à l’heure de publication de cet article.

Le dossier est suivi par la section de recherche de Nîmes. Toute information utile peut être transmise au 17 (gendarmerie nationale).

Sources

Marine Vidal

Marine Vidal

Marine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gard (30), avec Nîmes pour chef-lieu. Spécialité du département : patrimoine romain (arenes Nimes, Pont du Gard) et Camargue. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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