Disparition de Lyhanna : un corps retrouvé près de Fleurance, analyses en cours

Au 7e jour des recherches, un corps découvert dans une zone boisée au sud de Fleurance analyses ADN et médico-légales lancées pour identification.

Disparition de Lyhanna : un corps retrouvé près de Fleurance, analyses en cours
Illustration Hélène Dubos / info.fr

Un corps a été retrouvé jeudi 4 juin 2026 dans le secteur de Puycasquier/Mirepoix, à une quinzaine de kilomètres au sud de Fleurance, lors des recherches menées pour retrouver Lyhanna, 11 ans, disparue le 29 mai. Les analyses ADN et médico-légales sont en cours. Les parents de la fillette ont été avertis.

L’essentiel

  • Jeudi 4 juin 2026 : un corps découvert dans une zone boisée du secteur Puycasquier/Mirepoix, à ~15 km au sud de Fleurance, lors du 7e jour de recherches.
  • Analyses en cours : des expertises ADN et médico-légales ont été lancées pour déterminer s’il s’agit de Lyhanna, 11 ans ; les parents ont été prévenus.
  • 170 gendarmes mobilisés au total depuis la disparition, signalée le 29 mai 2026 à la sortie du collège Hubert-Reeves de Fleurance.
  • Suspect incarcéré : Jérôme Barella, 41 ans, père d’une amie de Lyhanna, est en détention provisoire depuis le 1er juin, mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans.
  • Casier vierge mais antécédents signalés : Barella était visé par au moins une plainte pour viol sur mineure déposée en août 2025, et d’autres signalements remontant à 2017, selon Ouest-France et Le Monde.

Un corps retrouvé dans une zone boisée au sud de Fleurance

Jeudi matin, les équipes de gendarmes engagées dans les recherches ont découvert un corps dans une zone boisée du secteur Puycasquier/Mirepoix, à une quinzaine de kilomètres au sud de Fleurance. L’information a été confirmée par BFMTV et ici.fr (Radio France). Il s’agit du 7e jour consécutif de recherches depuis la disparition de Lyhanna, élève de 6e au collège Hubert-Reeves.

Les circonstances exactes de la découverte n’ont pas été précisées à ce stade par les autorités judiciaires. Environ 170 gendarmes étaient mobilisés ce jeudi, selon ici.fr, dans un périmètre élargi au fil des jours autour de Fleurance et des communes environnantes.

Identification non confirmée : ADN et médico-légal

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L’identification formelle du corps n’est pas encore établie. Des analyses ADN et médico-légales ont été diligentées, comme l’indiquent BFMTV et ici.fr. Aucun résultat n’a été rendu public dans l’immédiat.

Les parents de Lyhanna ont été informés de la découverte, selon les mêmes sources. La famille, qui n’a pas fait de déclaration publique à ce stade, est accompagnée par des enquêteurs.

Ce qui s’est passé le 29 mai : la disparition

Lyhanna, 11 ans, scolarisée en 6e au collège Hubert-Reeves de Fleurance, a été vue pour la dernière fois le vendredi 29 mai 2026 vers 15h05, à la sortie de l’établissement. Des témoins l’ont vue monter dans la voiture de Jérôme Barella, 41 ans, présenté comme le père d’une de ses amies, selon Ouest-France. La famille connaissait cet homme depuis plusieurs années ; une soirée pyjama récente avait eu lieu à son domicile.

L’alerte a été donnée par la famille dans la soirée. Dès les premiers jours, 170 à 180 gendarmes ont été déployés sur le terrain, avec des chiens pisteurs, des drones et des plongeurs dans certains secteurs.

Le suspect : mis en examen le 1er juin, en détention provisoire

Jérôme Barella a été interpellé rapidement après la disparition. Présenté au juge d’instruction le 1er juin 2026, il a été mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans et placé en détention provisoire, vraisemblablement à la maison d’arrêt d’Agen. Le procureur d’Agen, Olivier Naboulet, a indiqué que le suspect avait refusé de s’exprimer lors de cette audience, selon Ouest-France.

Ses déclarations lors des gardes à vue ont été jugées « incohérentes » par les enquêteurs, toujours selon Ouest-France. Il nie les faits.

Barella dispose d’un casier judiciaire vierge. Mais selon Ouest-France et Le Monde, il était visé par au moins une plainte pour viol sur mineure, déposée en août 2025 pour des faits situés entre septembre 2024 et mai 2025, ainsi que par d’autres signalements et procédures pour violences sexuelles sur mineures remontant à 2017. Certains de ces éléments n’auraient pas donné lieu à audition préalable du suspect. Le parquet d’Agen n’a pas précisé publiquement l’état d’avancement de ces procédures antérieures.

La question du suivi judiciaire de ces signalements est désormais au cœur du débat public. Le point complet sur la mise en examen et l’incarcération avait été détaillé dans nos colonnes le 2 juin.

Le maire de Fleurance dénonce des « dysfonctionnements profonds »

Grégory Bobbato, maire de Fleurance, a pris la parole publiquement dès la révélation des antécédents du suspect. Interrogé par BFMTV et franceinfo, il a dénoncé un « dysfonctionnement profond dans les enquêtes » et estimé que la commune et les familles font « les frais de décennies d’économies dans la justice », notamment sur l’accompagnement de la parole des victimes mineures.

Ces déclarations font écho à un sentiment partagé par plusieurs associations de protection de l’enfance, qui soulignent depuis des années les délais de traitement des plaintes impliquant des mineurs. Le maire n’a pas précisé si la commune envisage des actions juridiques ou institutionnelles spécifiques à ce stade.

Contexte dans le Gers

Fleurance est la 4e ville du Gers avec environ 6 247 habitants en 2023 (INSEE), commune de 43,32 km² située à une quarantaine de kilomètres d’Auch, préfecture du département, et à environ 80 km à l’ouest de Toulouse. Le Gers est un département rural de 191 000 habitants, faiblement urbanisé, où les gendarmeries départementale et nationale assurent la quasi-totalité de la sécurité publique hors Auch.

La disparition de Lyhanna a mobilisé des renforts extérieurs au département dès les premières heures, signe de l’ampleur inhabituelle du dispositif. Ce type de mobilisation - 170 gendarmes sur sept jours - reste exceptionnel dans le Gers, département qui ne compte pas de faits divers de cette envergure de façon récurrente. L’affaire a généré une couverture nationale immédiate et soutenue (BFMTV, Ouest-France, Le Monde, La Dépêche du Midi, Sud Ouest, France 3 Occitanie), transformant Fleurance en point focal médiatique depuis le 29 mai.

Le collège Hubert-Reeves, établissement public de la commune, accueille des élèves de plusieurs communes rurales alentour. Son nom - attribué avant la mort de l’astrophysicien québécois en 2023 - n’a pas de lien avec les événements ; il n’a pas été précisé publiquement quand cette appellation a été officialisée.

Une semaine de recherches : chronologie

29 mai : disparition signalée en fin de journée. 30 mai : début du déploiement massif de gendarmes, premières perquisitions. 1er juin : Jérôme Barella mis en examen et placé en détention provisoire. 2 juin : révélation publique des antécédents judiciaires du suspect ; deux témoins signalent une fillette sur une route du Tarn-et-Garonne, piste qui n’a pas été confirmée. 4 juin : découverte du corps dans le secteur Puycasquier/Mirepoix.

Les résultats des analyses ADN et médico-légales détermineront la suite de l’instruction. Si le corps est identifié comme étant celui de Lyhanna, les charges retenues contre Jérôme Barella pourraient être requalifiées par le juge d’instruction saisi à Agen.

Sources

Hélène Dubos

Hélène Dubos

Hélène est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gers (32), avec Auch pour chef-lieu. Spécialité du département : festival Jazz in Marciac et AOC armagnac. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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