Disparus de Boutiers : 53 ans après, le cold case Méchinaud relancé par de nouvelles fouilles
Le pôle crimes non élucidés de Nanterre a lancé en janvier 2026 de nouvelles recherches sur cette disparition familiale datant de Noël 1972.
La famille Méchinaud a disparu dans la nuit du 24 au 25 décembre 1972, après un réveillon à Cognac. Cinquante-trois ans plus tard, aucun corps, aucune voiture, aucun indice. En janvier 2026, le pôle cold cases de Nanterre a relancé des fouilles à Boutiers-Saint-Trojan.
Boutiers-Saint-Trojan, 1 300 habitants, quelques kilomètres au nord de Cognac. C’est ici que Jacques Méchinaud (31 ans), son épouse Pierrette (29 ans) et leurs deux fils Eric (7 ans) et Bruno (4 ans) ont été vus pour la dernière fois, le soir du 24 décembre 1972. Ils rentraient d’un réveillon à Cognac à bord de leur Simca 1100 rouge grenat. Ni les corps, ni le véhicule, ni le moindre indice matériel n’ont jamais été retrouvés, selon Wikipedia et les archives de la presse locale.
L’affaire est aujourd’hui considérée comme l’un des plus anciens cold cases français, unique par son absence totale d’éléments tangibles malgré plus d’un demi-siècle d’enquête, comme le rappelle Sud Ouest.
Un dossier transféré à Nanterre, des fouilles lancées en janvier
Depuis 2024, l’enquête est confiée au pôle crimes non élucidés du tribunal judiciaire de Nanterre, spécialisé dans les affaires non résolues. Elle est référencée sous le code opérationnel ‘Bruneri 47’ - une combinaison des prénoms des deux enfants et de leur âge au moment de la disparition - , selon Charente Libre.
En janvier 2026, de nouvelles fouilles ont été engagées sur le secteur, selon France Bleu. Le procureur du pôle espère que ces recherches permettront de rouvrir des pistes concrètes et, peut-être, de délier des langues. Des appels à témoignages sont toujours en cours, selon Actu.fr.
Vingt ans de travail acharné d’un gendarme de Cognac
Si le dossier n’a pas fini dans un carton poussiéreux, c’est en grande partie grâce à l’ex-gendarme Stéphane Chalumeau. Affecté à la brigade de Cognac, il a travaillé pendant vingt ans sur l’affaire depuis les années 2000, empêchant son archivage définitif et plaidant pour l’usage de nouvelles technologies, selon France Bleu.
Ce n’est pas la première tentative de résolution récente. En 2011, soit 39 ans après la disparition, des appareils de détection de dernière génération avaient été déployés sur le terrain, sans résultat concluant, rapporte Sud Ouest. En 2023, une nouvelle piste avait été activée - 50 ans après les faits - avec réexamen de témoignages et d’éléments matériels, selon Charente Libre.
Un village qui n’a jamais oublié
À Boutiers-Saint-Trojan, l’affaire continue d’alimenter les conversations depuis plus d’un demi-siècle. Selon TF1 Info, l’espoir que d’anciens témoins se décident enfin à parler reste entier pour les enquêteurs. Le village a changé, les générations ont tourné, mais la question de ce qu’il s’est passé cette nuit de Noël 1972 reste posée.
Les résultats des fouilles de janvier 2026 n’ont pas encore été rendus publics à ce stade. Le pôle cold cases de Nanterre n’a pas communiqué de calendrier précis pour la suite de la procédure.
Sources
- Sud Ouest : Disparus de Boutiers en Charente : des fouilles prévues pour retrouver les Méchinaud
- France Bleu : Disparus de Boutiers : qu'est-il arrivé à la famille Méchinaud le soir de Noël 1972 ?
- Actu.fr : Disparus de Boutiers : 53 ans après, les langues vont-elles se délier en Charente ?
- Charente Libre : Disparus de Boutiers : l'affaire transférée au pôle cold case de Nanterre