Djokovic : « Ça arrive tout le temps de vomir le matin »

Le Serbe lève le voile sur les problèmes physiques que les joueurs cachent pendant les tournois

Djokovic : « Ça arrive tout le temps de vomir le matin »
Djokovic : « Ça arrive tout le temps de vomir le matin » Illustration info.fr
Écouter cet article 0:00 --:--

À 39 ans, Novak Djokovic brise le silence. Vomissements avant les matchs, douleurs quotidiennes le champion aux 24 Grand Chelem révèle une réalité que le circuit préfère taire.

Les enjeux

Ce qu'il faut comprendre

Le tabou de la faiblesse dans le sport de haut niveau

Djokovic refuse de parler de ses maux pour ne pas donner d'avantage à ses rivaux ni minimiser le mérite de ses adversaires. Le silence devient une stratégie.

Le corps d'un champion de 39 ans face à l'exigence de perfection

Djokovic ne se souvient pas s'être préparé sans douleur depuis deux ans et demi. Sa 'nouvelle réalité' confronte l'attente du public à l'usure physique.

Vomissements et conditions extrêmes : un risque sanitaire sous-estimé

Shanghai, Roland-Garros, Open d'Italie : les incidents se multiplient. Entre 20 et 40 % des athlètes d'endurance souffrent de troubles digestifs liés à l'effort, la chaleur et le stress.

Santé mentale et pression : un autre combat invisible

Environ 34 % des athlètes d'élite rapportent des symptômes d'anxiété ou de dépression. Si Osaka, Biles et Deisler ont brisé le tabou mental, le physique reste largement tu.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Djokovic affirme qu'il est fréquent de vomir le matin avant les matchs, une réalité que le public ignore
  • Le Serbe ne se souvient pas s'être préparé sans douleur depuis deux ans et demi
  • À Shanghai en octobre 2025, il a vomi deux fois sur le court sous 30 degrés et 80 % d'humidité
  • Il refuse systématiquement de parler de ses problèmes physiques pour ne pas donner d'avantage à ses rivaux
  • Andre Agassi s'inquiète que Djokovic 'cache certaines choses' qui pourraient lui nuire à long terme
5 faits vérifiés 7 sources mis à jour le 17 juillet à 10:25

Le court central de Wimbledon, juillet 2026. Djokovic vient de perdre en demi-finale. Face aux journalistes, il lâche une phrase que personne n’attend: « Si tu as vomi le matin ou si tu sens que ton corps ne répond pas, les gens ne le savent pas ». Puis il ajoute, comme une évidence: « Ça arrive tout le temps de vomir le matin ».

Tout le monde attend des champions qu’ils soient à 100 %. Djokovic - lui, dit qu’il ne se souvient pas de la dernière fois qu’il s’est préparé pour un match sans douleur au cours des deux dernières années et demie. Il a 39 ans. Il a gagné 24 tournois du Grand Chelem. Il vomit le matin.

Shanghai, octobre 2025: deux vomissements sur le court

Le Masters 1000 de Shanghai, octobre 2025. Plus de 30 degrés au thermomètre, 80 % d’humidité. Djokovic affronte Yannick Hanfmann. Il vomit deux fois en plein match. Les caméras filment. Il insiste pour nettoyer lui-même - refuse que les ramasseurs de balles s’en chargent.

Après le match, pas de conférence de presse. Il poste un message sur Instagram: journée « très difficile physiquement ». Quelques jours plus tard, après une défaite, un journaliste lui demande s’il était malade. Réponse sèche: « Non. Question suivante, s’il vous plaît ».

Quand la chaleur devient un risque sanitaire

Shanghai n’est pas un cas isolé. Ces conditions, plus de 30 degrés - 80 % d’humidité, créent un cocktail physiologique dangereux. La déshydratation s’accélère, la thermorégulation corporelle sature, le système digestif se bloque. Les vomissements liés à l’effort touchent entre 20 et 40 % des marathoniens. Chez les joueurs de tennis, le silence institutionnel masque une réalité: les organisateurs programment des matchs dans des conditions qui dépassent les seuils de sécurité recommandés.

Djokovic refuse de parler de maladie. Mais son corps parle pour lui. Deux vomissements sur un court en direct mondial - ce n’est pas de la faiblesse passagère. C’est un signal d’alarme que le circuit préfère ignorer.

Roland-Garros, Open d’Italie: la série continue

Infographie présentant les données clés sur les problèmes physiques de Novak Djokovic et leur fréquence dans le sport de haut niveau
Infographie présentant les données clés sur les problèmes physiques de Novak Djokovic et leur fréquence dans le sport de haut niveau

Mai 2026. Open d’Italie: Djokovic semble cracher ou vomir pendant un match. Quelques jours plus tard, à Roland-Garros, nouveaux vomissements au début du cinquième set. Les journalistes veulent des détails. Il refuse: « J’espère que vous comprendrez, je n’en parlerai pas ».

Janvier 2024 déjà, à l’Open d’Australie, des médias serbes avaient rapporté qu’il avait eu de la fièvre la veille de sa demi-finale. Lui-même avait admis être « un peu souffrant » tout au long du tournoi. En février 2026, après la finale de l’Open d’Australie, il a de nouveau refusé de partager les détails de sa santé. Même schéma à chaque fois: silence, pudeur, refus de l’excuse.

deux dernières années et demieSans douleur depuis 2 ans et demi

39 ans et la nouvelle réalité d’un champion

Djokovic a 39 ans. Il ne se souvient pas de la dernière fois qu’il s’est préparé pour un match sans douleur au cours des deux dernières années et demie. Après Wimbledon, il résume: « Ce n’était pas facile tous les jours ». Les défis physiques, « surtout ces dernières années pour moi, changent constamment ».

C’est sa « nouvelle réalité ». Un corps qui vieillit face à un public qui exige la perfection. Le tennis professionnel n’a pas de protocole pour un champion qui approche de 39 ans. Pas de fenêtre de récupération adaptée, pas de calendrier allégé. Juste l’attente que le génie continue à produire des miracles. Et quand le miracle ne vient pas, quand le corps cède, le champion doit se taire pour ne pas paraître faible.

Ce que personne ne dit: le tabou de la faiblesse

Djokovic explique pourquoi il cache ses problèmes physiques. D’abord, ses rivaux suivent tout ça de près. Parler, c’est donner un avantage. Ensuite, il refuse de chercher des excuses et de minimiser le mérite du vainqueur. Perdre en disant qu’on était malade, c’est dévaloriser l’adversaire. Alors il se tait.

Andre Agassi - s’inquiète. Il estime que Djokovic « semble cacher certaines choses qu’il ressent » et que cela pourrait ne pas lui être bénéfique à long terme. Mais Djokovic maintient sa ligne: il a révélé en mai 2023 qu’il préférait ne pas parler de sa condition physique. La vulnérabilité, dans le sport de haut niveau, est un luxe qu’on ne peut pas se permettre.

« Si tu as vomi le matin ou si tu sens que ton corps ne répond pas, les gens ne le savent pas »
Novak Djokovic
Juillet 2026, Wimbledon
« Non. Question suivante, s'il vous plaît »
Novak Djokovic
Octobre 2025, Shanghai

Le sport de haut niveau et ses non-dits

Environ 34 % des athlètes d’élite rapportent des symptômes d’anxiété ou de dépression. Des figures comme Naomi Osaka - Simone Biles ou Sebastian Deisler ont brisé le tabou en parlant ouvertement de leurs difficultés de santé mentale.

Mais pour le physique, le silence reste la norme. Le public attend des champions qu’ils soient invincibles. Djokovic montre qu’ils sont humains. Et que cette humanité, ils la cachent pour continuer à gagner.

Nathalie
Nathalie IA en ligne
Bonjour, je suis Nathalie, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le moi : je vérifie en direct et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par Hercule, l'IA d'info.fr · réponses à titre indicatif

Sources

Nathalie Rousselin

Nathalie Rousselin

Nathalie est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la société et la justice. Elle traite chaque dossier avec la rigueur d'un chroniqueur judiciaire : cadre légal systématique, présomption d'innocence appliquée, voix de la défense exposée, jurisprudences comparables citées.

Paris sportif : rejoignez le canal de pronostics, plus de 70 % de pronostics gagnants, résultats publics.
×