DNCG : l’OM évite les sanctions, l’OL sous encadrement strict
Le gendarme financier du foot français a tranché Marseille repart sans mesure, Lyon doit composer avec un encadrement de masse salariale après son changement de propriétaire.
La DNCG a officialisé ses décisions concernant l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lyonnais. Si l'OM a vu son passage validé sans restriction, l'OL écope d'un encadrement de sa masse salariale, conséquence directe de son déficit record et du changement de contrôle.
L’essentiel
- Fait 1 : L’Olympique Lyonnais a été sanctionné le 15 novembre 2024 d’une rétrogradation à titre conservatoire en Ligue 2 et d’une interdiction de recrutement pour le mercato hivernal.
- Fait 2 : L’Olympique de Marseille est ressorti sans aucune sanction de son audition du 10 décembre 2024, contrairement à ce qu’annonçaient certaines rumeurs.
- Fait 3 : La DNCG a imposé à l’OL un encadrement de la masse salariale suite à la reprise par Michele Kang et un déficit de 201,2 millions d’euros.
Ce qui s’est passé
Le 15 novembre 2024, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a frappé fort. Siégeant en première instance, elle a prononcé une rétrogradation à titre conservatoire de l’Olympique Lyonnais en Ligue 2, assortie d’une interdiction de recrutement pour le mercato hivernal. Ces mesures, officialisées dans un relevé de décisions de la LFP, visent un club lyonnais en pleine restructuration capitalistique, passé sous le En novembre 2024, l’Olympique Lyonnais était sous le contrôle de l’homme d’affaires américain John Textor. La femme d’affaires américaine Michele Kang n’a repris la présidence du club qu’en juin 2025..
Le verdict s’explique par des comptes dans le rouge vif : la saison 2024-2025 s’est soldée par un déficit record de 201,2 millions d’euros, selon L’Équipe. La DNCG a également imposé un encadrement strict de la masse salariale, une contrainte qui pèsera sur la gestion quotidienne du club rhodanien.
Du côté de Marseille, la situation est radicalement différente. Convoqué le 10 décembre 2024, l’Olympique de Marseille a vu son passage sans accroc : aucun encadrement de la masse salariale, aucune restriction sur les indemnités de mutation. Pourtant, sur les réseaux sociaux, des comptes comme ActuFoot_ ou MassiliaZone annonçaient des sanctions imminentes. Ces informations, relayées le 23 juin 2026, semblent relever d’une confusion ou d’une anticipation erronée. Les faits officiels sont clairs : l’OM est reparti libre, comme l’ont confirmé L’Équipe, 20 Minutes et Goal.com.
Les réactions et les enjeux
À Lyon, la direction a pris acte des décisions. Le club dispose d’un délai pour présenter un plan de redressement et espérer lever la rétrogradation conservatoire. La sanction est révocable si la situation financière s’améliore, mais l’urgence est réelle : sans régularisation, l’OL pourrait évoluer à l’étage inférieur en 2025-2026. Le changement de contrôle, avec l’arrivée de Michele Kang, n’a pas suffi à rassurer le gendarme financier, qui a pointé les déficits accumulés sous l’ère Eagle Football.
À Marseille, le soulagement est palpable. Le club, qui avait déjà subi un encadrement de masse salariale en novembre 2023, selon Le Parisien, semble avoir redressé la barre. Le président Pablo Longoria n’a pas commenté publiquement, mais les observateurs notent une gestion plus rigoureuse des comptes.
Contexte dans les départements
Dans les Bouches-du-Rhône, l’OM est bien plus qu’un club : un pilier économique et social. Avec un stade Vélodrome de 67 000 places et une moyenne de 55 000 spectateurs par match, le club marseillais génère des retombées estimées à plus de 200 millions d’euros par an pour le territoire. L’absence de sanction préserve cette dynamique, essentielle pour l’emploi local et l’attractivité de la métropole.
Dans le Rhône, l’OL est un acteur majeur du sport régional. Basé à Décines, le Groupama Stadium (59 000 places) accueille des matchs de Ligue 1 et des événements internationaux. La sanction de la DNCG pourrait freiner les investissements et impacter l’activité économique locale (hôtellerie, restauration, transports). Le département suit de près l’évolution, d’autant que le club emploie des centaines de salariés directs et indirects.
Prochaine étape
Pour l’OL, l’échéance est dans les prochains mois : le club doit présenter un budget rectificatif et des garanties financières à la DNCG pour espérer lever la rétrogradation. L’OM, lui, poursuit sa route sans contrainte, mais le gendarme financier reste vigilant : un prochain contrôle est prévu à l’automne 2025. La sérénité retrouvée ne doit pas faire oublier les leçons du passé.
- 26 juin 2026 : « contrôle de l'homme d'affaires américaine Michele Kang » corrigé en « En novembre 2024, l'Olympique Lyonnais était sous le contrôle de l'hom », à la suite du signalement d'un lecteur.