Dordogne : arrêté pour un incendie, il met le feu à sa cellule de garde à vue
Un homme de 37 ans recherché depuis 2024 pour un incendie volontaire a incendié le matelas de sa cellule lors de son arrestation à Lalinde
Jeudi 16 juillet, les gendarmes de Lalinde ont interpellé un trentenaire recherché pour la destruction par le feu d'un immeuble dans les Hautes-Pyrénées. Durant sa garde à vue, le suspect a mis le feu au matelas de sa cellule. Il a été placé en détention provisoire.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de 37 ans recherché depuis 2024 pour un incendie volontaire à Loudenvielle (Hautes-Pyrénées) a été arrêté le 16 juillet à Lalinde
- Durant sa garde à vue, le suspect a volontairement incendié le matelas de sa cellule de dégrisement
- Déféré le 18 juillet devant le parquet de Bergerac, il a été placé en détention provisoire
- Son procès pour l'ensemble des faits d'incendie volontaire est fixé au 7 septembre 2026
Les gendarmes de la brigade de Lalinde ont procédé jeudi 16 juillet à l’arrestation d’un homme de 37 ans activement recherché depuis 2024. Le suspect devait répondre de la destruction par incendie volontaire d’un immeuble situé à Loudenvielle, dans les Hautes-Pyrénées.
L’interpellation s’est déroulée sans incident dans cette commune de Dordogne, selon les informations rapportées par inforadar.fr. Mais c’est lors de son placement en garde à vue que l’affaire a pris une tournure inattendue.
Un second incendie en cellule
Durant sa garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Lalinde, le trentenaire a volontairement mis le feu au matelas de sa cellule de dégrisement. Les forces de l’ordre ont rapidement maîtrisé le début d’incendie.
Ce nouvel acte de pyromanie, commis alors même que le suspect était sous surveillance, a conduit les enquêteurs à ajouter ce chef de dégradation volontaire au dossier initial. Une situation qui rappelle celle de la prison de Condé-sur-Sarthe, où la justice a récemment dû intervenir face à des violences en détention.
Placement en détention provisoire
Le suspect a été déféré devant le parquet de Bergerac le 18 juillet. Face au risque de réitération de ses actes et à la gravité des faits reprochés, le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire.
L’homme devra comparaître le 7 septembre prochain devant le tribunal correctionnel pour répondre de l’ensemble des incendies volontaires qui lui sont reprochés. Le ministère public devra établir les circonstances du sinistre commis à Loudenvielle en 2024 et les motivations du prévenu.
Contexte dans la Dordogne
La Dordogne, département de 421 332 habitants selon l’INSEE, connaît régulièrement des épisodes de vigilance liés aux risques d’incendie, particulièrement durant la période estivale. Les autorités maintiennent une surveillance accrue des zones forestières. En Nouvelle-Aquitaine, la Vendée voisine a d’ailleurs récemment activé la vigilance orange feux avec interdiction d’accès aux forêts l’après-midi.
Les incendies volontaires constituent un délit passible de peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende lorsqu’ils visent des biens. La qualification peut être aggravée si les faits mettent en danger des personnes.
Une enquête qui remonte à 2024
L’incendie de Loudenvielle, dans les Hautes-Pyrénées, avait déclenché l’ouverture d’une enquête par la gendarmerie en 2024. Les investigations avaient permis d’identifier le suspect, mais celui-ci avait échappé aux recherches jusqu’à son interpellation à Lalinde.
La coopération entre les unités de gendarmerie de différents départements a permis de localiser puis d’arrêter le fugitif. Les éléments du dossier seront examinés lors de l’audience du 7 septembre.
Le trentenaire reste incarcéré dans l’attente de son jugement. Son comportement durant la garde à vue viendra étayer l’accusation de dangerosité et de risque de récidive que le parquet devrait soulever devant le tribunal.