Vandalisme à Sauveterre-de-Guyenne : la mairie réactive l’éclairage public

Plusieurs véhicules dégradés dans la nuit du 26 au 27 avril, le maire Christophe Miqueu rallume les lumières du centre-ville dès le 28 avril.

Vandalisme à Sauveterre-de-Guyenne : la mairie réactive l'éclairage public
Illustration Hugo Castaing / info.fr

Plusieurs voitures ont été vandalisées dans la nuit du 26 au 27 avril 2026 à Sauveterre-de-Guyenne, bastide girondine de 1 874 habitants. Rétroviseurs brisés, vitres cassées la mairie a répondu dès le lendemain en réactivant l'éclairage public nocturne, éteint depuis plusieurs mois pour raisons d'économie.

Plusieurs voitures ont été vandalisées dans la nuit du 26 au 27 avril 2026 à Sauveterre-de-Guyenne, bastide girondine de 1 874 habitants. Rétroviseurs brisés, vitres cassées : la mairie a répondu dès le lendemain en réactivant l’éclairage public nocturne, éteint depuis plusieurs mois pour raisons d’économie.

L’essentiel

  • Nuit du 26 au 27 avril 2026 : plusieurs véhicules vandalisés dans le centre-ville, avec bris de rétroviseurs et de vitres.
  • 28 avril 2026 : le maire Christophe Miqueu réactive l’éclairage public nocturne dans le cœur de la bastide.
  • Mesure d’économie annulée : l’éclairage était éteint de minuit à 6h pour réduire les coûts énergétiques.
  • Deuxième vague : des faits similaires avaient déjà eu lieu à la mi-mars 2026 dans la même commune.
  • Enquête ouverte en collaboration avec la gendarmerie.

Une deuxième vague en moins de deux mois

Ce n’est pas la première fois. Des dégradations similaires avaient touché Sauveterre-de-Guyenne à la mi-mars 2026, selon Sud Ouest. La répétition des faits a pesé dans la décision municipale. La mairie a publié un message sur Facebook condamnant « avec fermeté » ces actes et annonçant sa collaboration avec la gendarmerie pour identifier les auteurs.

L’éclairage éteint pour économiser, rallumé pour sécuriser

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La commune avait coupé l’éclairage public entre minuit et 6 heures du matin pour faire face à la hausse des coûts énergétiques. Une pratique répandue dans les petites communes françaises ces dernières années. Après les dégradations, le maire Christophe Miqueu a choisi de revenir en arrière, dès le 28 avril.

Selon Sud Ouest, il justifie la mesure ainsi : « Les gens sont plus rassurés de savoir que les lumières sont allumées, c’est un enjeu de sécurité publique et de tranquillité. » L’éclairage doit aussi améliorer l’efficacité des caméras de vidéosurveillance déjà installées dans le centre-ville.

Contexte dans la Gironde

Sauveterre-de-Guyenne est une bastide médiévale de l’Entre-deux-Mers, à environ 40 kilomètres au sud-est de Bordeaux. La commune compte 1 874 habitants selon les données INSEE de 2022. À l’échelle départementale, les dégradations et destructions volontaires ont progressé de 0,9 % en 2025 par rapport à 2024, selon Le Figaro, citant un bilan sécuritaire qui pointait également que 14,7 % des habitants de la métropole bordelaise se déclaraient touchés par ce type d’actes. Ce contexte de tensions sécuritaires en Gironde dépasse le seul fait divers local.

La décision de Sauveterre-de-Guyenne s’inscrit dans un mouvement plus large : selon ici.fr, plusieurs communes françaises, notamment en Nouvelle-Aquitaine, ont rallumé leur éclairage nocturne pour des raisons de sécurité en 2026, malgré l’impact sur les budgets et l’empreinte environnementale. Ce type d’arbitrage - économies contre sécurité - touche de nombreuses petites villes confrontées aux mêmes contraintes.

Enquête en cours, auteurs non identifiés

La gendarmerie est saisie. Aucune interpellation n’a été annoncée à ce stade. Le nombre exact de véhicules touchés et le montant des dégâts n’ont pas été communiqués par la mairie. Pour des faits comparables survenus ailleurs, comme le refus d’obtempérer à Puteaux, les procédures d’identification peuvent prendre plusieurs semaines.

La réactivation de l’éclairage est effective depuis le 28 avril. Son maintien à long terme, et son impact sur le budget communal, n’ont pas encore été précisés par la municipalité.

Sources

Hugo Castaing

Hugo Castaing

Hugo est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gironde (33), avec Bordeaux pour chef-lieu. Spécialité du département : viticulture Bordeaux (4 milliards CA) et métropole étudiante. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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