Puteaux : un policier tire sur un véhicule en fuite après qu’un chauffard fonce sur sa collègue

Le 25 avril 2026, une Seat Cupra Leon volée repérée par la BAC a semé le chaos rue Chante-Coq avant que trois hommes soient arrêtés.

Puteaux : un policier tire sur un véhicule en fuite après qu'un chauffard fonce sur sa collègue
Illustration Guillaume Roux / info.fr

Samedi 25 avril 2026 vers 19h45, une patrouille de la BAC de Puteaux a repéré une voiture volée circulant à contresens. Le conducteur a foncé sur une policière. Un agent a fait feu. Trois hommes ont été interpellés, aucun blessé.

Samedi 25 avril 2026, vers 19h45, une patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC) repère une Seat Cupra Leon volée circulant à contresens rue Chante-Coq, à Puteaux (Hauts-de-Seine). Ce qui suit dure quelques minutes. Bilan : un tir policier, trois interpellations, et une procédure judiciaire renvoyée devant le tribunal de Nanterre en juillet 2026.

L’essentiel

  • 25 avril 2026, 19h45 : une Seat Cupra Leon volée repérée à contresens rue Chante-Coq à Puteaux par la BAC.
  • Tir policier : un agent tire une cartouche vers le véhicule après que le conducteur fonce délibérément sur une collègue.
  • Aucun blessé : le parquet de Nanterre confirme l’absence de victimes malgré la tentative d’écrasement et le coup de feu.
  • 3 interpellations : conducteur et deux passagers arrêtés au quai Dion-Bouton.
  • Audience fixée en juillet 2026 : le conducteur est poursuivi pour refus aggravé, conduite sans permis et sous stupéfiants ; les passagers pour détention d’arme et de stupéfiants.

Une Seat volée repérée à contresens, la BAC en alerte

Selon Le Parisien et Actu.fr, les agents de la BAC identifient la Seat Cupra Leon - signalée volée - en train de rouler à contresens rue Chante-Coq en pleine heure de sortie. Ils tentent de l’intercepter. Le conducteur refuse d’obtempérer et prend la fuite à vive allure.

La course-poursuite traverse une portion du centre de Puteaux. La voiture percute plusieurs véhicules. Puis le conducteur dirige délibérément le véhicule vers une policière de la patrouille, selon les éléments transmis par le parquet de Nanterre.

Un tir, une cartouche, aucun blessé

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Face à la menace imminente sur sa collègue, un policier fait usage de son arme de service. Il tire une cartouche en direction du véhicule pour stopper la menace, selon Le Parisien. Le tir n’entraîne aucune blessure - ni parmi les forces de l’ordre, ni parmi les occupants du véhicule. Le parquet de Nanterre l’a confirmé.

La voiture finit par être immobilisée au quai Dion-Bouton, selon Actu17. Trois hommes en sont extraits : le conducteur et deux passagers.

Trois hommes en garde à vue, des chefs d’inculpation multiples

Le conducteur est sans permis de conduire et placé sous l’emprise de stupéfiants au moment des faits, selon le parquet de Nanterre relayé par Le Parisien et Actu.fr. Il est poursuivi pour refus d’obtempérer aggravé, conduite sans permis et conduite sous stupéfiants. Son audience est fixée au tribunal correctionnel en juillet 2026.

Les deux passagers font face à des chefs distincts : détention d’arme et détention de stupéfiants. Leurs conditions de comparution n’ont pas été précisées par le parquet à ce stade.

Contexte dans les Hauts-de-Seine

Les Hauts-de-Seine font partie des départements les plus exposés aux refus d’obtempérer. Entre 2016 et 2023, le département enregistrait en moyenne 6,4 cas pour 10 000 habitants, selon des données croisées par 20 Minutes et le ministère de l’Intérieur. Ce taux place le 92 parmi les départements franciliens les plus touchés.

En février 2026, un policier avait déjà été blessé lors d’un refus d’obtempérer impliquant deux voitures volées dans le département, selon Le Figaro. L’incident de Puteaux s’inscrit dans cette série.

Le précédent le plus marquant reste le contexte national de sécurité routière et policière issu de l’affaire Nahel Merzouk en juin 2023 à Nanterre - toujours dans les Hauts-de-Seine - où un refus d’obtempérer avait conduit à un tir fatal et des émeutes nationales.

À l’échelle nationale, les chiffres sont en hausse. En 2025, 28 200 refus d’obtempérer ont été recensés en France, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur. Parmi eux, 22 % étaient aggravés par une mise en danger d’autrui - la catégorie dans laquelle entre le cas du 25 avril à Puteaux.

Un usage des armes encadré par la loi de 2017

Depuis la loi du 28 février 2017, les policiers peuvent faire usage de leur arme lorsqu’un véhicule constitue une menace directe pour leur vie ou celle d’autrui, et qu’aucun autre moyen n’est disponible pour stopper la menace. C’est précisément le cadre légal invoqué dans ce type de situation - le conducteur ayant délibérément foncé sur une agente de la BAC.

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) n’a pas, à ce stade, annoncé l’ouverture d’une enquête administrative sur le tir. Cette information n’a pas été communiquée par le parquet de Nanterre. L’usage de l’arme reste soumis à l’appréciation judiciaire.

Les procédures judiciaires liées aux interpellations suivront leur cours devant le tribunal correctionnel de Nanterre, avec une première audience prévue pour le conducteur en juillet 2026.

L’affaire illustre la tension récurrente entre forces de l’ordre et refus d’obtempérer en zone dense. Puteaux, commune de 45 000 habitants au cœur du département le plus peuplé d’Île-de-France après Paris, concentre une activité policière soutenue liée à sa géographie - bordée par la Seine et traversée par des axes rapides. Les suites judiciaires de juillet 2026 apporteront les premières réponses pénales concrètes à cet incident.

Sources

Guillaume Roux

Guillaume Roux

Guillaume est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hauts-de-Seine (92), avec Nanterre pour chef-lieu. Spécialité du département : La Defense (3 millions m2 bureaux). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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