Dordogne : un cas d’herpèsvirus équin type 4 confirmé, le RESPE alerte les éleveurs

Un cheval diagnostiqué positif au HVE4 le 25 avril 2026 en Dordogne, dans un contexte de cas isolés récurrents en France.

Dordogne : un cas d'herpèsvirus équin type 4 confirmé, le RESPE alerte les éleveurs
Illustration Aurélie Lacoste / info.fr

Un cas d'infection respiratoire à herpèsvirus équin type 4 (HVE4) a été confirmé le 25 avril 2026 chez un cheval en Dordogne. Le Réseau d'Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine (RESPE) a émis une alerte deux jours plus tard. Les éleveurs du département sont appelés à renforcer leur vigilance.

Un cas d’infection respiratoire à herpèsvirus équin type 4 (HVE4) a été confirmé le 25 avril 2026 chez un cheval en Dordogne. Le Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine (RESPE) a émis une alerte sanitaire le 27 avril. Les éleveurs du département sont appelés à renforcer leur vigilance.

L’essentiel

  • Confirmation : Un cas de HVE4 diagnostiqué via écouvillon naso-pharyngé le 25 avril 2026 en Dordogne, selon le RESPE.
  • Alerte émise : Le RESPE a publié son alerte officielle le 27 avril 2026.
  • Cheptel concerné : La Dordogne compte environ 4 138 chevaux, selon les données de la filière équine en Nouvelle-Aquitaine.
  • Contexte national : Trois autres cas isolés d’HVE4 signalés en France depuis début 2026 : Manche (5 mars), Bas-Rhin (17 avril), Ille-et-Vilaine (21 avril).
  • Séroprévalence : 60 à 80 % des chevaux dans le monde présentent des anticorps contre le HVE4, selon des travaux de virologie équine.

Un diagnostic établi par écouvillon naso-pharyngé

La confirmation repose sur l’analyse d’un écouvillon naso-pharyngé prélevé sur le cheval concerné, selon le RESPE. Le résultat, rendu le 25 avril 2026, a déclenché la procédure d’alerte habituelle du réseau. La localisation précise de l’élevage n’a pas été communiquée.

Le RESPE a réagi sur X dès le 27 avril :

Ce qu’est le HVE4 : un virus endémique mais surveillé

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L’herpèsvirus équin de type 4 est l’un des deux herpèsvirus équins - avec le HVE1 - identifiés comme responsables des pertes économiques les plus significatives dans la filière équine, selon le RESPE et l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE). Il provoque principalement des infections respiratoires, en particulier chez les jeunes chevaux et les poulains.

La maladie est endémique en France. La séroprévalence mondiale est estimée entre 60 et 80 %, selon des travaux publiés en virologie équine. Des cas de type 1 et de type 4 sont régulièrement déclarés au RESPE dans l’ensemble du pays. Pour un sujet similaire observé dans d’autres régions, un foyer d’herpèsvirose équine avait aussi été signalé dans les Vosges récemment.

Il n’existe pas de traitement curatif spécifique. La vaccination permet d’atténuer les symptômes et de réduire la circulation virale dans les effectifs, sans garantir une protection totale.

Contexte dans la Dordogne

La Dordogne compte environ 4 138 chevaux, selon les données de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine sur la filière équine régionale. Le département s’inscrit dans un tissu d’élevages équestres et de structures équines diversifiées, entre centres équestres, élevages de sport et de loisir.

Face à ce cas isolé, le RESPE recommande une surveillance accrue des animaux présentant des signes respiratoires et l’application de mesures de biosécurité : isolement des chevaux suspects, limitation des contacts avec des animaux extérieurs, désinfection des équipements partagés.

Une série de cas isolés en France depuis le début 2026

Le cas dordognais s’inscrit dans une série d’alertes ponctuelles émises par le RESPE depuis le début de l’année. Trois autres cas d’HVE4 ont été signalés en France : dans la Manche le 5 mars, dans le Bas-Rhin le 17 avril, et en Ille-et-Vilaine le 21 avril 2026, selon les alertes publiées par le réseau.

Ces signalements restent des cas isolés. Aucun foyer de grande ampleur n’a été déclaré à ce stade en 2026.

Précédent national : 2018, année de référence

La dernière épidémie notable de rhinopneumonie en France remonte à 2018. Cette année-là, 120 foyers avaient été déclarés à l’échelle nationale, un chiffre légèrement supérieur aux années précédentes, selon Le Point Vétérinaire et un bilan publié par l’IFCE. Cette crise avait conduit la filière à renforcer ses protocoles de surveillance et de vaccination préventive.

Le RESPE reste l’organisme de référence pour le suivi épidémiologique de ces infections. Les éleveurs peuvent consulter ses alertes en temps réel sur son site. La situation en Dordogne sera suivie au fil des prochaines semaines, notamment si de nouveaux cas apparaissaient dans le département.

Sources

Aurélie Lacoste

Aurélie Lacoste

Aurélie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Dordogne (24), avec Périgueux pour chef-lieu. Spécialité du département : prehistoire (Lascaux) et image gastronomique Perigord. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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