Doubs : l’ASPAS conteste le plan de chasse autorisant 331 chamois abattus

La préfecture du Doubs fixe un quota de prélèvement entre 277 et 331 chamois pour la saison 2026/2027, une décision que l'association de protection des animaux sauvages juge injustifiée.

Doubs : l'ASPAS conteste le plan de chasse autorisant 331 chamois abattus
Illustration Thierry Muller / info.fr
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Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a lancé une consultation publique sur le plan de chasse du chamois pour la saison 2026/2027. Le texte prévoit l'abattage de 277 à 331 individus. L'ASPAS dénonce cette décision et alerte sur un effondrement des populations.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • Le projet d'arrêté de la préfecture du Doubs prévoit un quota de prélèvement de chamois entre 277 et 331 individus pour la saison 2026/2027.
  • Ce quota maximal de 331 chamois représente une baisse de 120 animaux par rapport à la saison précédente.
  • L'ASPAS conteste ce plan en affirmant que la population de chamois est passée de 3 000 à 1 500 individus dans le Doubs entre 2020 et 2026.
  • Le chamois n'est pas légalement classé comme espèce susceptible d'occasionner des dégâts mais reste soumis à un plan de chasse de grand gibier.
  • Une consultation publique est ouverte jusqu'au 28 juillet 2026 sur le site de la préfecture.
5 faits vérifiés 4 sources mis à jour le 21 juillet à 13:24

Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a publié un projet d’arrêté fixant le plan de chasse du chamois pour la saison 2026/2027. Le quota de prélèvement est situé entre 277 et 331 individus, selon le document mis en consultation publique jusqu’au 28 juillet 2026 sur le site de la préfecture.

Ce quota maximal de 331 chamois constitue une baisse de 120 animaux par rapport à la saison précédente, selon Chasse Passion. La préfecture justifie cette régulation par les dégâts forestiers causés par les chamois, notamment l’abroutissement des jeunes pousses.

L’ASPAS dénonce un effondrement des populations

L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) conteste fermement ce plan de chasse. Selon l’association, la population de chamois dans le Doubs est en chute libre, passant de 3 000 individus en 2020 à 1 500 aujourd’hui.

L’ASPAS considère que les dégâts forestiers invoqués par la préfecture sont insignifiants ou non avérés scientifiquement. L’association dénonce une gestion à but récréatif plutôt qu’une nécessité écologique, estimant que ces animaux ne sont pas des nuisibles.

Le chamois n’est d’ailleurs pas légalement classé comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD), selon le site de la préfecture du Doubs. Il reste toutefois soumis à un plan de chasse de grand gibier.

Un débat récurrent dans le département

Cette opposition entre la préfecture et les associations de protection de l’environnement sur la gestion du chamois n’est pas nouvelle dans le Doubs. Le département, frontalier avec la Suisse, abrite une population de chamois dans le massif du Jura, où l’espèce est emblématique.

Le préfet défend une régulation nécessaire pour limiter les impacts sur les forêts. Les associations de protection animale y voient un loisir cynégétique qui met en péril une espèce fragilisée. Cette tension illustre les difficultés de cohabitation entre activités humaines et faune sauvage dans les zones de montagne.

Le débat sur la gestion des populations de chamois touche également d’autres départements du massif jurassien. Dans le Territoire de Belfort voisin, les enjeux environnementaux mobilisent régulièrement les autorités et les associations. Les services de l’État dans le Doubs doivent composer avec des attentes divergentes entre chasseurs et défenseurs de la faune sauvage.

Contexte dans le Doubs

Le Doubs, département de 547 163 habitants, est caractérisé par son relief de moyenne montagne et ses massifs forestiers. Le chamois y est présent principalement dans les secteurs frontaliers avec la Suisse, où les altitudes dépassent 1 000 mètres.

Selon les données de la préfecture, le département compte plusieurs espèces de grand gibier soumises à des plans de chasse : cerfs, chevreuils, sangliers et chamois. La gestion cynégétique fait l’objet d’arrêtés préfectoraux annuels qui fixent les quotas de prélèvement par secteur.

Le massif du Jura, partagé entre la France et la Suisse, constitue un espace naturel transfrontalier où les populations de chamois circulent. La coordination entre les deux pays reste limitée, ce qui complique l’évaluation précise des effectifs.

Consultation publique ouverte

Les citoyens peuvent participer à la consultation publique jusqu’au 28 juillet 2026 sur le site demarches-simplifiees.fr. Le projet d’arrêté sera ensuite finalisé par la préfecture, qui prendra en compte ou non les observations reçues.

L’ASPAS appelle les habitants du Doubs à se mobiliser contre ce plan de chasse. L’association demande l’arrêt de la chasse de loisir du chamois dans le département et réclame une étude scientifique indépendante sur l’état des populations.

La préfecture n’a pas précisé si des comptages récents ont été réalisés pour justifier le quota fixé. Les chiffres de l’ASPAS sur la baisse des effectifs n’ont pas été confirmés par les services de l’État à ce stade.

Thierry
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Sources

Thierry Muller

Thierry Muller

Thierry est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Territoire de Belfort (90), avec Belfort pour chef-lieu. Spécialité du département : Alstom Belfort et industrie energetique GE. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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