Doubs : deux collégiens de Quingey en garde à vue après avoir versé du désinfectant dans la gourde de leur professeure
Deux élèves de 13 et 14 ans ont été interpellés vendredi à Quingey. Ils sont soupçonnés d’avoir versé du détergent dans la gourde de leur enseignante dans le cadre d’un pari entre camarades.
Deux collégiens de Quingey (Doubs) ont été placés en garde à vue vendredi 19 juin après avoir versé du désinfectant dans la gourde de leur enseignante. L’incident, survenu au collège Félix-Gaffiot, a été provoqué par un pari « cap ou pas cap ». L’enseignante a bu plusieurs gorgées avant d’être alertée.
L’essentiel
- Vendredi 19 juin 2026 : deux élèves de quatrième (13 et 14 ans) du collège Félix-Gaffiot de Quingey versent du désinfectant dans la gourde de leur professeure.
- L’enseignante a bu plusieurs gorgées avant d’être prévenue par d’autres élèves. Ses jours ne sont pas en danger.
- Interpellés et placés en garde à vue le jour même par les gendarmes, les deux adolescents ont été remis en liberté en fin de journée en attendant les suites judiciaires.
- Une expertise médicolégale est en cours pour déterminer l’ITT et la qualification pénale éventuelle.
Ce qui s’est passé
Vendredi 19 juin 2026, au collège Félix-Gaffiot de Quingey (Doubs), deux élèves de quatrième ont profité de l’absence de leur enseignante pour verser du désinfectant - probablement un détergent en spray - dans sa gourde personnelle. Selon les informations recueillies par L’Est Républicain et confirmées par le parquet de Besançon, les deux adolescents ont agi dans le cadre d’un pari « cap ou pas cap » entre camarades.
L’enseignante, âgée d’une quarantaine d’années, a bu plusieurs gorgées de sa gourde avant d’être alertée par d’autres élèves qui avaient assisté à la scène. « Ses jours ne sont pas en danger », a précisé une source proche de l’enquête. Elle a toutefois dû être examinée par des secouristes sur place.
La réaction immédiate et la garde à vue
Les faits ont été signalés à la gendarmerie de Quingey dans la foulée. Les deux collégiens, âgés de 13 et 14 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue le vendredi après-midi. Selon le parquet de Besançon, ils ont reconnu les faits. Ils ont été remis en liberté en fin de journée, dans l’attente de la suite de la procédure - une mesure classique pour des mineurs de cet âge.
« L’impact est important au sein du collège et de la communauté éducative », a déclaré la maire de Quingey, Sarah Faivre, citée par L’Est Républicain. L’établissement a mis en place une cellule psychologique pour accompagner les élèves et l’équipe enseignante.
La procédure judiciaire en cours
Le parquet de Besançon a précisé que l’enseignante doit être examinée par un médecin légiste afin d’évaluer un éventuel préjudice et la durée de son interruption temporaire de travail (ITT). « Sans ITT, l’infraction d’administration de substances nuisibles ne pourra être retenue », a expliqué le magistrat en charge. L’enquête, confiée aux gendarmes, se poursuit pour déterminer les circonstances exactes et le degré de préméditation.
Ce type de pari entre adolescents, souvent baptisé « cap ou pas cap », n’est pas rare dans les collèges, mais il prend ici une dimension particulièrement inquiétante. « C’est un rappel que les limites ne doivent jamais être franchies », commente un enseignant du collège sous couvert d’anonymat.
Contexte dans le Doubs
Le collège Félix-Gaffiot accueille environ 500 élèves à Quingey, petite commune de 1 400 habitants située à une vingtaine de kilomètres au sud de Besançon. Le Doubs, département rural et frontalier, compte une cinquantaine de collèges publics et privés. Les faits de violence ou de mise en danger en milieu scolaire y restent heureusement rares. Le dernier incident notable remonte à 2024, lorsqu’un élève avait introduit un cutter dans un établissement de Montbéliard.
« Ce qui s’est passé à Quingey est exceptionnel par sa nature, mais il illustre une tendance plus large de défiance envers les enseignants », souligne la fédération des parents d’élèves locale. Le rectorat de l’académie de Besançon suit le dossier et pourrait engager une procédure disciplinaire à l’encontre des deux collégiens.
Prochaine étape
L’enseignante doit être reçue par le médecin légiste dans les prochains jours. En fonction de son ITT, le parquet décidera de la qualification pénale (administration de substances nuisibles ou simple violence). Les deux adolescents, quant à eux, pourraient être convoqués devant un juge des enfants dans les semaines à venir.
Sources
- L'Est Républicain : Ils versent du désinfectant dans la gourde de leur prof : deux collégiens en garde à vue
- ICI (France Bleu Besançon) : Quingey : deux collégiens versent du détergent dans la gourde de leur enseignante, ils sont placés en garde à vue
- Sud Ouest : Doubs : deux collégiens en garde à vue après avoir versé du désinfectant dans la gourde de leur enseignante suite à un pari