Doubs : quatre hommes écroués à Besançon après un vol d’or de 550 000 € en Suisse

La Section de recherches de Besançon et l'Unité nationale ont mobilisé plus de 80 militaires pour interpeller sept suspects dans le Doubs

Doubs : quatre hommes écroués à Besançon après un vol d'or de 550 000 € en Suisse
Illustration Maxime Joly / info.fr

Quatre hommes âgés de 20 à 40 ans ont été écroués le 22 mai 2026 à Besançon, mis en examen pour vol en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment. Ils sont soupçonnés d'avoir braqué un fourgon à Renan (canton de Berne) en septembre 2025, emportant 250 plaquettes d'or et des pièces de montres de luxe pour un préjudice estimé à 550 000 €.

Quatre hommes âgés de 20 à 40 ans ont été écroués le 22 mai 2026 à Besançon, mis en examen pour vol en bande organisée, association de malfaiteurs et blanchiment. Ils sont soupçonnés d’avoir braqué un fourgon à Renan (canton de Berne) en septembre 2025, emportant 250 plaquettes d’or et des pièces de montres de luxe pour un préjudice estimé à 550 000 €.

L’essentiel

  • Vol : fourgon braqué le 11 septembre 2025 à Renan (Berne, Suisse), 250 plaquettes d’or brut et plusieurs centaines de pièces de montres de luxe, préjudice ~550 000 €.
  • Interpellations : 7 personnes arrêtées le 20 mai 2026 dans le Doubs (Besançon et pays de Montbéliard) ; 4 écrouées le 22 mai, 1 sous information judiciaire, 2 hors de cause.
  • Dispositif : plus de 80 militaires, 3 équipes cynophiles et 10 enquêteurs de l’U.N.I. mobilisés lors de l’opération d’interpellation.
  • Butin : non retrouvé ; selon le procureur Cédric Logelin, « les auteurs ont très rapidement écoulé la marchandise après le vol ».
  • Peines encourues : jusqu’à 15 ans d’emprisonnement pour vol avec arme, blanchiment et association de malfaiteurs.

Un braquage préparé, une fuite vers la France

Le 11 septembre 2025, un fourgon de transport de valeurs est attaqué à main armée à Renan, commune du canton de Berne. Les malfaiteurs repartent avec 250 plaquettes d’or brut et plusieurs centaines de pièces détachées de montres de luxe. La police cantonale bernoise confirme les faits dès le lendemain et signale l’identification d’un véhicule français sur les lieux.

C’est ce premier élément qui oriente l’enquête vers la Franche-Comté. Selon le commandant Christophe Vila, chef de la Section de recherches de Besançon, les renseignements suisses ont permis « d’identifier un véhicule français » et « une équipe qui résidait en Franche-Comté ». Une coopération franco-suisse est alors engagée.

Sept interpellations simultanées le 20 mai 2026

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Huit mois d’investigations débouchent sur une opération d’envergure. Le 20 mai 2026, plus de 80 militaires de la gendarmerie nationale sont déployés dans deux secteurs du Doubs - Besançon et le pays de Montbéliard - pour interpeller simultanément sept personnes. L’opération mobilise également trois équipes cynophiles et dix enquêteurs de l’Unité nationale d’investigation (U.N.I.) de la gendarmerie, selon macommune.info.

Au total, six Français et un ressortissant suisse résidant en France sont appréhendés. Les perquisitions livrent un matériel révélateur : stupéfiants, numéraire, sacs de luxe (dont des articles Louis Vuitton), une quinzaine de téléphones, un détecteur de balise et du matériel de conditionnement. Des déchets de polystyrène, susceptibles d’avoir servi à emballer l’or, sont retrouvés en forêt dans le Doubs.

Le chauffeur suisse, fausse victime devenue complice

Parmi les sept interpellés figure un salarié suisse de l’entreprise de transport, initialement présenté comme victime du braquage. Les enquêteurs l’identifient comme participant actif. Le substitut du procureur Lucas Maillard-Salin a précisé lors de la conférence de presse du 22 mai au tribunal de Besançon : « À ce stade, il reconnaît son implication. »

Le butin n’a pas été retrouvé. Le procureur Cédric Logelin a confirmé que « les auteurs ont très rapidement écoulé la marchandise après le vol », compliquant les perspectives de saisie.

Quatre écroués, une instruction en cours

Sur les sept interpellés, quatre ont été mis en examen et écroués le 22 mai 2026. Un cinquième reste sous information judiciaire ; deux ont été remis en liberté, « hors de cause à ce stade », selon Le Figaro et L’Est Républicain. Les chefs de mise en examen - vol avec usage d’une arme, blanchiment et participation à une association de malfaiteurs - exposent les prévenus à des peines pouvant atteindre 15 ans d’emprisonnement.

L’enquête a été conduite conjointement par la Section de recherches de la gendarmerie de Besançon, l’U.N.I. et la police cantonale bernoise, sous l’autorité du procureur Cédric Logelin et de son substitut Lucas Maillard-Salin. Les deux magistrats ont qualifié la coopération transfrontalière de « travail de grande qualité ».

Contexte dans le Doubs

Le Doubs partage environ 230 kilomètres de frontière avec la Suisse. La proximité avec les cantons de Berne, Neuchâtel et Jura en fait une zone exposée aux vols de métaux précieux, notamment dans l’industrie horlogère concentrée de part et d’autre de la frontière.

Cette affaire ne constitue pas un fait isolé. Selon le commandant Vila, cité par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, la Section de recherches du Doubs a interpellé 31 personnes pour des vols de métaux précieux similaires en douze mois, dont 15 placées en détention. La section de sécurité bisontine monte régulièrement des opérations d’ampleur dans ce secteur sensible. Le Doubs figure parmi les départements français les plus actifs en matière de coopération judiciaire transfrontalière avec la Confédération helvétique, en raison de la densité du tissu économique lié à l’horlogerie et aux matières précieuses.

À titre de comparaison, d’autres affaires judiciaires récentes illustrent la montée en puissance des coopérations interrégionales en matière de criminalité organisée, comme l’affaire Ganito qui a mobilisé plusieurs services spécialisés à l’échelle nationale.

La suite de la procédure

L’information judiciaire ouverte par le parquet de Besançon suit son cours. Les quatre hommes écroués restent à la disposition du juge d’instruction. La question du butin - 250 plaquettes d’or et des pièces de montres évaluées à 550 000 € au total - demeure entière : la marchandise, rapidement écoulée selon les enquêteurs, n’a pas été localisée à ce stade.

Sources

Maxime Joly

Maxime Joly

Maxime est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Doubs (25), avec Besançon pour chef-lieu. Spécialité du département : horlogerie/microtechniques et frontière suisse (40 000 frontaliers). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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