Draft NBA 2026 : AJ Dybantsa en tête d’une cuvée qualifiée d’historique
Les Washington Wizards ont choisi AJ Dybantsa en première position, tandis que les observateurs comparent cette promotion à celle de LeBron James en 2003. Les joueurs eux-mêmes promettent une longévité exceptionnelle.
La Draft NBA 2026, tenue le 24 juin, est déjà saluée comme l'une des plus talentueuses depuis vingt-trois ans. AJ Dybantsa, premier choix, et Caleb Wilson prédisent au moins dix joueurs encore en NBA dans huit ans.
L’essentiel
- AJ Dybantsa (BYU) a été sélectionné en premier choix de la Draft NBA 2026 par les Washington Wizards, le 24 juin 2026.
- Jay Bilas, analyste ESPN, qualifie cette cuvée de « plus riche en talents étoilés depuis 2003 », la comparant à la promotion LeBron James, Dwyane Wade et Carmelo Anthony.
- Aucun joueur français n’a été choisi lors du premier tour, une première depuis 2015 selon L’Équipe.
La cuvée 2026 de la Draft NBA s’annonce exceptionnelle. Les 60 choix ont été officialisés mercredi 24 juin au Barclays Center de New York, et les premiers échos venus des analystes et des prospects eux-mêmes placent cette promotion parmi les plus riches de l’histoire. Les Washington Wizards ont ouvert le bal en sélectionnant l’ailier d’élite AJ Dybantsa, issu de l’université Brigham Young (BYU).
Un big four d’élite
Derrière Dybantsa, les trois premières positions ont été trustées par des talents déjà considérés comme des franchise players en puissance : Darryn Peterson (choisi par les Charlotte Hornets en deuxième position), Cameron Boozer (ailier fort de Duke, troisième choix par les Utah Jazz) et Caleb Wilson (ailier de l’Université de Caroline du Nord, quatrième choix par les Portland Trail Blazers). Ce quatuor, que les observateurs appellent déjà le « big four », cumule des profils rares : taille, QI basket, polyvalence défensive et capacité à scorer des deux côtés du terrain.
Pour Jay Bilas, analyste historique d’ESPN, cette concentration de talents n’a pas d’équivalent récent. « C’est la cuvée la plus profonde en talents de qualité que j’aie jamais vue », a-t-il déclaré sur les antennes de la chaîne américaine. Il rapproche explicitement la promotion 2026 de celle de 2003, qui avait vu éclore LeBron James, Dwyane Wade, Carmelo Anthony et Chris Bosh.
La comparaison avec la cuvée 2003
Les prospects eux-mêmes partagent ce sentiment d’appartenir à un millésime unique. Interrogé par Yahoo Sports après sa sélection, Caleb Wilson a prédit que la Draft 2026 serait « l’une des meilleures classes de tous les temps ». Il a ajouté qu’il voyait « au moins dix joueurs de cette cuvée encore en NBA dans huit ans ». AJ Dybantsa, de son côté, a comparé cette promotion à celle de 2003 dans un entretien à Bleacher Report : « Quand on regarde ce que LeBron, Wade et Melo ont accompli, c’est ce niveau d’impact collectif que nous visons. »
Le compte Basket_Infos a résumé l’ambiance sur X :
Contexte en France
Si la Draft 2026 fait rêver les franchises américaines, elle laisse un goût amer au basket français. Pour la première fois depuis 2015, aucun joueur tricolore n’a été sélectionné au premier tour. L’Équipe et BeBasket soulignent un « trou d’air historique » pour la formation française, qui avait pourtant placé plusieurs prospects dans les mocks draft initiaux. Zuby Ejiofor, finalement drafté par les Hawks au premier tour, n’est pas considéré comme français par les instances (il a grandi aux États-Unis). Cette absence relance le débat sur la formation hexagonale et la capacité à exporter des talents vers la NBA, alors que le championnat de France, porté par des clubs comme Monaco - récents champions de France - continue de progresser en Betclic Élite.
Une profondeur inédite
Au-delà des quatre premiers, la Draft 2026 impressionne par sa densité. Jay Bilas insiste sur le fait que « jamais il n’a vu un draft aussi profond en termes de joueurs capables d’intégrer immédiatement une rotation NBA ». Les comparaisons avec la fameuse cuvée 2003, qui avait produit quatre Hall of Famers, ne sont pas exagérées selon plusieurs scouts présents à New York. Les équipes ayant des choix tardifs au premier tour ont pu repêcher des joueurs qui auraient été top 5 lors d’autres années. Cette richesse a aussi alimenté des trades en série pendant la soirée, plusieurs franchises échangeant leurs picks pour tenter de grimper.
Prochaine étape : la Summer League
Les rookies de la cuvée 2026 vont désormais rejoindre leurs franchises respectives pour la Summer League de Las Vegas, qui débute dans deux semaines. Ce sera une première occasion de voir sur le terrain si les promesses de longévité et de talent collectif se confirment. Pour les fans français, l’attention se tournera vers les quelques joueurs passés par le système français - comme le récent transfert d’Alperen Şengün aux Celtics, qui a fait réagir les supporters tricolores - mais la Draft 2026 restera celle d’une génération américaine hors norme.