Draft NBA 2026 : Cam Boozer, le fils prodige, débriefé après son choix en 3e position
L'ailier fort de Duke, élu joueur national de l'année, rejoint les Memphis Grizzlies où il devra faire oublier son statut de potentiel numéro un de la draft.
Sélectionné en troisième position par les Memphis Grizzlies lors de la Draft NBA 2026, Cameron Boozer fait l'objet d'un débrief approfondi. Le fils de l'ancien All-Star Carlos Boozer a dominé la saison universitaire à Duke avec 22,5 points et 10,2 rebonds de moyenne, suscitant des comparaisons avec les meilleurs ailiers forts de la ligue.
L’essentiel
- Faits clés : Cameron Boozer a été sélectionné en 3e position par les Memphis Grizzlies lors de la Draft NBA 2026, le 23 juin dernier à Brooklyn.
- Stats universitaires : 22,5 points, 10,2 rebonds et 4,1 passes décisives de moyenne lors de son unique saison à Duke.
- Distinction : Élu joueur national de l’année (National Player of the Year) chez les Blue Devils.
- Contexte : Devancé par AJ Dybantsa (Wizards) et Darryn Peterson (Jazz), il était considéré par plusieurs franchises comme un potentiel numéro un.
- Héritage : Fils de Carlos Boozer, double All-Star NBA.
Un choix attendu pour les Grizzlies
La Draft NBA 2026, qui s’est tenue le 23 juin au Barclays Center de Brooklyn, a réservé son lot de surprises. Si AJ Dybantsa est logiquement parti en première position chez les Washington Wizards, suivi de Darryn Peterson pour les Utah Jazz, c’est bien le profil de Cameron Boozer qui cristallisait les attentes des observateurs. Les Memphis Grizzlies, détenteurs du troisième choix, n’ont pas hésité une seconde à jeter leur dévolu sur l’ailier fort de 18 ans issu de l’université Duke.
Pour les Grizzlies, cette sélection intervient dans un contexte de reconstruction après une saison 2025-2026 marquée par une série de défaites en fin d’exercice. L’équipe, qui a notamment perdu ses huit derniers matches de la saison régulière (dont des revers face à Toronto, Milwaukee ou encore Cleveland), cherche à renforcer son secteur intérieur aux côtés du géant Zach Edey. Boozer, avec sa polyvalence offensive et son QI basket, semble répondre à ce besoin.
Une saison universitaire de haut vol
Lors de son unique saison sous le maillot des Blue Devils, Cameron Boozer a confirmé toutes les attentes placées en lui. Avec des moyennes de 22,5 points, 10,2 rebonds et 4,1 passes décisives par match, il a été le leader offensif de son équipe. Sa constance a été remarquable : il a inscrit au moins 13 points lors de chacune des rencontres disputées, un gage de fiabilité rare chez un freshman.
Cette performance lui a valu d’être nommé joueur national de l’année, une distinction qui le place dans la lignée des grands prospects de Duke. Son adresse extérieure à 39,1 % à trois points a également impressionné les recruteurs, faisant de lui un intérieur moderne capable d’écarter le jeu.
Un profil technique salué par les experts
Le directeur du recrutement d’ESPN, Paul Biancardi, a loué le jeu de jambes exceptionnel de Cameron Boozer et son profil de pivot moderne adapté au small-ball. « Il possède une mobilité rare pour un joueur de sa taille, combinée à une lecture du jeu très avancée », a-t-il déclaré. « C’est un joueur qui peut scorer de partout sur le terrain et qui défend sur plusieurs positions. »
Ces qualités techniques expliquent pourquoi, malgré sa troisième position, Boozer était considéré par plusieurs franchises comme un potentiel numéro un de cette draft. Son père, Carlos Boozer, double All-Star NBA, avait d’ailleurs préparé le terrain médiatique, mais c’est bien le fils qui a su s’imposer par son travail et sa détermination.
Contexte NBA : une draft riche en talents
La draft 2026 restera comme l’une des plus denses en termes de talents de la décennie. Outre les trois premiers choix très attendus, les Memphis Grizzlies ont également sélectionné Karim López et récupéré cinq choix de second tour, montrant leur volonté de reconstruire un effectif compétitif. Boozer arrive dans une équipe qui mise sur la jeunesse et la complémentarité des profils.
Les premiers échos des camps d’été laissent entrevoir un joueur prêt à s’adapter au rythme NBA, même si certains experts pointent des limites athlétiques verticales en défense. « Son QI basket et sa technique individuelle compensent largement ce petit déficit athlétique », nuance Paul Biancardi. Les Grizzlies, de leur côté, semblent confiants dans l’intégration de leur nouveau joyau.
Prochaine étape : l’intégration en NBA
Cameron Boozer devrait participer à la Summer League de Las Vegas en juillet prochain, avant de rejoindre le camp d’entraînement des Grizzlies en septembre. L’enjeu pour lui sera de trouver sa place dans une rotation déjà bien fournie, aux côtés de Ja Morant et de Zach Edey. Les attentes sont élevées, mais le fils Boozer semble armé pour répondre présent.