Drôme : la préfète lance la campagne « L’abandon, c’est non » contre l’abandon des animaux
À l'approche des départs en vacances, la préfète Marie-Aimée Gaspari et la Ville de Valence rappellent les sanctions pénales et diffusent un guide pratique avec le ministère de l'Agriculture.
La préfecture de la Drôme et la Ville de Valence ont lancé le 23 juin 2026 la campagne annuelle contre l'abandon des animaux intitulée « L'abandon, c'est non ». Les autorités rappellent que cet acte est un délit passible de 3 ans de prison et 45 000 € d'amende, et proposent des solutions de garde via un guide vidéo.
L’essentiel
- Campagne lancée le 23 juin 2026 : la Ville de Valence et la préfecture de la Drôme relaient l’opération « L’abandon, c’est non » et le slogan « L’abandon est la pire des trahisons ».
- Sanction pénale : abandonner un animal est un délit puni de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 521-1 du Code pénal).
- Guide et vidéo : le ministère de l’Agriculture diffuse un guide pratique et une vidéo de sensibilisation #StopAbandon, avec des conseils pour planifier la garde de son animal.
- Numéro d’alerte : les témoins de maltraitance ou d’abandon peuvent composer le 3677, gratuit et accessible 7j/7.
Ce qu’il faut retenir de la campagne 2026
À l’approche des grandes vacances, la préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, et les services de l’État relaient la campagne nationale #StopAbandon. L’objectif : rappeler que l’abandon d’un animal de compagnie n’est pas un geste anodin mais un délit. La Ville de Valence a lancé le 23 juin sa propre déclinaison intitulée « L’abandon, c’est non », avec pour slogan « L’abandon est la pire des trahisons », selon la municipalité.
La campagne s’appuie sur un guide pratique édité par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, ainsi qu’une vidéo de sensibilisation diffusée sur les réseaux sociaux. Elle encourage les propriétaires à identifier leur animal (tatouage ou puce électronique), à anticiper la garde pendant les départs (pension, petsitter, famille) et à prévoir le budget nécessaire.
Des sanctions pénales lourdes
Le rappel est clair : abandonner son chien ou son chat est un acte réprimé par la loi. Selon l’article 521-1 du Code pénal, l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité est puni de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. La préfecture de la Drôme précise que ces peines peuvent être portées à 4 ou 5 ans de prison si l’acte présente un risque de mort immédiat ou entraîne la mort de l’animal.
Les conseils aux propriétaires
Le guide national #StopAbandon insiste sur plusieurs points pratiques : « Avant de partir, il est essentiel d’avoir réservé une place en pension, de trouver un petsitter ou de solliciter un proche. Ne laissez jamais votre animal seul plusieurs jours sans surveillance. » Il rappelle également que depuis le 1er janvier 2024, la vente de chiens et chats en animalerie est interdite afin de limiter les achats impulsifs, mesure issue de la loi contre la maltraitance animale.
Un numéro national de signalement, le 3677, est accessible 24h/24 et 7j/7 pour témoigner de tout cas de maltraitance ou d’abandon. La mairie de Valence encourage les habitants à le composer en cas de doute.
Contexte dans la Drôme
Avec environ 500 000 habitants, la Drôme est un département rural et touristique, où la présence d’animaux de compagnie est importante. Chaque été, les refuges locaux constatent une hausse des abandons, surtout en juillet et août. Pour y faire face, Valence Romans Agglo a investi 3 millions d’euros dans une nouvelle fourrière communautaire mise en service en février 2024. Par ailleurs, le refuge animalier Saint-Roch a été entièrement relocalisé dans des locaux neufs à Étoile-sur-Rhône, financés par des fonds privés. La préfecture et la ville travaillent en lien avec les associations de protection animale pour renforcer les contrôles.
La campagne s’inscrit dans un été marqué par de nombreux incidents climatiques ailleurs en France, comme l’incendie de végétation dans le Jura ou les orages en Aveyron. Les autorités drômoises rappellent que la vigilance s’impose aussi pour les animaux.
Pour l’instant, aucune date de prochaine étape n’a été communiquée. La campagne se poursuit tout l’été sur les panneaux d’affichage municipaux et les réseaux sociaux.