Drôme : la préfète ferme 5 commerces à Valence et Pierrelatte pour narcotrafic et activités criminelles

Quatre établissements visés à Valence, un à Pierrelatte, après un mois d'opérations de sécurité renforcée et des actions de la gendarmerie contre le narcotrafic.

Drôme : la préfète ferme 5 commerces à Valence et Pierrelatte pour narcotrafic et activités criminelles
Illustration Léa Faure / info.fr

La préfète de la Drôme Marie-Aimée Gaspari a prononcé le 6 juin 2026 la fermeture administrative de cinq commerces et établissements pour activités criminelles ou délictuelles. Quatre se trouvent à Valence, un à Pierrelatte. Narcotrafic, travail dissimulé et jeux clandestins figurent parmi les motifs retenus.

L’essentiel

  • 5 fermetures : la préfète a ordonné la fermeture administrative de 5 établissements, dont 4 à Valence et 1 à Pierrelatte.
  • Motifs : narcotrafic, participation à des activités criminelles, travail dissimulé et jeux clandestins.
  • Établissements identifiés : La Panthère (débit de boissons, boulevard Churchill, Valence) et L’Oasis (Pierrelatte, pour narcotrafic).
  • Opérations OVSR : la police nationale mène des opérations ville de sécurité renforcée à Valence depuis un mois.
  • Gendarmerie : des opérations anti-narcotrafic de la gendarmerie nationale à Pierrelatte ont également conduit à ces décisions.

Cinq fermetures ordonnées en une décision

La préfète de la Drôme a annoncé les fermetures le 6 juin 2026 via le compte officiel @Prefet26. La décision vise cinq commerces et établissements « participant à des activités criminelles ou délictuelles », selon les termes de la préfecture. Quatre sont situés à Valence, un à Pierrelatte.

Parmi les établissements nommément identifiés dans les médias locaux : La Panthère, débit de boissons situé boulevard Churchill à Valence, fermé pour participation à des activités criminelles, selon ICI.fr et Le Dauphiné Libéré. À Pierrelatte, L’Oasis a été fermé pour narcotrafic, selon les mêmes sources.

Narcotrafic, travail dissimulé, jeux clandestins

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Les motifs retenus par la préfecture sont multiples. Le Dauphiné Libéré cite le narcotrafic, le travail dissimulé et les jeux clandestins. Ces motifs peuvent se cumuler selon les établissements concernés, mais la préfecture n’a pas détaillé publiquement la répartition exacte des griefs par commerce.

La fermeture administrative est un outil préventif et coercitif : elle ne présuppose pas une condamnation pénale, mais traduit une décision de l’autorité préfectorale fondée sur les éléments transmis par les services de police et de gendarmerie.

OVSR à Valence, opérations gendarmerie à Pierrelatte

Les fermetures sont la résultante directe de deux types d’opérations. À Valence, la police nationale mène des opérations ville de sécurité renforcée (OVSR) depuis environ un mois au moment de l’annonce, selon la préfecture. Ce dispositif, déployé dans certaines communes classées prioritaires, combine présence policière accrue, contrôles et enquêtes ciblées.

À Pierrelatte, c’est la gendarmerie nationale qui a conduit les investigations ayant abouti à la fermeture de L’Oasis. La commune, distante d’une cinquantaine de kilomètres au sud de Valence, relève de la compétence territoriale de la gendarmerie.

Ce type d’action coordonnée entre police, gendarmerie et préfecture s’inscrit dans une tendance nationale à la judiciarisation et à l’administrativisation simultanées de la lutte contre les trafics.

Contexte dans la Drôme

Valence, préfecture de la Drôme avec environ 65 000 habitants, concentre une part significative des faits de délinquance du département. Des OVSR y ont déjà été menées en février 2026, avec des interpellations et des saisies à la clé, selon les publications du compte @Prefet26.

Ce n’est pas la première fois que la préfecture recourt aux fermetures administratives dans le département. Un bar à chicha, Le Mirage, avait fait l’objet d’une fermeture préfectorale en mars 2026, selon Le Dauphiné Libéré. Un autre commerce de Valence avait également subi une fermeture administrative, rapporte ICI.fr. Ces précédents illustrent une utilisation régulière de cet outil par les services de l’État dans la Drôme.

La préfète Marie-Aimée Gaspari est en poste depuis le 1er septembre 2025. Nommée par décret du 30 juillet 2025, elle était auparavant préfète de la Mayenne, selon le Journal officiel et le site de la préfecture de la Drôme. Un accident récent sur l’A49 près de Crest-Chabeuil rappelle par ailleurs que la sécurité publique dans le département mobilise régulièrement les forces de l’ordre sur plusieurs fronts simultanément.

Ce que la préfecture n’a pas encore précisé

Les noms des trois autres établissements valenciens visés par les fermetures n’ont pas été communiqués publiquement à ce stade. La durée des fermetures administratives n’a pas non plus été précisée dans l’annonce officielle. Ces décisions peuvent être temporaires ou définitives selon les procédures engagées en parallèle.

La préfecture n’a pas indiqué si des procédures pénales avaient été ouvertes concomitamment par les parquets de Valence ou de Nîmes pour les faits constatés à Pierrelatte.

La préfecture de la Drôme n’avait pas répondu à une demande de précisions au moment de la publication de cet article. Les suites judiciaires éventuelles dépendront des dossiers transmis aux juridictions compétentes.

Sources

Léa Faure

Léa Faure

Léa est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Drôme (26), avec Valence pour chef-lieu. Spécialité du département : viticulture cote-rotie et agriculture bio (1er département bio par surface). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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