DumpSec démantelé : sept hackers français interpellés après le pillage de millions de données
L'Office anti-cybercriminalité met fin à dix-huit mois de piratages revendiqués depuis l'anonymat des forums
L'OFAC a interpellé sept jeunes hackers du groupe DumpSec, accusés du vol de dizaines de millions de données et de l'attaque de plus de 1 500 entités françaises.
- Sept jeunes hackers du groupe DumpSec interpellés le 9 juin par l'OFAC.
- Plus de 1 500 entités françaises potentiellement piratées Assemblée nationale, Leroy Merlin, Crous, UNSS.
- Plusieurs dizaines de millions de données volées et revendues sur BreachForums.
- Cadre pénal articles 323-1 à 323-4-1 et 226-22 du Code pénal, peines doublées en bande organisée, atténuées pour les mineurs.
- Investigations toujours en cours, exploitation des supports numériques saisis lors des perquisitions.
Le groupe qui narguait les autorités depuis plus d’un an vient de tomber. L’Office anti-cybercriminalité [1] a annoncé jeudi 11 juin [2] l’interpellation de sept personnes [3] soupçonnées d’appartenir à DumpSec [4], un collectif spécialisé dans le piratage, l’extraction et la revente de données sensibles. Au compteur des enquêteurs: plusieurs dizaines de millions [5] de données volées et plus de 1 500 entités [6] potentiellement visées.
Parmi les cibles documentées: l’Assemblée nationale [7], Leroy Merlin [8], plusieurs fédérations sportives [9] et des sites médicaux [10]. Le portefeuille de victimes dessine une cartographie qui dépasse le simple piratage opportuniste: administrations centrales, grande distribution, secteur de la santé et institutions sportives ont toutes nourri le commerce souterrain de leurs données personnelles.
Une enquête née d’une attaque rennaise
L’investigation a démarré en novembre 2025 [11] après une cyberattaque visant une entreprise basée à Rennes [12]. C’est l’antenne rennaise [13] de l’OFAC qui a piloté le dossier pendant sept mois. L’opération coordonnée du 9 juin [14] a mobilisé plusieurs antennes territoriales, avec des interpellations menées à Lille, Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Limoges et Poitiers [15]. L’annonce publique, intervenue deux jours plus tard, correspond au délai légal de garde à vue de 48 heures prévu par l’article 63 du Code de procédure pénale, prolongeable jusqu’à 96 heures en matière de criminalité organisée.
« Pendant que le groupe cybercriminel, sous couvert d’anonymat, revendiquait ses attaques dans les media, l’analyse des indices de compromission par les enquêteurs de l’OFAC, avec l’appui de son plateau technique, portait ses fruits et permettait l’identification et la localisation de 7 mis en cause », a déclaré Nicolas Guidoux [16], chef de l’Office anti-cybercriminalité [16]. Derrière la formule, une mécanique d’enquête désormais classique pour les services cyber: remontée des indicateurs de compromission (IoC) laissés sur les serveurs attaqués - adresses IP, signatures de scripts, horodatages -, croisement avec les revendications publiques du groupe sur les médias et les forums, puis recoupement avec les pseudonymes utilisés sur BreachForums. La paradoxale stratégie de visibilité de DumpSec, conçue pour bâtir une réputation, a fourni aux enquêteurs autant de prises analytiques. Lors des perquisitions, plusieurs supports numériques ont été saisis [17] et leur exploitation est en cours [18].
Des hackers mineurs ou jeunes majeurs, autodidactes
Le profil des suspects bouscule l’image du cybercriminel professionnel internationalisé. Selon la commissaire Julie Benoit, cheffe du pôle des enquêtes cyber à l’OFAC [19], il s’agit de « jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d’atteinte » [20]. Les sept interpellés sont décrits comme « des mineurs ou des jeunes majeurs » [21], « souvent des autodidactes » [22] et « totalement décomplexés » [23]. Ce profil rappelle celui du collectif Lapsus$, démantelé en 2022 au Royaume-Uni après des intrusions chez Microsoft, Nvidia et Okta: la plupart des suspects britanniques étaient alors mineurs, autodidactes et mus par la quête de réputation davantage que par un projet criminel structuré.
La mécanique du groupe répondait à une logique double: revendiquer ses attaques dans les médias [24] pour gagner en notoriété, puis monétiser les fichiers sur des forums spécialisés comme BreachForums [25]. Un modèle d’extraction massive suivi de commercialisation auprès d’autres cybercriminels [26], décortiqué par les enquêteurs depuis l’automne 2025.
Le sillage laissé: Crous, Éducation nationale, UNSS
Avant son démantèlement, DumpSec a signé certaines des fuites les plus retentissantes de l’année. En mars, le groupe a revendiqué la mise en vente de données du Crous: 774 000 étudiants ou ex-étudiants [27] ont vu leurs informations compromises après l’exfiltration sur la plateforme mesrdv.etudiant.gouv.fr [28]. Parmi eux, 139 000 personnes ont fait l’objet d’une exfiltration de pièces jointes [29] (copies d’identité, bulletins de salaire) et 635 000 d’une fuite limitée aux nom, prénom et adresse mail [30].
Le ministère de l’Éducation nationale [31] a confirmé le vol de données personnelles d’environ 243 000 agents [32], essentiellement des enseignants, piratées le 15 mars [33]. Plus tôt, en février, DumpSec avait revendiqué le piratage du site de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) [34]: 1 557 000 photos d’élèves [35] de la 6e à la terminale [36] et 65 Go de données sensibles [37] exposés sur le darknet.
Un cadre pénal lourd, atténué pour les mineurs
Les faits reprochés à DumpSec relèvent des articles 323-1 et suivants du Code pénal, qui répriment les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données (STAD). L’article 323-1 punit l’accès ou le maintien frauduleux dans un STAD de trois ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende; l’article 323-3, qui vise l’extraction, la détention ou la transmission frauduleuse de données - au cœur du dossier DumpSec -, prévoit sept ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. L’article 323-4-1 alourdit ces peines en cas de commission en bande organisée, qualification que la juxtaposition des sept interpellations et la mutualisation des cibles rendent vraisemblable. À ce socle s’ajoutent les dispositions du Code pénal sanctionnant la divulgation à des tiers de données personnelles obtenues illicitement - soit, ici, leur mise en vente sur BreachForums.
L’âge des suspects modifie toutefois substantiellement la mécanique répressive. Le Code de la justice pénale des mineurs prévoit une diminution de moitié des peines encourues par les mineurs de plus de treize ans (excuse de minorité), un juge des enfants ou un juge d’instruction spécialisé compétent, et un tribunal pour enfants comme juridiction de jugement. Les majeurs interpellés relèveront, eux, du tribunal judiciaire de droit commun. L’ANSSI [38] et la CNIL [39] ont été saisies à plusieurs reprises au titre des fuites elles-mêmes, en application du règlement général sur la protection des données.
L’angle mort: un qui survit aux arrestations
Ce que les coups de filet judiciaires laissent rarement voir: la chaîne de revente des données françaises ne dépend pas d’un seul groupe. Le service de veille ZATAZ [40] a cartographié un bot Telegram indexant plus de 500 millions de lignes [41] à dominante francophone, alimenté par les fuites passées. Au 4 décembre [42], l’acteur revendiquait 852 040 905 mails [43], 170 754 281 lignes [44] avec date de naissance et près de 238 millions de noms [45]. Les bases liées à l’UNSS (7,7 millions de fiches d’élèves [46]), à la Fédération Française de Handball (2,7 millions [47]) ou au Crous nourrissent toujours ce marché parallèle.
La raison structurelle est simple: entre le producteur (DumpSec, qui exfiltre) et le consommateur final (fraudeurs, escrocs au faux conseiller bancaire, opérateurs de phishing ciblé), s’intercale un marché secondaire indépendant. Dès qu’un fichier est mis en vente sur BreachForums, il est acheté, dupliqué, recompilé avec d’autres bases, puis réindexé dans des bots de lookup hébergés sur Telegram ou Discord. Ces bots, opérés par des acteurs distincts de DumpSec, deviennent des bases consolidées qui survivent à l’arrestation des hackers d’origine. Neutraliser les producteurs ne retire pas les données des entrepôts; cela ne tarit qu’un seul des affluents. Telegram a indiqué à ZATAZ que « la diffusion de données privées est strictement interdite par les conditions d’utilisation [.] et tout contenu de ce type est immédiatement supprimé dès qu’il est détecté » [48], une modération assistée par IA qui n’empêche pas la prolifération des bots de lookup, dont la mécanique en miroirs rend la suppression définitive très difficile.
Ce que les sources ne disent pas
Quatre zones d’ombre persistent. Aucune information publique ne précise l’identité de l’entreprise rennaise [12] dont l’attaque a déclenché l’enquête, ni la nature exacte des données compromises chez elle. Aucune des sources consultées ne détaille la répartition par âge des sept interpellés: combien de mineurs, combien de majeurs. Aucune source consultée ne précise non plus si les représentants légaux des suspects mineurs ont été notifiés conformément aux dispositions du Code de la justice pénale des mineurs, ni quelle juridiction spécialisée - parquet des mineurs, juge des enfants - a été saisie. Enfin, le sort des données déjà commercialisées sur BreachForums et indexées par les bots de lookup [41] reste entier. Les investigations se poursuivent [18] et l’exploitation des matériels saisis pourrait identifier d’éventuels complices [49].
► Lire aussi: Cegedim Santé piraté, millions de patients exposés
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (49)
-
Office anti-cybercriminalité - Organisation ayant annoncé le démantèlement de Dumpsec.
« a annoncé jeudi 11 juin l’Office anti-cybercriminalité dans une publication sur LinkedIn »
rtl.fr ↗ ↩ -
11 juin - Date de l'annonce du démantèlement du groupe Dumpsec par l'Office anti-cybercriminalité.
« a annoncé jeudi 11 juin l’Office anti-cybercriminalité dans une publication sur LinkedIn »
rtl.fr ↗ ↩ -
sept - Nombre de personnes interpellées dans le cadre du démantèlement de Dumpsec.
« Sept personnes soupçonnées d’avoir participé au vol de plusieurs dizaines de millions de données ont été interpellées »
rtl.fr ↗ ↩ -
Dumpsec, un groupe spécialisé dans le piratage, l’extraction et la revente de données sensibles - Nom et activité du groupe démantelé.
« le démantèlement de Dumpsec, un groupe spécialisé dans le piratage, l’extraction et la revente de données sensibles »
rtl.fr ↗ ↩ -
plusieurs dizaines de millions - Volume estimé de données volées par le groupe Dumpsec.
« soupçonnées d’avoir participé au vol de plusieurs dizaines de millions de données »
rtl.fr ↗ ↩ -
1.500 - Nombre d'entités potentiellement visées par le groupe Dumpsec.
« Plus de 1.500 entités pourraient avoir été visées »
rtl.fr ↗ ↩ -
l’Assemblée nationale - Une des entités publiques ciblées par Dumpsec.
« parmi lesquelles l’Assemblée nationale, Leroy Merlin, plusieurs fédérations sportives ou encore des sites médicaux »
rtl.fr ↗ ↩ -
Leroy Merlin - Une des entreprises privées ciblées par Dumpsec.
« parmi lesquelles l’Assemblée nationale, Leroy Merlin, plusieurs fédérations sportives ou encore des sites médicaux »
rtl.fr ↗ ↩ -
plusieurs fédérations sportives - Secteur d'entités ciblées par Dumpsec.
« parmi lesquelles l’Assemblée nationale, Leroy Merlin, plusieurs fédérations sportives ou encore des sites médicaux »
rtl.fr ↗ ↩ -
sites médicaux - Secteur d'entités ciblées par Dumpsec.
« parmi lesquelles l’Assemblée nationale, Leroy Merlin, plusieurs fédérations sportives ou encore des sites médicaux »
rtl.fr ↗ ↩ -
novembre 2025 - Date d'ouverture de l'enquête sur Dumpsec.
« L’enquête, ouverte en novembre 2025 après une cyberattaque contre une entreprise rennaise »
rtl.fr ↗ ↩ -
Une cyberattaque contre une entreprise rennaise a déclenché l'enquête sur Dumpsec - Origine de l'enquête sur Dumpsec.
« L’enquête, ouverte en novembre 2025 après une cyberattaque contre une entreprise rennaise »
rtl.fr ↗ ↩ -
antenne de Rennes de l’Office anti-cybercriminalité - Service ayant piloté l'enquête sur Dumpsec.
« a été pilotée par l’antenne de Rennes de l’Office anti-cybercriminalité »
rtl.fr ↗ ↩ -
9 juin - Date de l'opération coordonnée contre Dumpsec.
« a abouti à une opération coordonnée menée le 9 juin sur plusieurs points du territoire »
rtl.fr ↗ ↩ -
Une opération coordonnée a été menée le 9 juin à Lille, Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Limoges et Poitiers - Lieux des interpellations dans le cadre du démantèlement de Dumpsec.
« menée le 9 juin sur plusieurs points du territoire, notamment à Lille, Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Limoges et Poitiers »
rtl.fr ↗ ↩ -
Nicolas Guidoux, chef de l'Office anti-cybercriminalité - Fonction et nom du responsable ayant commenté l'enquête.
« a souligné le chef de l'Office anti-cybercriminalité Nicolas Guidoux »
rtl.fr ↗ ↩ -
Plusieurs supports numériques ont été saisis lors des perquisitions - Résultat des perquisitions dans le cadre de l'enquête sur Dumpsec.
« Au cours des perquisitions, plusieurs supports numériques ont été saisis »
rtl.fr ↗ ↩ -
Les investigations sur Dumpsec se poursuivent - Statut actuel de l'enquête.
« Leur exploitation est en cours et les investigations se poursuivent »
rtl.fr ↗ ↩ -
Julie Benoit, cheffe du pôle des enquêtes cyber à l’OFAC - Fonction et nom de la commissaire décrivant les profils des hackers.
« La commissaire Julie Benoit, cheffe du pôle des enquêtes cyber à l’OFAC, décrit des profils jeunes »
rtl.fr ↗ ↩ -
Ce sont de jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d’atteinte - Déclaration de Julie Benoit sur le profil des hackers interpellés.
« « Ce sont de jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d’atteinte » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
des mineurs ou des jeunes majeurs - Âge des sept interpellés.
« Les sept interpellés sont « des mineurs ou des jeunes majeurs » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
souvent des autodidactes - Profil des interpellés selon Julie Benoit.
« « souvent des autodidactes » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
totalement décomplexés - Comportement des interpellés selon Julie Benoit.
« « totalement décomplexés » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Le groupe Dumpsec revendiquait ses attaques dans les médias - Action du groupe Dumpsec pour gagner en notoriété.
« Les attaques étaient revendiquées dans les médias »
rtl.fr ↗ ↩ -
BreachForums - Forum spécialisé où Dumpsec vendait les données volées.
« proposées à la vente sur des forums spécialisés, comme BreachForums »
rtl.fr ↗ ↩ -
DumpSec est soupçonné d'avoir développé un modèle reposant sur l'extraction massive de données puis leur commercialisation - Modèle économique attribué à DumpSec.
« Les enquêteurs soupçonnent DumpSec d'avoir développé un modèle reposant sur l'extraction massive de données puis leur commercialisation auprès d'autres cybercriminels. »
frenchbreaches.com ↗ ↩ -
774.000 - Nombre d'étudiants ou ex-étudiants dont les données personnelles ont été piratées lors de la cyberattaque contre le Crous.
« Les données personnelles de 774.000 étudiants ou ex-étudiants ont été piratées »
bfmtv.com ↗ ↩ -
mesrdv.etudiant.gouv.fr, plateforme de prise de rendez-vous avec les services sociaux et logement des Crous - Site concerné par l'exfiltration des données.
« "d'une exfiltration de données provenant du site mesrdv.etudiant.gouv.fr, plateforme de prise de rendez-vous avec les services sociaux et logement des Crous" »
bfmtv.com ↗ ↩ -
139.000 - Nombre de personnes ayant fait l'objet d'une exfiltration de pièces jointes déposées dans l'application.
« Parmi elles, 139.000 personnes ont fait l'objet d'une exfiltration de pièces jointes déposées dans l'application »
bfmtv.com ↗ ↩ -
635.000 - Nombre de personnes ayant fait l'objet d'une exfiltration de données "très limitée".
« et 635.000 ont fait l'objet d'une exfiltration de données "très limitée" (nom, prénom, adresse mail, objet et date du rendez-vous) »
bfmtv.com ↗ ↩ -
ministère de l'Éducation nationale, administration publique française chargée de l'éducation et de l'enseignement - Ministère victime d'un vol de données.
« le ministère de l'Education nationale a confirmé le vol de données personnelles d'environ 243 000 agents »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
243 000 - Nombre d'agents de l'Éducation nationale dont les données ont été piratées.
« 243 000 agents de l'Education nationale »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
15 mars - Date de la cyberattaque contre l'Éducation nationale.
« ont été piratées le 15 mars »
bfmtv.com ↗ ↩ -
Union nationale du sport scolaire (UNSS), fédération sportive sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale - Organisation victime du piratage
« l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), une fédération sportive, placée sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
1 557 000 - Nombre de photos d’élèves exposées par le piratage de l’UNSS
« « expose 1 557 000 photos d’élèves » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
de la 6e à la terminale - Niveaux scolaires des élèves concernés par les photos volées
« photos d’élèves » de la 6e à la terminale »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
65 Go - Volume de données sensibles volées lors du piratage de l’UNSS
« « et 65 Go de données sensibles » »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), autorité française en charge de la cybersécurité - Organisme auprès duquel un signalement a été effectué.
« Des signalements auprès de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
Commission informatique et libertés (CNIL), autorité administrative indépendante française chargée de la protection des données personnelles - Organisme auprès duquel un signalement a été effectué.
« et de la Commission informatique et libertés (CNIL) sont en cours »
radiofrance.fr ↗ ↩ -
ZATAZ, service de veille spécialisé dans la cybersécurité et le dark web - Organisation ayant mené l’enquête et la cartographie des fuites françaises.
« La cartographie dressée par le service de veille ZATAZ montre une mécanique plus systématique »
zataz.com ↗ ↩ -
500 millions de lignes - Volume de données indexées par un bot Telegram de lookup criminel à dominante francophone.
« Le bot Telegram est décrit comme un « searcher » indexant plus de 500 millions de lignes à dominante francophone. »
zataz.com ↗ ↩ -
4 décembre - Date à laquelle un acteur de lookup revendique des volumes de données spécifiques.
« Au 4 décembre, l’acteur revendique 170 754 281 lignes contenant une date de naissance »
zataz.com ↗ ↩ -
852 040 905 mails - Nombre d’adresses mail revendiquées par un acteur de lookup au 4 décembre.
« 852 040 905 mails »
zataz.com ↗ ↩ -
170 754 281 lignes contenant une date de naissance - Nombre de lignes revendiquées par un acteur de lookup au 4 décembre.
« Au 4 décembre, l’acteur revendique 170 754 281 lignes contenant une date de naissance »
zataz.com ↗ ↩ -
près de 238 millions de noms - Nombre de noms revendiqués par un acteur de lookup au 4 décembre.
« près de 238 millions de noms »
zataz.com ↗ ↩ -
7,7 millions de fiches d’élèves - Nombre de fiches d’élèves associées à l’UNSS.
« l’UNSS avec 7,7 millions de fiches d’élèves »
zataz.com ↗ ↩ -
2,7 millions d’enregistrements - Nombre d’enregistrements associés à la Fédération Française de Handball.
« la Fédération Française de Handball à 2,7 millions »
zataz.com ↗ ↩ -
« La diffusion de données privées est strictement interdite par les conditions d’utilisation de Telegram et tout contenu de ce type est immédiatement supprimé dès qu’il est détecté. Des modérateurs dotés d’outils d’IA dédiés surveillent de manière proactive les espaces publics de la plateforme et tr - Déclaration de Telegram rapportée par ZATAZ sur ses actions de modération.
« « La diffusion de données privées est strictement interdite par les conditions d’utilisation de Telegram et tout contenu de ce type est immédiatement supprimé dès qu’il est détecté. Des modérateurs dotés d’outils d’IA dédiés surveillent de manière proactive les espaces publics de la plateforme et traitent les signalements afin de retirer chaque jour des millions de contenus préjudiciables, y compris ceux relatifs à la divulgation de données privées. » »
zataz.com ↗ ↩ -
Exploitation des matériels saisis pour identifier d'éventuels complices et de nouvelles victimes - Prochaine étape de l'enquête après les arrestations.
« L'exploitation des matériels saisis pourrait permettre d'identifier d'éventuels complices, de nouvelles victimes ainsi que d'autres opérations de piratage encore inconnues. »
frenchbreaches.com ↗ ↩
Sources
- Ils avaient ciblé l'Éducation nationale, Leroy Merlin et le Crous : coup d'arrêt pour le groupe Dumpsec, soupçonné d'avoir volé les données de dizaines de millions de Français
- Sept membres du groupe de hackers DumpSec arrêtés après le piratage de plus de 1 500 organisations
- Cyberattaques : sept personnes interpellées, soupçonnées d’avoir volé plusieurs dizaines de millions de données
- L'Éducation nationale et le Cnous visés par des vols massifs de données
- Cyberattaque contre le Crous: les données de plus de 770.00 étudiants ou ex-étudiants ont été compromises, le Cnous se dit "conscient du caractère systémique" de ces menaces
- Le site de l’UNSS piraté : des photos et des données de collégiens et lycéens fuitent sur le darknet
- Look up pirates, coulisses des fuites françaises
