Dzaoudzi commémore la Déportation place de France avec collégiens et sous-préfète

La sous-préfète Camille Dagorne a présidé ce 26 avril la cérémonie du souvenir à Dzaoudzi, en présence de collégiens de la classe défense.

Dzaoudzi commémore la Déportation place de France avec collégiens et sous-préfète
Illustration Ahamada Abdallah / info.fr

Place de France à Dzaoudzi, élus, autorités militaires et jeunes collégiens se sont rassemblés ce dimanche pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. La cérémonie était présidée par la sous-préfète Camille Dagorne.

Ce 26 avril 2026, la place de France à Dzaoudzi a accueilli la cérémonie commémorative de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. La manifestation a été présidée par Camille Dagorne, sous-préfète et directrice de cabinet du préfet de Mayotte, nommée à ce poste par décret du 10 mars 2026, selon la préfecture de Mayotte.

Élus, militaires et jeunes réunis

Aux côtés de la sous-préfète, des élus locaux, des représentants des autorités militaires et des collégiens de la classe défense ont participé au moment de recueillement, selon le compte officiel de la préfecture sur X. La présence des jeunes est au cœur du dispositif : transmettre aux nouvelles générations les valeurs de liberté, dignité et paix.

« La mémoire de la déportation doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme », a déclaré la sous-préfète lors de la cérémonie, selon la préfecture de Mayotte. Des commémorations similaires se tiennent ce même jour partout en France, comme à Marmande ou à Saint-Paul, où des représentants de l’État président également les hommages locaux.

Une tradition ancrée à Mayotte

Publicité

Instituée depuis 1954, cette journée est observée chaque dernier dimanche d’avril sur l’ensemble du territoire national, sous la coordination de l’ONACVG. À Mayotte, la commémoration s’est tenue au même endroit en 2025 - année marquant le 80e anniversaire de la libération des camps - et en 2024, présidées alors par le préfet, comme le rappelle Le Journal de Mayotte. La cérémonie mahoraise intègre aussi, selon Mayotte Hebdo, un hommage à l’abolition de l’esclavage, inscrit dans la mémoire locale.

Sources

Ahamada Abdallah

Ahamada Abdallah

Correspondant à Mamoudzou, suit les tensions sur l'immigration comorienne, les débats sur la départementalisation, les projets hospitaliers et les infrastructures. Formé à l'IUT info-com de La Réunion, il a grandi à Mayotte. Posture éditoriale : interroger les élus, les associations, les préfets, croiser les rapports de l'INSEE avant de publier.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie