Éboulement au col de Sarenne : la 20e étape du Tour de France 2026 menacée
Deux coulées de boue successives en cinq jours bloquent la route du col de Sarenne, dernière grande ascension de l'étape reine vers l'Alpe d'Huez. Les secours et les organisateurs d'ASO sont en alerte.
Deux glissements de terrain ont coupé la route départementale du col de Sarenne (1 999 m) les 26 et 29 juin, menaçant le passage de la 20e étape du Tour de France 2026 prévue le 25 juillet. Les services de l'équipement de l'Isère sont mobilisés pour rétablir la circulation.
L’essentiel
- 29 juin 2026 : Un second glissement de terrain en cinq jours obstrue la route du col de Sarenne, après un premier éboulement le 26 juin.
- Étape reine : Le col constitue la dernière ascension de la 20e étape du Tour de France (Le Bourg-d’Oisans - Alpe d’Huez, 170,9 km, 5 450 m de dénivelé).
- Pétition : Plus de 6 000 signatures s’opposent au passage du Tour pour des raisons environnementales.
Deux coulées de boue en cinq jours
Dans la nuit du 29 juin 2026, un nouvel éboulement de boue a frappé le col de Sarenne, situé à 1 999 mètres d’altitude dans le massif des Grandes Rousses. C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que ce secteur est touché : une première coulée s’était produite dans la nuit du 25 au 26 juin, après de violents orages. Selon les images diffusées par le compte Météo Oisans, la chaussée est totalement obstruée par de la boue et des débris, dans les deux sens de circulation.
Face à cette urgence, les services de l’équipement de l’Isère sont mobilisés pour déblayer la route. L’objectif est de rétablir la circulation avant le passage de la 20e étape du Tour de France, prévue le 25 juillet, ainsi que l’événement cycliste populaire « Échappée Iséroise du col de Sarenne » programmé le 7 juillet.
Une étape reine inédite
Le col de Sarenne devait être gravi pour la première fois par son versant sud-est, via la vallée du Ferrand, lors de cette 20e étape. Cet enchaînement, cumulant la Croix de Fer, le Télégraphe et le Galibier, totalise 5 450 mètres de dénivelé positif sur 170,9 kilomètres. Le parcours complet de l’étape reine fait déjà débat, notamment pour son passage sauvage et peu connu du col de Sarenne.
Une opposition environnementale qui monte
Ce n’est pas seulement la météo qui complique la tâche des organisateurs. Une pétition en ligne lancée par le militant écologiste Mathieu Stelvio a déjà recueilli plus de 10 000 signatures. Elle dénonce l’impact du passage du Tour sur ce site naturel préservé, notamment la fragilité des sols après les récents orages. L’événement sportif populaire du 7 juillet pourrait également être perturbé si la route n’est pas rouverte à temps.
Contexte dans l’Isère
L’Isère est le département le plus montagneux de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des cols emblématiques comme le Galibier, la Croix de Fer et désormais le Sarenne. Le Tour de France y fait étape presque chaque année, générant une forte affluence et des retombées économiques. Mais ce territoire est aussi exposé aux risques naturels : les orages d’été provoquent régulièrement des coulées de boue et des éboulements, comme ce fut le cas en 2024 sur les routes du Vercors. La protection de l’environnement est devenue un enjeu local majeur, comme en témoigne la pétition de Mathieu Stelvio.
Prochaine étape
Les autorités iséroises doivent rendre un diagnostic de la route dans les jours à venir. Si la chaussée n’est pas praticable d’ici le 7 juillet, l’« Échappée Iséroise » pourrait être reportée ou modifiée. Pour le Tour de France, une solution alternative de repli est envisagée, mais aucune communication officielle n’a encore été faite par ASO.