Tarifs de l’électricité : +2,5 % au 1er août 2026, 26 euros de plus par an
La CRE valide une hausse des tarifs réglementés qui porte la facture moyenne à 1 072 euros par an
Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent de 2,5 % à compter du 1er août 2026. Pour une consommation moyenne de 4,5 MWh par an, la facture passe de 1 046 à 1 072 euros TTC.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Fin de l'ARENH et volatilité du marché
Depuis le 1er janvier 2026, les tarifs réglementés ne sont plus adossés à une base nucléaire stable. Les prix fluctuent au gré des tensions géopolitiques.
Comparaison européenne en trompe-l'œil
L'électricité française reste moins chère que la moyenne européenne, mais cette comparaison masque la hausse structurelle des factures depuis 2023.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Fév. 2023
Hausse de 15 %
Les tarifs réglementés grimpent de 15 % en février 2023, dans le contexte de la crise énergétique et de la guerre en Ukraine.
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Août 2023
Hausse de 10 %
Nouvelle augmentation de 10 % en août 2023, poursuivant la tendance haussière liée aux tensions géopolitiques.
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Fév. 2024
Hausse de 9 %
En février 2024, les tarifs augmentent de 9 %, consolidant trois années de hausses successives.
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31 déc. 2025
Fin de l'ARENH
Le mécanisme de l'Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique prend fin, changeant la structure du marché.
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Fév. 2026
Baisse de 0,74 %
Pause dans les hausses : les tarifs réglementés baissent de 0,74 % en février 2026.
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1er août 2026
Hausse de 2,5 %
Nouvelle augmentation de 2,5 % des tarifs réglementés, portant la facture moyenne à 1 072 euros par an.
La lettre arrive en juillet. Quatre lignes, un chiffre: +2,5 %. À compter du 1er août 2026 - les tarifs réglementés de l’électricité grimpent encore. Pour une consommation moyenne de 4,5 MWh par an - la facture passe de 1 046 à 1 072 euros TTC. Vingt-six euros de plus. C’est la Commission de régulation de l’énergie qui le propose. Le gouvernement valide le 16 juillet. Pas de débat. Pas de suspension. Les 19,37 millions de clients résidentiels aux tarifs réglementés encaissent.
L’augmentation moyenne est de 5,98 euros par mégawattheure. Le ministère de l’Énergie justifie: la hausse « épouse l’inflation en France en hausse, à 2,4 % sur un an en mai ». L’arithmétique est simple. L’inflation est à 2,4 % en mai. Les tarifs augmentent de 2,5 %. Pile dans le rythme. Sauf que l’électricité n’a jamais suivi l’inflation à la baisse. En février 2026, les tarifs avaient déjà baissé de 0,74 %. Une pause de six mois. Puis ça remonte.
Le TURPE grimpe, la facture suit
Derrière la hausse, il y a le TURPE, le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité. Au 1er août, les grilles TURPE 7 progressent en moyenne de 3,04 % pour les réseaux HTA-BT et de 3,34 % pour le réseau HTB. Cette évolution du TURPE induit à elle seule environ 1 % TTC de la hausse globale des tarifs réglementés. Le reste vient des coûts de production, de commercialisation, et de l’accise sur l’électricité, qui baisse légèrement pour les clients de moins de 36 kVA, passant de 30,85 à 30,62 euros par MWh.
Pour les entreprises, c’est pire. Le TURPE peut représenter jusqu’à 45 % de leur facture d’électricité. Cette part n’est pas négociable. Entre 2010 et 2019, le prix du MWh pour les entreprises a augmenté de 3 % en moyenne chaque année. Entre 2019 et 2022, il a bondi de 38 %. En 2022, l’augmentation moyenne était de 27,1 %. La prévision pour 2023 atteignait +84 %. Le rétablissement de l’accise sur l’électricité à ses niveaux d’avant-crise en février 2026 - indexée sur l’inflation, pèse lourd dans les comptes.
Ce que personne ne dit: la fin de l’ARENH change la donne
Depuis le 1er janvier 2026 - le marché de l’électricité en France fonctionne différemment. Le mécanisme de l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH) a pris fin le 31 décembre 2025. Pendant quinze ans, ce dispositif permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire d’EDF à un prix fixe. Aujourd’hui, tout le monde achète au prix du marché. Les tarifs réglementés ne sont plus adossés à une base stable. Ils fluctuent au gré des tensions géopolitiques et des variations de production. L’électricité reste moins chère que le gaz, mais la référence est mouvante.
Un historique de hausses successives
La hausse du 1er août n’est pas isolée. En février 2023, les tarifs avaient grimpé de 15 %. En août 2023, +10 %. En février 2024, +9 %. Ces hausses successives étaient en partie dues à la crise énergétique et à la guerre en Ukraine. Historiquement, l’augmentation moyenne des tarifs réglementés est d’environ 3,3 % par an - soit 1,9 % ajustée de l’inflation. La hausse de 2,5 % au 1er août 2026 s’inscrit dans cette tendance longue, mais s’ajoute à trois années de hausses brutales.
L’ADEIC - association de défense des consommateurs, demande à la CRE de préserver le libre choix des consommateurs et l’attractivité des tarifs réglementés. Le ministère de l’Énergie répond que l’électricité française reste « très nettement inférieure à la moyenne de l’Union européenne ». C’est vrai. Mais pour les foyers concernés, la comparaison avec Bruxelles ou Berlin ne fait pas baisser la facture.
La lettre de juillet reste sur la table. Vingt-six euros de plus. Le chauffage, lui, n’attend pas l’hiver pour se rappeler.
Sources
- La CRE propose une évolution du niveau moyen des tarifs réglementés de vente de l'électricité de +2,5% TTC au 1er août 2026
- La CRE publie l'évolution annuelle des tarifs d'utilisation des réseaux publics d'électricité au 1er août 2026
- Prix de l'électricité et des fournisseurs
- Le Parisien - Vers une augmentation des prix de l'électricité dès le 1er août
- INSEE - Évolution des prix de l'énergie
- Ministère de l'Économie - Tout comprendre sur la hausse de votre facture d'électricité
- Source verifiee (correction factuelle)
- Source verifiee (correction factuelle)
