« L’Enfant Bélier » : le film qui ravive l’affaire Mawda
Le 29 avril 2026, la cinéaste belgo-roumaine Marta Bergman sort en France un drame inspiré de la mort d'une fillette kurde tuée par un policier belge en 2018
Marta Bergman sort en France « L'Enfant Bélier » le 29 avril 2026. Une fiction inspirée de l'affaire Mawda qui interroge les frontières européennes - et adoucit, selon ses détracteurs, la brutalité du réel.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une fiction inspirée d'un drame réel
Le film s'inspire librement de l'affaire Mawda, fillette kurde de deux ans tuée par balle par un policier belge le 17 mai 2018 sur l'autoroute E42.
Le double regard, refus du manichéisme
Bergman impose la double perspective : couple migrant et policier qui tire, montage alterné sur une seule nuit, équivalence de cadre. Un pari formel - et son revers : l'équidistance qui dilue l'asymétrie.
Une justice qui interroge
Le policier a écopé de 10 mois avec sursis en appel, dans la fourchette basse des articles 418 à 420 du Code pénal belge (max. 2 ans). Le conducteur irakien : quatre ans ferme. La hiérarchie n'a pas été poursuivie.
Ce que le film tait
Le Soir interroge : la fiction renomme les opérations Médusa en Hydra et invente une Première ministre attentionnée. Le réel politique a été plus brutal.
Un système policier opaque
Plus de 5 000 plaintes par an en Belgique, un quart des dossiers du Comité P concerne des faits de violence policière, et un système de contrôle interne défaillant.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Sortie en France de L'Enfant Bélier le 29 avril 2026, distribué par Destiny Films.
- Deuxième long métrage de fiction de Marta Bergman après Seule à mon mariage (Cannes 2018).
- Fiction librement inspirée de l'affaire Mawda Shawri, fillette kurde tuée par balle policière le 17 mai 2018.
- Casting principal Salim Kechiouche, Zbeida Belhajamor et Abdal Razak Alsweha, Syrien découvert par casting sauvage.
- Le quotidien Le Soir interroge les choix de la fiction, qui adoucit le contexte politique réel.
- Aucune réaction publique française organisée ni réaction connue des parents de Mawda à la sortie du film n'est documentée à ce stade.
Le 29 avril 2026 [1], les salles françaises accueillent L’Enfant Bélier, deuxième long métrage de la cinéaste belgo-roumaine Marta Bergman [2]. Coproduction belgo-canadienne d’1h34 [3], le film a déjà fait l’ouverture de la 25e édition du Cinemamed à Bruxelles le 27 novembre 2025 [4], après une première mondiale au Festival du Caire [5]. Sa sortie belge remonte au 4 février 2026 [6]. Trois mois d’écart. Le temps que la rumeur traverse la frontière.
Le sujet? Une fiction « librement inspirée » d’un drame qui a bouleversé la Belgique en 2018 [7]. Le 17 mai 2018 [8], sur une autoroute belge, Mawda Shawri, une petite fille kurde de deux ans [9], meurt d’une balle policière. Elle était entassée avec ses parents et une trentaine de migrants [10] dans une camionnette qui tentait de rejoindre le Royaume-Uni [11]. La police belge a tiré pour arrêter le véhicule, atteignant la fillette en pleine tête [12]. Sept ans plus tard, Marta Bergman [2] en tire un film. Le titre, L’Enfant Bélier, reprend la fable que l’institution policière a d’abord servie: aucun coup de feu n’aurait été tiré, puis les passeurs auraient utilisé le corps de l’enfant comme bouclier [13]. Une fable [14] notamment démontée grâce au journaliste Michel Bouffioux [15].
Une nuit, deux regards: la mécanique du double point de vue
Le scénario tient sur une seule nuit [16]. Sara et Adam, jeune couple syrien, et leur fille Klara [17], cherchent à rejoindre l’Angleterre depuis la Belgique [18]. En face, Redouane, policier depuis vingt ans [19], qui fait la chasse aux passeurs toutes les nuits avec son équipe [20]. Bergman tient à la double perspective. « J’y tenais vraiment, même si ce n’est pas toujours confortable » [21], dit-elle.
Concrètement, comment se construit ce double regard? D’abord par l’unité de temps - une seule nuit, deux trajectoires qui convergent vers le même point d’autoroute. Le montage alterné impose au spectateur de quitter la camionnette pour la voiture de patrouille, puis l’inverse, sans hiérarchie de durée ni de cadre. Le policier qui tire est représenté avec une certaine ambivalence [22]; les parents migrants sont « montrés dans leur humanité, avec leurs contradictions » [23]. La sobriété quasi documentaire [24] laisse « la tension émerger du réel des situations » [25]. Cette équivalence formelle est précisément le pari du film: refuser de désigner un coupable et un innocent, montrer deux peurs qui se croisent. Pari risqué: à force d’équidistance, le dispositif peut aussi diluer l’asymétrie réelle - une arme de service contre une fillette de deux ans. Bergman l’assume: « Je voulais faire un vrai film, pas un manifeste » [26]. La mise en scène choisit l’humanisation. C’est sa cohérence. C’est aussi, on le verra, ce que Le Soir [27] lui reproche.
Le casting mélange les registres. Salim Kechiouche incarne Redouane [28], multipliant les allers-retours à Bruxelles pour préparer le rôle [29]. Le Nouvel Obs l’a qualifié d’« intense et bouleversant » [30]. Face à lui, Zbeida Belhajamor en Sara [31] et surtout Abdal Razak Alsweha en Adam: Syrien arrivé en France il y a quelques années, devenu coiffeur, découvert lors d’un casting et jouant son premier rôle [32]. Bergman assume le mélange: « pour raconter cette histoire, il y a quelque chose d’éthique à ne pas m’approprier les histoires » [33].
Une démarche documentaire pour préparer la fiction
Bergman possède un conséquent bagage documentaire [34]. Elle a adopté une démarche documentaire pour préparer l’écriture [35]. Plusieurs séjours dans les camps du nord de la France [36], des consultations médicales suivies sur place [37], des rencontres avec des Syriens fuyant la guerre civile [38]. Et puis l’autre côté: l’équipe d’écriture a passé du temps avec la police [39], a fait des patrouilles de nuit [40]. Résultat à l’écran, selon la critique d’aVoir-aLire, une mise en scène qui rappelle le cinéma de Bertrand Tavernier [41], notamment L. 627 [42], où le réalisme brut servait de matière à la fiction.
Ce que le film occulte
C’est Le Soir [27] qui pose la question qui fâche: L’Enfant Bélier [2], une fiction qui efface l’histoire? Le quotidien belge note que le film renomme les opérations « Médusa » en « Hydra » [27], et invente une Première ministre présentant ses condoléances et proposant des papiers [43]. Or les opérations Médusa, lancées dès 2015 [44], considèrent les migrants comme une menace sécuritaire. Et la régularisation des parents de Mawda, après neuf mois d’incertitude [45], n’est intervenue qu’en 2021 [46]. Charles Michel, alors Premier ministre, « a reçu la famille sans rien offrir » [47]. Bart De Wever, Theo Francken et Jan Jambon ont tenu des déclarations politiques après la mort de Mawda [48][49][50]. La fiction adoucit. Le réel, lui, a été plus brutal.
Le cadre judiciaire: une peine qui interroge
Le 12 février [51], le tribunal correctionnel de Mons a tranché. Le conducteur irakien de la camionnette: quatre ans de prison ferme [52]. Le policier: un an avec sursis pour homicide involontaire [53]. La Cour d’appel a ensuite réduit la peine à 10 mois avec sursis [54], confirmant l’absence de prison ferme. Pour comprendre cette peine, il faut rappeler le cadre légal: en droit belge, l’homicide involontaire « par défaut de prévoyance ou de précaution » [55] est réprimé par le Code pénal. La discussion politique, elle, porte sur la qualification elle-même: homicide involontaire plutôt que tout autre chef d’inculpation plus lourd.
Le tribunal a estimé que le tir « accidentel » avait été causé par une embardée de la voiture de police [56], elle-même provoquée par une embardée de la camionnette [57]. Marie Sheila Bastiaans [58] a précisé qu’elle ne se prononcerait pas « sur la politique menée par la Belgique en matière d’accueil des migrants » [59] - un sujet qui dépassait, selon elle, le cadre de la saisine [60]. L’intervention policière s’inscrivait dans l’opération Medusa, qui visait à entraver la route migratoire entre la Belgique et le Royaume-Uni [61][62].
L’angle mort: un système, pas un homme
Ce que les sources convergent à signaler, et que le film, en se concentrant sur deux personnages, peine à montrer: le problème est systémique. En Belgique, environ un quart des dossiers du Comité P mentionnent des faits de violence policière [63]. Plus de 5 000 plaintes [64] sont déposées chaque année auprès de la police elle-même. Sanction disciplinaire maximum: retenue de 20 % du salaire net pendant 36 mois [65]. Effacement automatique de toute sanction après cinq ans sans récidive [66]. Kathleen Stinckens, à la tête du Comité P [67], déplore: « Nous ne sommes plus en mesure de vérifier si les services de police s’acquittent correctement de leurs missions de contrôle interne » [68]. Le policier qui a tué Mawda, surnommé Victor par son avocat, est devenu « le fusible chargé d’endosser toute la responsabilité de ce drame, lui qui n’était qu’un policier peu expérimenté » [69].
L’affaire Mawda n’est pas un cas isolé en Europe. On se souvient, en France, de la mort d’Adama Traoré en juillet 2016 lors d’une interpellation à Beaumont-sur-Oise: huit ans d’instances, plusieurs expertises contradictoires, aucune mise en examde gendarme à ce jour, et déjà plusieurs documentaires et fictions inspirées du dossier, selon plusieurs sources. Le cas Mawda, comme le cas Traoré, illustre la même mécanique: un mort, un policier identifié, et une chaîne hiérarchique qui reste, elle, hors de portée du juge pénal. Le film montre un homme qui tire. Pas la chaîne qui l’a mis là, à cette heure, avec cette arme, sur cette autoroute.
Pourquoi maintenant, en France
La sortie française tombe huit ans après les faits [8], plusieurs années après le jugement de première instance [51]. Pourquoi 2026? Le film a déjà tourné en festivals - première au Caire [5], compétition au Festival du cinéma européen de Meyzieu du 19 au 29 mars 2026 [70]. Le calendrier de la distribution Destiny Films [71] coïncide avec un climat européen où les politiques migratoires se durcissent. Bergman le résume: « Il y a une politique de plus en plus dure à l’égard des personnes migrantes » [72].
Reste une réserve d’honnêteté à formuler. Aucune des sources consultées pour cet article ne fait état d’une réaction publique organisée en France à la sortie du film - ni associations de défense des migrants, ni élus, ni projection-débat médiatisée à ce stade. De même, aucune des sources consultées ne fait état d’une réaction des parents de Mawda à la sortie française du film, ni d’une consultation préalable de la famille par la production. Ce sont des absences à signaler, et non des silences à interpréter. L’Enfant Bélier humanise. C’est sa force. C’est aussi sa limite: la fiction arrive au moment où la réalité qu’elle refuse de nommer frontalement - les opérations Médusa, les noms politiques, les responsabilités hiérarchiques - continue de produire ses effets.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (72)
« Au cinéma le 29 avril 2026. »
afrik.com ↗ ↩
« Dans son deuxième long métrage, la réalisatrice belgo-roumaine Marta Bergman construit une fiction inspirée librement de l’affaire Mawda »
lesuricate.org ↗ ↩
« L’Enfant Bélier, coproduction belgo-canadienne d’1h34 »
afrik.com ↗ ↩
« L’Enfant Bélier [+lire aussi: interview: Marta Bergmanfiche film], le nouveau film de la réalisatrice belgo-roumaine Marta Bergman, fera l’ouverture de la 25e édition du Cinemamed ce 27 novembre à Bruxelles »
cineuropa.org ↗ ↩
« fera l’ouverture de la 25e édition du Cinemamed ce 27 novembre à Bruxelles, après avoir été dévoilé en première mondiale lors du Festival du Caire »
cineuropa.org ↗ ↩
« Date de sortie: 4 février 2026 »
lesuricate.org ↗ ↩
« Ce nouveau film est une pleine fiction, qui s’inspire librement d’un drame qui a bouleversé la Belgique en 2018: l’affaire Mawda »
cineuropa.org ↗ ↩
« Nous sommes le 17 mai 2018. Sur l’autoroute E42, lors d’une course-poursuite impliquant une camionnette transportant des migrants, Mawda, une fillette kurde de deux ans, est mortellement touchée par un tir de policier »
lesuricate.org ↗ ↩
« Mawda Shawri, une petite fille kurde de deux ans décédée dans la nuit du 16 au 17 mai 2018 »
courrierinternational.com ↗ ↩
« Mawda était en effet entassée avec ses parents et une trentaine de migrants dans une camionnette »
courrierinternational.com ↗ ↩
« une camionnette qui tentait de les transporter de Belgique au Royaume-Uni »
courrierinternational.com ↗ ↩
« la police belge avait tiré pour arrêter le véhicule, atteignant la fillette en pleine tête »
courrierinternational.com ↗ ↩
« Face à la pression, l’institution policière affirme dans un premier temps qu’aucun coup de feu n’a été tiré, avant d’avancer que les passeurs auraient utilisé le corps de l’enfant comme bouclier »
cineuropa.org ↗ ↩
« la fable de « l’enfant-bélier », massivement relayée avant d’être démontée par la contre-enquête »
lesoir.be ↗ ↩
« Quelques journalistes, dont Michel Bouffioux, ont démonté ces récits »
lesoir.be ↗ ↩
« Le temps du cinéma s’arrête sur une seule nuit où, le temps d’un voyage depuis la Belgique vers les rives de la Manche, le pire survient »
avoir-alire.com ↗ ↩
« s’emploient à créer des souvenirs pour leur petite fille Klara »
cineuropa.org ↗ ↩
« Sara et Adam sont arrivés en Belgique avec leur petite fille de 2 ans, espérant rejoindre l’Angleterre. »
rtbf.be ↗ ↩
« Redouane est policier depuis vingt ans. Avec son équipe, toutes les nuits, il fait la chasse aux passeurs »
avoir-alire.com ↗ ↩
« Avec son équipe, toutes les nuits, il fait la chasse aux passeurs »
premiere.fr ↗ ↩
« J’y tenais vraiment, même si ce n’est pas toujours confortable »
rtbf.be ↗ ↩
« De même, le policier impliqué dans le tir fatal est représenté avec une certaine ambivalence, réfléchissant à ses actes et à leur contexte »
lesuricate.org ↗ ↩
« Les parents migrants, pris entre espoir et survie, sont montrés dans leur humanité, avec leurs contradictions et leur amour pour leur enfant »
lesuricate.org ↗ ↩
« Cette rigueur formelle, alliée à une absence quasi totale de musique, confère au film une sobriété presque documentaire »
lesuricate.org ↗ ↩
« Bergman laisse la tension émerger du réel des situations et des regards portés par la caméra »
lesuricate.org ↗ ↩
« “Je voulais faire un vrai film, pas un ” »
cineuropa.org ↗ ↩
« Renommer les opérations « Médusa » en « Hydra » n’est pas anodin »
lesoir.be ↗ ↩
« tandis que le policier (Salim Kechiouche) qui a tiré est traversé de questionnements moraux »
cineuropa.org ↗ ↩
« Salim Kechiouche, formidable acteur que Marta Bergman a su convaincre de multiplier les allers-retours à Bruxelles pour préparer son personnage »
afrik.com ↗ ↩
« Le Nouvel Obs le dit « intense et bouleversant ». »
afrik.com ↗ ↩
« Sara (Zbeida Belhajamor) et Adam (Abdal Alsweha) »
cineuropa.org ↗ ↩
« Abdal Razak Alsweha, Syrien arrivé en France il y a quelques années, devenu coiffeur, découvrant le cinéma par un casting « sauvage » avec pour seul bagage pour ce premier rôle, sa propre histoire. »
afrik.com ↗ ↩
« pour raconter cette histoire, il y a quelque chose d’éthique à ne pas m’approprier les histoires »
rtbf.be ↗ ↩
« Marta Bergman a également un conséquent bagage documentaire »
cineuropa.org ↗ ↩
« Marta Bergman a adopté une "démarche documentaire pour préparer l’écriture". »
rtbf.be ↗ ↩
« Je suis allée plusieurs fois dans des camps au nord de la France »
rtbf.be ↗ ↩
« pour "assister à des consultations" »
rtbf.be ↗ ↩
« elle raconte avoir rencontré de nombreuses personnes syriennes, car au moment de l’écriture, une importante vague de migrants fuyait la guerre civile en Syrie »
rtbf.be ↗ ↩
« L’équipe d’écriture a également passé du temps avec la police »
rtbf.be ↗ ↩
« On a fait des patrouilles de nuit avec la police »
rtbf.be ↗ ↩
« Une mise en scène saisissante qui rappelle le cinéma de Bertrand Tavernier »
avoir-alire.com ↗ ↩
« On pense beaucoup à Bertrand Tavernier en traversant ce film condensé et incisif et notamment à L. 627 »
avoir-alire.com ↗ ↩
« Le scénario invente une Première ministre présentant ses condoléances et proposant des papiers »
lesoir.be ↗ ↩
« Ces opérations, lancées dès 2015, considèrent les migrants comme une menace sécuritaire »
lesoir.be ↗ ↩
« Les parents ont vécu neuf mois dans l’incertitude »
lesoir.be ↗ ↩
« la régularisation permanente n’interviendra qu’en 2021, de manière « exceptionnelle » »
lesoir.be ↗ ↩
« Charles Michel a reçu la famille sans rien offrir »
lesoir.be ↗ ↩
« On se souvient des propos de Bart De Wever refusant toute mise en cause des policiers »
lesoir.be ↗ ↩
« ou de ceux de Theo Francken et Jan Jambon renvoyant la responsabilité au « trafic d’êtres humains » »
lesoir.be ↗ ↩
« ou de ceux de Theo Francken et Jan Jambon renvoyant la responsabilité au « trafic d’êtres humains » »
lesoir.be ↗ ↩
« le tribunal correctionnel de Mons a rendu son jugement ce vendredi 12 février »
courrierinternational.com ↗ ↩
« quatre ans de prison ferme pour le conducteur irakien de la camionnette »
courrierinternational.com ↗ ↩
« et un an avec le sursis pour le policier belge à l’origine du tir qui a tué la fillette »
courrierinternational.com ↗ ↩
« La Cour d’appel de Mons a finalement réduit la peine à 10 mois avec sursis, confirmant l’absence de prison ferme. »
moustique.be ↗ ↩
« Le policier était, lui, accusé d’homicide involontaire “par défaut de prévoyance ou de précaution” »
courrierinternational.com ↗ ↩
« Le tribunal a estimé que son tir “accidentel” avait été causé par une embardée de la voiture de police »
courrierinternational.com ↗ ↩
« “causée elle-même par une embardée de la camionnette de migrants” »
courrierinternational.com ↗ ↩
« la présidente du tribunal Marie Sheila Bastiaans a précisé »
courrierinternational.com ↗ ↩
« elle ne comptait pas ne se prononcer “sur la politique menée par la Belgique en matière d’accueil des migrants” »
courrierinternational.com ↗ ↩
« Un sujet qui selon elle dépassait “largement” le cadre de la saisine du tribunal correctionnel de Mons »
courrierinternational.com ↗ ↩
« l’intervention de la police belge avait eu lieu dans le cadre de l’opération Medusa »
courrierinternational.com ↗ ↩
« qui visait à entraver la route migratoire entre la Belgique et le Royaume-Uni »
courrierinternational.com ↗ ↩
« environ un quart des dossiers enregistrés mentionnent des faits de violence policière »
moustique.be ↗ ↩
« plus de 5 000 plaintes sont déposées directement auprès de la police chaque année »
moustique.be ↗ ↩
« la retenue de traitement (jusqu’à 20 % du salaire net pendant 36 mois maximum) »
moustique.be ↗ ↩
« l’effacement automatique de toute sanction, même lourde, après cinq ans sans récidive »
moustique.be ↗ ↩
« « Nous ne sommes plus en mesure de vérifier si les services de police s'acquittent correctement de leurs missions de contrôle interne », déplore Kathleen Stinckens, à la tête du comité P. »
moustique.be ↗ ↩
« « Nous ne sommes plus en mesure de vérifier si les services de police s'acquittent correctement de leurs missions de contrôle interne », déplore Kathleen Stinckens, à la tête du comité P. »
moustique.be ↗ ↩
« le policier Victor est devenu “le fusible chargé d’endosser toute la responsabilité de ce drame, lui qui n’était qu’un policier peu expérimenté” »
moustique.be ↗ ↩
« Le film sera présenté en compétition au Festival du cinéma européen de Meyzieu du 19 au 29 mars 2026 »
baz-art.org ↗ ↩
« Sociétés de distribution: Destiny Films »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« 'Il y a une politique de plus en plus dure à l’égard des personnes migrantes' »
rtbf.be ↗ ↩
Sources
- L’Enfant bélier, une fiction pour la mémoire
- Critique : L’Enfant Bélier
- 'L’enfant bélier' de Marta Bergman : 'Il y a une politique de plus en plus dure à l’égard des personnes migrantes'
- L'enfant bélier - Marta Bergman
- [FCEM 2026] L’ENFANT BÉLIER de Marta BERGMAN
- L’Enfant bélier
- Les dessous opaques des violences policières belges au cœur du film "L'Enfant Bélier" sur l'affaire de la petite Mawda
- Mort de la petite Mawda en Belgique : le chauffeur et le policier condamnés
- L’Enfant Bélier : quand le cinéma belge regarde l’Europe en face
- L'Enfant bélier
- « L’Enfant bélier », une fiction qui efface l’histoire ?