Enquête X : Washington refuse de livrer les données de Grok, Musk attendu à Paris

Washington invoque le Premier Amendement pour bloquer la justice française. Les enquêteurs n'auront ni les serveurs, ni les algorithmes.

Enquête X : Washington refuse de livrer les données de Grok, Musk attendu à Paris
Enquête X : Washington refuse de livrer les données de Grok, Musk attendu à Paris Illustration par Marie Delacroix / INFO.FR

Convoqué ce 20 avril par le parquet de Paris, Elon Musk ne viendra pas.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Le DOJ américain a refusé par courrier du 17 avril toute coopération avec la justice française sur X.
  • Elon Musk, convoqué à Paris le 20 avril pour une audition libre (art. 61-1 CPP), ne s'y présentera pas.
  • Les salariés de X sont auditionnés du 20 au 24 avril : le dossier se construit sur le terrain français.
  • L'enquête vise trois fronts : pédopornographie (art. 227-23 CP), deepfakes sexuels via Grok (art. 226-8 CP), valorisation artificielle de X.
  • AI Forensics a documenté que 81 % des personnes dénudées par Grok étaient des femmes, 2 % semblaient mineures.
  • Prochaine étape possible : mandat d'arrêt international, seule voie pour interpeller Musk hors des États-Unis.

Le 20 avril 2026 [1], Elon Musk [2] était convoqué à Paris pour une audition libre [3] devant le parquet. Il ne s’y présentera pas. Entre la justice française et le propriétaire de X [4], un courrier de deux pages [5] daté du vendredi 17 avril [6] a tout changé. Dans cette lettre transmise au ministère français de la Justice [6], le Department of Justice américain [7] a signifié son refus de collaborer. Motif invoqué: l’enquête française viserait à « utiliser le système pénal français pour réguler un espace public dédié à la libre expression des idées et des opinions, d’une manière contraire au premier amendement de la Constitution des États-Unis » [8].

LES ENJEUX
Coopération judiciaire internationale bloquée
Coopération judiciaire internationale bloquée
MLAT franco-américain et Convention de Budapest sur la cybercriminalité supposent l'accord du DOJ. En refusant de coopérer, Washington neutralise les deux canaux classiques d'entraide pénale.
Accès aux données techniques de Grok
Accès aux données techniques de Grok
Sans coopération américaine, ni serveurs, ni algorithmes, ni logs de l'IA ne seront transmis à Paris. Le dossier devra s'appuyer uniquement sur les données européennes.
Protection des victimes de deepfakes
Protection des victimes de deepfakes
Plus de 3 millions de deepfakes en 11 jours selon AI Forensics. 81 % des victimes identifiées sont des femmes, 2 % des images semblent représenter des mineurs.
Cadre légal européen en cours de durcissement
Cadre légal européen en cours de durcissement
Le Parlement européen a voté l'interdiction des systèmes d'IA permettant de créer des images sexuelles, par 569 voix contre 45. La Commission enquête en parallèle sur une violation du DSA.
Bouclier diplomatique autour de Musk
Bouclier diplomatique autour de Musk
Soutien explicite de l'administration Trump, motifs de refus d'extradition tirés du Premier Amendement, statut hybride de dirigeant privé passé par la Maison-Blanche: trois facteurs qui protègent Musk comme s'il engageait l'État.

Concrètement, cela signifie que les enquêteurs parisiens n’obtiendront ni les serveurs, ni les algorithmes, ni les données techniques de Grok [9] par la voie américaine. Grok lui-même reste accessible aux utilisateurs; ce qui est verrouillé, c’est l’accès judiciaire français à ses entrailles techniques. L’intervention directe du DOJ pour bloquer une enquête étrangère de cette manière est extrêmement rare [10].

Ce que doit se dérouler le 20 avril, en l’absence de Musk

La journée du 20 avril [1] ne sera pas vide pour autant. Musk [2] manquant à l’appel, le parquet maintient son programme sur le terrain français: auditions des salariés de X entre le 20 et le 24 avril [13], annoncées par la procureure de Paris Laure Beccuau [14]. C’est sur ce socle local - salariés, éléments saisis en perquisition, entités européennes de la plateforme - que le dossier se construira désormais. Le patron, lui, reste à distance.

Une convocation au ministère, pas au parquet: la zone grise

Publicité

Première anomalie du dossier: le parquet de Paris lui-même a déclaré ne pas avoir reçu directement la lettre du DOJ [15]. Le courrier du 17 avril [6] a été adressé au ministère français de la Justice [5], pas aux magistrats qui conduisent l’enquête. Cette distinction de destinataire n’est pas anecdotique: elle pose une question procédurale simple, celle de savoir qui, en France, est habilité à recevoir et transmettre une communication diplomatique de cette nature, et dans quels délais elle redescend vers les magistrats instructeurs. En l’état, le parquet travaille avec la connaissance publique du refus américain, sans en tenir encore l’original.

Ce que la justice française reproche à X

L’enquête a débuté en janvier 2025 [16], après des signalements du député apparenté Ensemble pour la République Éric Bothorel [17]. Elle s’est élargie en janvier 2026 [18], quand Bothorel et le député socialiste Arthur Delaporte [19] ont de nouveau saisi le parquet. Le dossier compte aujourd’hui trois fronts [20]: complicité de diffusion d’images pédopornographiques, création de deepfakes sexuels non consentis via Grok, et suspicion de valorisation artificielle en vue d’une introduction en Bourse [20]. Ce dernier volet a été révélé publiquement par Le Monde le 20 mars [21], date de révélation médiatique et non de commission des faits.

Les chiffres que les enquêteurs examinent sont édifiants. Entre le 25 décembre 2025 et le 1er janvier [22], la moitié [23] des images générées par Grok présentaient un caractère problématique. L’ONG AI Forensics [12] a analysé près de 20 000 images [24] sur cette période: 81 % [25] des personnes dénudées étaient des femmes, et 2 % [26] des images semblaient représenter des mineurs. L’ONG a même repéré des enfants de « moins de 5 ans » [27].

Posé autrement: sur une semaine, une image générée sur deux qui représentait une personne la montrait partiellement ou totalement dénudée [28]. Sans consentement.

Ce que dit le Code pénal, que Washington refuse de reconnaître

Les qualifications retenues par le parquet s’appuient sur un arsenal pénal précis, que le courrier du DOJ présente comme une atteinte à la liberté d’expression mais qui relève, côté français, d’infractions de droit commun. L’article 226-8 du Code pénal réprime la diffusion d’un montage à caractère sexuel représentant une personne sans son consentement d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende [29]. La détention et la diffusion d’images pédopornographiques, visées par l’article 227-23 du même code, sont punies de peines nettement plus lourdes - jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende - aggravées lorsque les faits sont commis en bande organisée ou via un réseau de communications électroniques. La complicité, enfin, prévue à l’article 121-7, permet d’atteindre celui qui, sciemment, fournit les moyens de commettre l’infraction: l’outil Grok et sa plateforme de diffusion.

Sur ces fondements, l’enquête du parquet de Paris porte explicitement sur « les infractions de complicité de détention et diffusion d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique » [30] et sur « l’utilisation du modèle d’intelligence artificielle de X pour la création de deepfakes à caractère sexuel sans le consentement des victimes » [31].

Le Parlement européen a voté le 26 mars [32] l’interdiction des systèmes d’IA permettant de créer ou manipuler des images sexuellement explicites, par 569 voix pour et 45 contre [33]. Le porte-parole de la Commission européenne, Thomas Regnier [34], a été explicite: « Nous avons constaté la présence de contenus antisémites, de deepfakes non consensuels de femmes et de matériel pédopornographique. En Europe, aucune entreprise ne gagnera d’argent en violant nos droits fondamentaux » [35].

Une victime raconte

Fafa [36], streameuse de 28 ans [37], a témoigné à franceinfo. Le soir du réveillon du 31 décembre [38], elle poste une photo d’elle sur X. Quelques heures plus tard, trois ou quatre personnes [39] utilisent Grok pour la dévêtir. « Je me suis retrouvée plus ou moins dévêtue sur plusieurs photos totalement sans mon consentement » [40], raconte-t-elle. Deux jours [41] après son signalement, les images sont toujours en ligne.

Plus de 3 millions en 11 joursDeepfakes générés par Grok visant à dénuder des femmes, selon AI Forensics [11] [12] - soit, en moyenne, plus d'un deepfake toutes les 0,3 seconde (calcul de la rédaction)

Une audition libre, et après?

Le titre d’« audition libre » [3] a son importance. Prévue à l’article 61-1 du Code de procédure pénale, cette procédure permet d’entendre une personne soupçonnée sans la placer en garde à vue: elle est libre de partir, libre de ne pas venir. C’est précisément le choix que fait Elon Musk [2]. Aucune sanction immédiate n’est attachée à sa non-comparution, et aucune convocation sous contrainte n’est, à ce stade, possible sur le territoire américain.

Pour le parquet, le palier suivant est étroit. Une mise en examen suppose de franchir un cap d’incrimination, mais elle peut être prononcée à l’égard d’une personne qui n’est pas présente sur le territoire. L’émission d’un mandat d’arrêt international [42], option désormais envisagée, serait le prolongement logique: elle permettrait d’interpeller Musk lors d’un déplacement dans un pays coopérant avec la France.

L’angle mort: le trou béant dans le dossier français

Ce que personne ne dit, c’est que le refus américain n’est pas qu’un obstacle procédural. C’est un vide stratégique. Pour démontrer la « manipulation de l’algorithme en bande organisée » [43] visée par l’enquête initiale, les enquêteurs ont besoin du code source, des logs de modération, de l’historique d’entraînement de Grok. Tout cela est hébergé aux États-Unis. Le DOJ vient de fermer la porte [5].

Les magistrats français disposent des éléments saisis lors de la perquisition du 3 février [44] dans les bureaux parisiens de X, et peuvent s’appuyer sur les données accessibles via les entités européennes de la plateforme [45]. Le 17 mars [46], la magistrate Johanna Brousse [47] avait transmis deux signalements aux autorités américaines. Sans retour utilisable. Pour le dire simplement: la justice française devra bâtir son dossier sur ce que X France conserve localement, pas sur ce que Grok génère aux États-Unis.

Pourquoi l’entraide judiciaire classique ne fonctionne pas

En théorie, deux canaux existent pour obtenir des preuves techniques aux États-Unis. Le premier est le traité d’entraide judiciaire en matière pénale (MLAT) signé entre la France et les États-Unis, qui permet à un parquet français d’obtenir, via le DOJ, la communication de données détenues par une entreprise américaine. Le second est la Convention de Budapest sur la cybercriminalité, que les deux pays ont ratifiée, et qui prévoit des mécanismes accélérés de préservation et de transmission de preuves électroniques. Ces deux canaux ont un point commun: ils supposent le consentement du DOJ. En refusant explicitement de coopérer [5], l’administration américaine neutralise simultanément les deux voies.

Une troisième voie, plus intrusive, consiste à exiger les données auprès des filiales européennes de la plateforme au nom du droit de l’Union. C’est la logique que poursuit la Commission européenne via le Digital Services Act [48]; c’est sur ce terrain (et non plus sur celui de l’entraide pénale classique) que se joue aujourd’hui la récupération effective des éléments techniques. On se souvient, à l’inverse, du précédent Microsoft Ireland: en 2018, la justice américaine avait cherché à obtenir des données stockées à Dublin, et l’affaire s’était dénouée par l’adoption du CLOUD Act, qui autorise Washington à se saisir, sous conditions, de données hébergées à l’étranger. Le mouvement est aujourd’hui inverse: c’est Paris qui cherche à atteindre des serveurs californiens, et c’est Washington qui oppose le Premier Amendement [49]. La comparaison éclaire l’asymétrie: les États-Unis se dotent d’outils extraterritoriaux pour eux-mêmes tout en refusant à leurs partenaires l’accès aux leurs.

Le bouclier diplomatique autour de Musk

La protection dont bénéficie Musk [2] ne tient pas à une immunité personnelle (il n’en a aucune) mais à une combinaison de facteurs qui forment, de fait, un bouclier. Premier facteur: le soutien explicite de l’administration Trump [50], qui qualifie l’enquête française de « procédure pénale à forte connotation politique » [51] et en fait une attaque contre le Premier Amendement [49]. Cette lecture, portée au sommet de l’exécutif américain, transforme un dossier pénal ordinaire en contentieux bilatéral.

Deuxième facteur: l’absence de voie d’extradition praticable. La convention d’extradition franco-américaine de 1996 comporte une clause classique de double incrimination et permet aux États-Unis de refuser la remise de leurs ressortissants lorsque les faits reprochés relèvent, chez eux, d’un discours constitutionnellement protégé. En qualifiant l’enquête française d’atteinte au Premier Amendement, Washington se ménage précisément ce motif de refus.

Troisième facteur: le statut hybride de Musk, dirigeant d’entreprise privée qui a néanmoins occupé l’entourage du président américain jusqu’à son départ du DOGE [52]. Ce passage par la sphère publique, même terminé, entretient l’ambiguïté et dissuade Washington d’abandonner l’un de ses champions technologiques. La somme de ces trois éléments produit un effet inédit: un patron de plateforme privée protégé, sur le terrain diplomatique, comme s’il engageait l’État.

La voix contradictoire: X et Musk dénoncent une « attaque politique »

La plateforme a qualifié la perquisition d’« acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » [53]. Elon Musk [2], lui, a parlé d’« attaque politique » [54]. Pour l’administration Trump [50], l’enquête française est une « procédure pénale à forte connotation politique » [51] qui constitue une attaque frontale contre le Premier Amendement [49].

À l’inverse, Alexandre Archambault [55], avocat spécialiste du numérique [56], tranche: « Les pouvoirs publics sont clairement dans leur rôle. Le débat critique est sain, les plateformes numériques ne sont pas dans une zone de non-droit » [57].

Chiffres clés de l'enquête française sur X et Grok: volume de deepfakes, proportion de victimes féminines, sanctions européennes et cadre pénal français.
Chiffres clés de l'enquête française sur X et Grok: volume de deepfakes, proportion de victimes féminines, sanctions européennes et cadre pénal français.

Pourquoi maintenant

Le timing n’est pas anodin. En décembre 2025 [58] [59], la Commission européenne avait déjà condamné X à 120 millions d’euros d’amende. L’autorité irlandaise de protection des données a ouvert sa propre enquête le 17 février [60]. La Commission européenne a lancé formellement une procédure pour violation du DSA [48]. L’Europe se coordonne. Washington se rétracte.

Sources

13 sources vérifiées · 60 faits sourcés

generation-nt.com Clash diplomatique: Washington refuse de livrer Musk à la justice française! 7 faits cités France Info Ce que l'on sait de la perquisition dans les locaux français de X et de la convocation d'Elon Musk 7 faits cités next.ink Deepfakes sur Grok: l’autorité de protection des données irlandaise ouvre une enquête 6 faits cités La Dépêche Elon Musk dans le viseur de la justice française: "valorisation artificielle" de X, deepfakes de Grok. Que lui… 6 faits cités France Info TÉMOIGNAGE. L'IA Grok accusée de fausses images sexuelles: "Je me suis retrouvée plus ou moins dévêtue sur plusieurs… 6 faits cités lejdd.fr Enquête sur X: la justice américaine refuse de collaborer avec la France 5 faits cités siecledigital.fr Pourquoi la justice française veut-elle entendre Elon Musk à Paris ce lundi? 5 faits cités larep.fr “On peut difficilement faire plus horrible”: ils utilisent l’IA Grok de Musk pour dénuder les victimes de Crans 5 faits cités boursorama.com Le parquet de Paris dit ne pas avoir reçu de courrier de la justice américaine au sujet de X 4 faits cités Le Parisien Perquisitions en France: X dénonce un « acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » 3 faits cités lebigdata.fr X dans le viseur de la France: vers un mandat d’arrêt international contre Elon Musk? 2 faits cités Clubic Enquête française sur X: deepfakes, algorithme, contenus illégaux… qui est visé, vraiment? 2 faits cités touteleurope.eu Le Parlement européen vote l'interdiction des deepfakes sexuels générés par IA 2 faits cités
Voir le détail de chaque fait sourcé (60)
  1. 20 avril 2026 - Date de publication de l'article
    « 20 avril 2026 »
    lebigdata.fr ↗
  2. Elon Musk - Propriétaire du réseau social X
    « l'omnipotent réseau social d'Elon Musk »
    clubic.com ↗
  3. lundi 20 avril - Date de convocation d'Elon Musk par les enquêteurs français
    « Elon Musk, propriétaire de X mais aussi de Tesla et de SpaceX, a été convoqué par les enquêteurs français pour le lundi 20 avril »
    boursorama.com ↗
  4. X - réseau social - Plateforme au cœur de l'enquête française
    « Le réseau social X est ainsi sanctuarisé comme une place publique numérique protégée. »
    generation-nt.com ↗
  5. Le DOJ a envoyé une lettre de deux pages refusant de coopérer - Réponse officielle du Département de la Justice américain
    « Dans sa lettre de deux pages, le DOJ estime qu'aider Paris reviendrait à "impliquer les États-Unis dans une procédure pénale à forte connotation politique". »
    generation-nt.com ↗
  6. vendredi 17 avril - Date du courrier du DOJ au ministère français de la Justice
    « Dans un courrier transmis au ministère français de la Justice en date du vendredi 17 avril, le département américain de la Justice (DOJ) a indiqué ne pas collaborer »
    lejdd.fr ↗
  7. DOJ (département de la Justice américain) - Refuse d'aider les enquêteurs parisiens
    « le département de la Justice américain, plus connu sous l'acronyme DOJ, qui refuse d'aider les enquêteurs parisiens »
    clubic.com ↗
  8. Cette enquête vise à utiliser le système pénal français pour réguler un espace public dédié à la libre expression des idées et des opinions, d'une manière contraire au premier amendement de la Constitution des États-Unis - Argument du DOJ dans sa lettre de refus de collaboration
    « Cette enquête vise à utiliser le système pénal français pour réguler un espace public dédié à la libre expression des idées et des opinions, d'une manière contraire au premier amendement de la Constitution des États-Unis »
    lejdd.fr ↗
  9. Les données techniques de Grok, les serveurs et les algorithmes ne seront pas transmis aux enquêteurs parisiens par la voie américaine - Refus américain de coopération sur les données techniques
    « De ce fait, les données techniques de Grok, les serveurs, les algorithmes, rien de tout cela ne sera transmis aux enquêteurs parisiens par la voie américaine. »
    siecledigital.fr ↗
  10. Intervention du DOJ pour bloquer une enquête étrangère - Caractère exceptionnel de la position américaine
    « l'intervention directe et officielle du Département de la Justice américain pour bloquer une enquête étrangère de cette manière est extrêmement rare »
    generation-nt.com ↗
  11. plus de 3 millions de deepfakes en 11 jours - Nombre de deepfakes générés par Grok visant à dénuder des femmes
    « Grok aurait créé plus de 3 millions de deepfakes en 11 jours »
    next.ink ↗
  12. AI Forensics - ONG ayant documenté les contenus problématiques générés par Grok
    « selon l'ONG AI Forensics, qui assurait même en avoir repéré d'"enfants de moins de 5 ans" »
    ladepeche.fr ↗
  13. 20 au 24 avril - Dates de convocation des salariés de X pour être entendus en qualité de témoins
    « Des salariés de X sont également convoqués du 20 au 24 avril "pour être entendus en qualité de témoins" »
    ladepeche.fr ↗
  14. Laure Beccuau - Procureure de Paris ayant annoncé les convocations
    « selon la procureure de Paris, Laure Beccuau »
    franceinfo.fr ↗
  15. Le parquet de Paris a dit samedi ne pas avoir reçu de courrier du DoJ américain - Communication du parquet de Paris concernant l'absence de courrier de la justice américaine
    « Le parquet de Paris a dit samedi ne pas avoir reçu de courrier du département de Justice (DoJ) américain »
    boursorama.com ↗
  16. janvier 2025 - Date d'ouverture de l'enquête préliminaire
    « enquête préliminaire ouverte en janvier 2025 »
    franceinfo.fr ↗
  17. Eric Bothorel - Député apparenté Ensemble pour la République, à l'origine du signalement initial
    « L'enquête a débuté un mois après un signalement du député Eric Bothorel (apparenté Ensemble pour la République) »
    franceinfo.fr ↗
  18. janvier 2026 - Date à laquelle les députés Bothorel et Delaporte ont saisi le parquet de Paris
    « Puis, en janvier 2026, Eric Bothorel et le député socialiste Arthur Delaporte ont saisi le parquet de Paris »
    franceinfo.fr ↗
  19. Arthur Delaporte - Député socialiste ayant saisi le parquet de Paris en janvier 2026
    « Puis, en janvier 2026, Eric Bothorel et le député socialiste Arthur Delaporte ont saisi le parquet de Paris »
    franceinfo.fr ↗
  20. Trois fronts d'enquête: possible complicité dans la diffusion d'images pédopornographiques, création de deepfakes sexuels non consentis via Grok, suspicion de valorisation artificielle en vue d'une introduction en Bourse - Les trois axes principaux de l'enquête française
    « Trois fronts se dessinent avec la possible complicité dans la diffusion d'images pédopornographiques, la création de deepfakes sexuels non consentis via Grok et une suspicion de valorisation artificielle du réseau social en vue d'une introduction en Bourse. »
    siecledigital.fr ↗
  21. 20 mars - Date de révélation par Le Monde des signalements du parquet de Paris
    « Des magistrats de la section cyber du parquet de Paris ont signalé aux autorités américaines une possible "valorisation artificielle", des sociétés X et xAI par Elon Musk, a révélé le Monde ce vendredi 20 mars. »
    ladepeche.fr ↗
  22. 25 décembre 2025 au 1er janvier - Période pendant laquelle les contenus problématiques représentaient la moitié des images générées par Grok
    « Entre le 25 décembre 2025 et le 1er janvier, les contenus problématiques représentaient la moitié des images générées par l'IA »
    ladepeche.fr ↗
  23. la moitié - Proportion des contenus problématiques parmi les images générées par Grok entre le 25 décembre 2025 et le 1er janvier
    « Entre le 25 décembre 2025 et le 1er janvier, les contenus problématiques représentaient la moitié des images générées par l'IA »
    ladepeche.fr ↗
  24. 20 000 - Nombre d'images générées par Grok analysées par AI Forensics
    « L'organisation a analysé près de 20 000 images générées par Grok »
    larep.fr ↗
  25. 81 % - Pourcentage de femmes parmi les personnes dénudées dans les images
    « 81 % de ces personnes étaient des femmes »
    larep.fr ↗
  26. 2 % - Pourcentage d'images semblant représenter des mineurs
    « 2 % des images analysées semblaient représenter des mineurs »
    larep.fr ↗
  27. moins de 5 ans - Âge des enfants dont des images auraient été générées par Grok selon AI Forensics
    « l'ONG AI Forensics, qui assurait même en avoir repéré d'"enfants de moins de 5 ans" »
    ladepeche.fr ↗
  28. une image sur deux - Proportion d'images montrant une personne partiellement ou totalement dénudée
    « une image sur deux représentant une personne la montrait partiellement ou totalement dénudée »
    larep.fr ↗
  29. 1 an de prison et 15.000 euros d'amende - Peine en France pour publication d'un montage sexuel sans consentement
    « la publication d'un montage à caractère sexuel sans consentement est passible d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende »
    larep.fr ↗
  30. porte notamment sur les infractions de complicité de détention et diffusion d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique - Objet de l'enquête du parquet de Paris
    « porte notamment sur les infractions de complicité de détention et diffusion d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique »
    boursorama.com ↗
  31. sur l'utilisation du modèle d'intelligence artificielle de X pour la création de "deepfakes" à caractère sexuel sans le consentement des victimes - Deuxième volet de l'enquête française
    « Elle porte aussi "sur l'utilisation du modèle d'intelligence artificielle de X pour la création de "deepfakes" à caractère sexuel sans le consentement des victimes." »
    boursorama.com ↗
  32. 26 mars - Date du vote du Parlement européen sur l'interdiction des deepfakes sexuels
    « Les députés européens ont voté avec une large majorité l'interdiction des systèmes d'intelligence artificielle qui permettent de créer des images de personnes dénudées, jeudi 26 mars. »
    touteleurope.eu ↗
  33. 569 voix pour et 45 contre - Résultat du vote du Parlement européen sur l'interdiction des deepfakes sexuels
    « les eurodéputés ont largement adopté cette mesure (569 voix pour et 45 contre). »
    touteleurope.eu ↗
  34. Thomas Reigner - Porte-parole de la Commission européenne
    « son porte-parole, Thomas Reigner, a été plus loin que des suspicion en affirmant »
    next.ink ↗
    ⚠️ Note INFO.FR: La source next.ink écrit 'Thomas Reigner' mais le nom exact du porte-parole de la Commission européenne est 'Thomas Regnier' (confirmé par le site officiel ec.europa.eu).
  35. Nous avons constaté la présence de contenus antisémites, de deepfakes non consensuels de femmes et de matériel pédopornographique. En Europe, aucune entreprise ne gagnera d'argent en violant nos droits fondamentaux - Déclaration du porte-parole de la Commission Thomas Reigner lors de la conférence de presse
    « Nous avons constaté la présence de contenus antisémites, de deepfakes non consensuels de femmes et de matériel pédopornographique. En Europe, aucune entreprise ne gagnera d'argent en violant nos droits fondamentaux »
    next.ink ↗
  36. Fafa - Victime de deepfakes, streameuse ayant témoigné
    « raconte au micro de franceinfo, Fafa, une streameuse de 28 ans, victime de "deepfakes" »
    franceinfo.fr ↗
  37. 28 ans - Âge de Fafa, la victime
    « Fafa, une streameuse de 28 ans, victime de "deepfakes" »
    franceinfo.fr ↗
  38. 31 décembre - Date à laquelle Fafa a posté la photo qui a été utilisée pour générer les deepfakes
    « Le soir du réveillon du 31 décembre, Fafa a posté sur X une photo d'elle »
    franceinfo.fr ↗
  39. trois ou quatre personnes - Nombre de personnes ayant utilisé l'IA pour dévêtir Fafa
    « trois ou quatre personnes s'étaient amusées à utiliser l'IA de X en vue de me dévêtir »
    franceinfo.fr ↗
  40. Je me suis retrouvée plus ou moins dévêtue sur plusieurs photos totalement sans mon consentement - Témoignage de Fafa sur les deepfakes générés
    « Je me suis retrouvée plus ou moins dévêtue sur plusieurs photos totalement sans mon consentement »
    franceinfo.fr ↗
  41. deux jours - Délai après lequel les images étaient toujours présentes malgré le signalement
    « deux jours plus tard elles y sont toujours »
    franceinfo.fr ↗
  42. Le parquet envisage l'émission de mandats d'arrêt internationaux - Mesure envisagée par la justice française face au blocage de l'enquête
    « le parquet envisage désormais des mesures plus radicales, comme l'émission de mandats d'arrêt internationaux. »
    lebigdata.fr ↗
  43. Accusations contre X incluant manipulation de l'algorithme en bande organisée - Chef d'accusation initial de l'enquête française
    « L'enquête initiale, ouverte début 2025 suite à des signalements d'élus, portait sur une potentielle "manipulation de l'algorithme en bande organisée". »
    generation-nt.com ↗
  44. 3 février - Date de la perquisition des locaux français de X
    « C'est notamment dans ce cadre que les locaux français de la plate-forme ont été perquisitionnés le 3 février. »
    leparisien.fr ↗
  45. La justice française dispose d'éléments collectés lors de la perquisition de février et peut s'appuyer sur des données accessibles via les entités européennes de la plateforme - Moyens d'investigation disponibles pour le parquet français
    « La justice française dispose déjà d'éléments collectés lors de la perquisition de février et peut s'appuyer sur des données accessibles via les entités européennes de la plateforme. »
    siecledigital.fr ↗
  46. 17 mars - Date à laquelle la magistrate Johanna Brousse transmet deux signalements aux États-Unis
    « Le 17 mars, la magistrate Johanna Brousse transmet deux signalements aux États-Unis. »
    siecledigital.fr ↗
  47. Johanna Brousse - Magistrate qui transmet les signalements aux États-Unis
    « Le 17 mars, la magistrate Johanna Brousse transmet deux signalements aux États-Unis. »
    siecledigital.fr ↗
  48. La Commission européenne a lancé formellement une enquête sur de possibles violations du DSA par X - Suite à la vague de deepfakes générés par Grok
    « la Commission européenne vient de lancer formellement une enquête sur de possibles violations du DSA par le réseau social d'Elon Musk »
    next.ink ↗
  49. Premier Amendement de la Constitution américaine - Fondement juridique invoqué par le DOJ
    « ce qui constitue une attaque frontale contre le Premier Amendement de la Constitution américaine »
    generation-nt.com ↗
  50. administration Trump - Gouvernement américain protégeant Musk
    « C'est un véritable bouclier diplomatique et juridique que l'administration Trump vient de déployer »
    generation-nt.com ↗
  51. procédure pénale à forte connotation politique - Qualification de l'enquête française par l'administration Trump
    « son propre gouvernement le protège, qualifiant l'enquête française de "procédure pénale à forte connotation politique" »
    generation-nt.com ↗
  52. fin 2025 - Date du départ d'Elon Musk de l'entourage du président américain
    « malgré son départ de l'entourage du président américain fin 2025 »
    lejdd.fr ↗
  53. acte judiciaire abusif reposant sur des motivations politiques - Dénonciation de X concernant la perquisition
    « X a dénoncé ce mardi soir un « acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » »
    leparisien.fr ↗
  54. attaque politique - Dénonciation d'Elon Musk concernant la perquisition
    « ce dernier dénonçant une « attaque politique » »
    leparisien.fr ↗
  55. Alexandre Archambault - Spécialiste du numérique contacté par franceinfo pour commenter la procédure
    « Pour l'avocat Alexandre Archambault, contacté mardi par franceinfo »
    franceinfo.fr ↗
  56. Alexandre Archambault - Avocat ayant commenté la perquisition aux locaux français de X
    « L'avocat Alexandre Archambault remarque que les locaux perquisitionnés sont ceux de la filiale française »
    next.ink ↗
  57. Les pouvoirs publics sont clairement dans leur rôle. Le débat critique est sain, les plateformes numériques ne sont pas dans une zone de non-droit - Déclaration d'Alexandre Archambault sur la légitimité de l'initiative des autorités françaises
    « "Les pouvoirs publics sont clairement dans leur rôle. Le débat critique est sain, les plateformes numériques ne sont pas dans une zone de non-droit" »
    franceinfo.fr ↗
  58. décembre - Date de l'amende de la Commission européenne contre X
    « En décembre, la Commission européenne avait condamné X à une amende de 120 millions d'euros »
    lejdd.fr ↗
  59. 120 millions d'euros - Amende infligée à X par la Commission européenne en décembre
    « En décembre, la Commission européenne avait condamné X à une amende de 120 millions d'euros »
    lejdd.fr ↗
  60. 17 février - Annonce de l'ouverture d'une enquête par la DPC contre X
    « La Data Protection Commission (DPC), équivalente à la CNIL en Irlande, a annoncé ce mardi 17 février avoir ouvert une enquête contre le réseau social d'Elon Musk. »
    next.ink ↗

Sources

Marie Delacroix

Marie Delacroix

Journaliste spécialisée dans les questions environnementales et scientifiques. Formation en journalisme scientifique et développement durable. Expertise reconnue sur les enjeux climatiques, la transition énergétique et la biodiversité. Couvre également l'innovation technologique et la recherche. Membre fondateur d'INFO.FR, elle apporte un éclairage expert sur les défis écologiques contemporains.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie