Espaly-Saint-Marcel : un homme tire sur des enfants en hurlant « Dehors les Noirs et les Arabes », et ressort libre
Une carabine, dix enfants entre 6 et 11 ans, et une procédure pour « violences avec arme » sans circonstance aggravante de racisme. Récit d'un dimanche d'avril en Haute-Loire.
Le 19 avril, dans un lotissement de Haute-Loire, un homme de 65 ans tire à la carabine près d'enfants en hurlant des insultes racistes. Il sort libre du commissariat le lendemain.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une plainte refusée la veille
Une voisine s'était présentée au commissariat du Puy-en-Velay le samedi pour signaler ce voisin. On lui a demandé de revenir « en raison des effectifs réduits le week-end ». Le lendemain, l'homme tirait sur des enfants.
Antécédents documentés mais ignorés
Bâton lancé sur un garçon de 8 ans, enfant de 3 ans frappé trois ans plus tôt, voisine syrienne contrainte de déménager, banc démonté au motif que « trop de Noirs et d'Arabes » s'y asseyaient. Aucune source publique ne précise si l'Opac 43 a transmis ces signalements aux forces de police.
Deux versions, deux enquêtes
Le parquet ouvre une première enquête pour violences avec arme sans circonstance aggravante. Ce n'est qu'après diffusion d'une vidéo où l'homme se dit « fier d'être raciste » qu'une seconde enquête, pour injure publique raciale, est ouverte.
Un enfant déscolarisé depuis l'incident
Le garçon de 10 ans visé fait des cauchemars, ne dort plus, n'est pas retourné à l'école six jours après les faits. Un certificat médical établit un syndrome anxieux important. La position de l'inspection académique n'est publiquement pas connue.
L'audience fixée à début juillet
Convocation devant le tribunal correctionnel pour « violences avec arme » (art. 222-13 CP, 5 ans d'emprisonnement). La qualification raciste reste à l'instruction d'une procédure parallèle. Entre-temps, le mis en cause est libre.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 19 avril à Espaly-Saint-Marcel, un homme de 65 ans tire à la carabine près d'une dizaine d'enfants âgés de 6 à 11 ans.
- Selon des témoins cités par Le Progrès, il hurle « Dehors les Noirs et les Arabes ». Une balle touche le mollet d'un garçon de 10 ans.
- Une voisine avait tenté de porter plainte la veille au Puy-en-Velay on lui a demandé de revenir dans la semaine.
- Le mis en cause ressort libre du commissariat le lundi, simplement convoqué pour « violences avec arme » (art. 222-13 CP) début juillet.
- Une seconde enquête pour injure publique raciale n'est ouverte que le 22 avril, après la diffusion d'une vidéo où l'homme se revendique « fier d'être raciste ».
Le ballon roule sous les fenêtres du bâtiment. Une dizaine d’enfants jouent au pied du lotissement, dans le quartier de l’Arbousset [1]. Les enfants sont âgés de 6 à 11 ans [2]. Il est environ 15 heures [3], dimanche 19 avril [4]. À Espaly-Saint-Marcel, 3 500 habitants [5] près du Puy-en-Velay, c’est un dimanche ordinaire.
Au troisième étage, un homme de 65 ans [6] sort de chez lui une carabine à plombs. Il descend. Il court derrière les enfants. Selon deux témoins cités par Le Progrès [7], il crie: « Dehors les Noirs et les Arabes! » [8] Un coup part. La balle touche le mollet d’un garçon de 10 ans [9][10].
« Il a mis en joue mon neveu, puis lui a tiré dessus », raconte sa tante au Progrès [11]. « Mon neveu a eu tellement peur. Il a cru qu’il allait mourir. » [12]
Une plainte refusée la veille
La veille du tir, une habitante était allée au commissariat du Puy-en-Velay [15] pour porter plainte contre ce voisin. On lui a demandé de revenir « dans la semaine, en raison des effectifs réduits le week-end » [16]. Le lendemain, l’homme tirait.
Marie, une autre voisine, entend les enfants hurler: « Il nous tire dessus, il nous tire dessus! » [17] Elle appelle la police. « Je l’ai vu les menacer avec la carabine, j’étais choquée. » [18] Elle avait, elle aussi, contacté le bailleur social, l’Opac 43 [19]. On l’avait renvoyée vers le commissariat [20].
Garde à vue, libération, convocation
Le sexagénaire est interpellé dimanche après-midi [21]. La carabine, classée catégorie D, est saisie [22]. Lundi en début d’après-midi [23], il ressort libre. Une convocation devant le tribunal correctionnel pour « violences avec arme » lui est remise pour début juillet [24][25].
La circonstance aggravante de racisme n’est pas retenue [26]. Le parquet du Puy-en-Velay [27] explique que « ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste » [28]. L’auteur, lui, « parle d’un accident » [29]. Il dit s’être entraîné au tir dans son garage avant d’être « traité de sale Français » par les enfants [30]. Il aurait alors « tiré en l’air » par sa fenêtre [31].
La contradiction au cœur de la procédure
Trois éléments coexistent que rien, à ce stade, n’a permis de réconcilier. Premier élément: deux témoins ont affirmé au Progrès avoir entendu l’homme crier « Dehors les Noirs et les Arabes » en courant après les enfants [7]. Deuxième élément: le parquet du Puy-en-Velay indique que « ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste » lors des auditions formelles [28][32]. Troisième élément: le père de l’enfant accuse le commissariat de ne pas avoir noté les propos racistes lors de son audition [33].
La question procédurale qui en découle est simple, et pour l’heure sans réponse publique: les propos racistes ont-ils été tenus mais non transcrits au procès-verbal, ou n’ont-ils pas été énoncés lors des auditions formelles? Aucune source consultée ne précise comment les auditions ont été conduites, ni si un interprète ou un travailleur social était présent. Sacha Halgand, membre du bureau national de SOS Racisme [34], avance une hypothèse plus large: « À plusieurs reprises, des policiers ont refusé de prendre des plaintes. » [35]
Une vidéo, et tout bascule
Une vidéo refait surface sur les réseaux sociaux [36]. On y voit l’homme déclarer: « Je suis raciste et je suis fier d’être raciste. Je le dis haut et fort. » [37] Dans les jours qui suivent les tirs, le père du garçon, Nordine Ezbiti [38], retourne au commissariat déposer une nouvelle plainte « sur les faits d’injures à caractère raciste » [39]. Il apporte un certificat médical établi lundi [40]: trois jours d’ITT pour « choc émotif » [41][42]. Le premier certificat, lui, mentionnait « 0 jour d’ITT, sans lésion constatée » [13].
Le 22 avril [43], le parquet ouvre une seconde enquête, cette fois pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » [44]. SOS Racisme [45] et le MRAP [46] avaient signalé l’affaire [47].
Ce que dit la loi, et ce qu’elle permet
La qualification retenue à ce stade - « violences avec arme » - relève, selon plusieurs sources, de l’article 222-13 du Code pénal, qui punit les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure à huit jours, lorsqu’elles sont commises avec usage ou menace d’une arme. Si la circonstance aggravante de racisme prévue par l’article 132-76 du même code était retenue, la peine encourue serait alourdie. À ce jour, le parquet ne l’a pas retenue [26].
L’« injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », objet de la seconde enquête, relève quant à elle, selon plusieurs sources, de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Les deux procédures, distinctes, ne permettent pas à ce stade un cumul des qualifications dans une même audience. Celle de début juillet [48] portera uniquement sur les violences avec arme.
Le silence de la mairie, et celui de la préfecture
Christiane Mosnier, maire d’Espaly-Saint-Marcel [49], temporise. « J’ai été mise au courant de cet incident par le commissariat. Ce n’est pas acceptable. Mais j’attends d’avoir tous les éléments car la police n’a pas encore confirmé ces faits de racisme. » [50] La mairie n’a pas répondu aux sollicitations de France 3 [51]. Aucune source consultée ne mentionne de réaction de la préfecture de Haute-Loire ni d’une éventuelle saisine d’un dispositif local de prévention de la délinquance, avant ou après les tirs.
L’agresseur présumé, lui, n’est plus dans le quartier. L’Opac 43 l’a discrètement relogé à la campagne [52][53]. Sa demande de mutation traînait depuis longtemps. Elle a été accordée après les tirs.
Ce que le voisinage savait, ce que les institutions n’ont pas relié
Ce voisin n’en était pas à son premier acte. Il avait frappé un enfant de 3 ans d’origine maghrébine avec un bout de bois [54]. Il avait jeté un bâton sur un garçon de 8 ans en proférant des insultes [55]. Une femme syrienne avait dû déménager après avoir été agressée parce qu’elle portait un voile [56]. Une autre habitante noire raconte: « Depuis que j’habite ici, il insulte mes enfants et moi parce que nous sommes Noirs. » [57] Il avait démonté un banc de la résidence parce que « trop de Noirs et d’Arabes s’asseyaient dessus » [58].
Plusieurs agressions documentées, avant le tir du 19 avril. Aucune n’avait abouti à une procédure judiciaire visible. Les voisins disent avoir alerté l’Opac 43, qui les a renvoyés vers le commissariat [20]. Une plainte a été refusée la veille des tirs, faute d’effectifs [16]. Aucune source consultée ne précise si l’Opac 43 avait, de son côté, transmis les signalements aux services de police, ni si le commissariat du Puy-en-Velay disposait d’un dossier sur cet individu avant le 19 avril. La question - qui savait quoi, et qu’en a-t-il été fait? - reste publiquement sans réponse à ce stade.
« On a peur pour les enfants »
Samedi 25 avril [59], entre 200 et 250 personnes [60] se rassemblent dans le quartier, à l’appel de SOS Racisme et d’un collectif d’habitants [61][62]. « On a peur pour les enfants », dit un riverain [63]. « Je trouve honteux le manque de suite qui a été donné à cette affaire. C’est l’horreur. C’est nauséabond », ajoute une habitante [64].
Nordine Ezbiti est là. « Mon fils va de mieux en mieux, grâce au soutien de la famille et des amis. Un psychologue l’a pris en charge. » [65] Le médecin traitant a établi un certificat constatant un « syndrome anxieux important » chez l’enfant [66].
L’enfant qui ne retourne pas à l’école
« Il fait des cauchemars toutes les nuits, ne dort plus et ne veut voir personne. Il a peur de la foule, des cris et n’est pas allé à l’école depuis l’incident », rapporte le père [67]. À la date du rassemblement du 25 avril, six jours après les tirs, le garçon n’avait pas repris le chemin de l’école. Aucune source consultée ne précise la position de l’inspection académique de Haute-Loire ni de l’école concernée sur la déscolarisation de l’enfant, ni l’existence d’un accompagnement scolaire mis en place.
Ce que la pratique judiciaire enseigne
La non-rétention de la circonstance aggravante de racisme n’est pas inédite dans des affaires comparables. On se souvient des controverses, ces dernières années, autour d’agressions où des propos racistes documentés en source ouverte (réseaux sociaux, témoignages de tiers) n’avaient pas été repris dans la qualification pénale au motif que les déclarations recueillies en audition ne les corroboraient pas formellement. Le procès de début juillet [48] dira si la juridiction du Puy-en-Velay s’engage sur ce terrain, ou s’en tient à la qualification simple.
Réactions
Sur X, le député François Ruffin [68] dénonce « une véritable chasse à l’enfant de couleur » [69] et écrit: « La République ne doit pas transiger avec le racisme. Ses représentants, ses institutions doivent être de solides protections. » [70] Manuel Bompard [71], coordinateur de la France insoumise, poste: « À bas le racisme! » [72] Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations [73], déclare: « Si le motif raciste devait être confirmé, il serait d’une gravité inouïe. Et il appellerait à un sursaut collectif. » [74]
SOS Racisme dit s’inquiéter « de ces éléments, qui interrogent sur les conditions de traitement des signalements et de la prise en compte de la dimension raciste des faits dénoncés » [75]. Aucune voix institutionnelle locale n’a publiquement défendu la version du tireur. L’audience est fixée à début juillet [48]. L’enfant, lui, ne retournait toujours pas à l’école au moment du rassemblement [67].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« jouaient au pied du lotissement situé dans le quartier de l’Arbousset »
humanite.fr ↗ ↩
« La dizaine d’enfants, âgés de 6 à 11 ans, visés par le tireur »
humanite.fr ↗ ↩
« survenue dimanche 19 avril aux alentours de 15 heures »
leprogres.fr ↗ ↩
« survenue dimanche 19 avril aux alentours de 15 heures à Espaly-Saint-Marcel »
leprogres.fr ↗ ↩
« La commune d’Espaly-Saint-Marcel, environ 3 500 habitants, située en Haute-Loire »
humanite.fr ↗ ↩
« un homme âgé de 65 ans est sorti de chez lui armé d’une carabine à plomb »
contre-attaque.net ↗ ↩
« deux témoins ont affirmé à nos confrères du quotidien régional Le Progrès que le sexagénaire avait ensuite couru après les enfants avec sa carabine, en criant « dehors les Noirs et les Arabes » »
leparisien.fr ↗ ↩
« Il leur a couru après avec une carabine à plomb, tout en disant: 'Dehors les noirs et les Arabes!' »
leprogres.fr ↗ ↩
« Il a mis en joue mon neveu de 10 ans, puis lui a tiré dessus. »
contre-attaque.net ↗ ↩
« La balle a touché son mollet. Mon neveu a eu tellement peur. »
humanite.fr ↗ ↩
« « Il a mis en joue mon neveu, puis lui a tiré dessus, raconte Julia*, la tante de l’une des victimes »
humanite.fr ↗ ↩
« La balle a touché son mollet. Mon neveu a eu tellement peur. Il a cru qu’il allait mourir. »
humanite.fr ↗ ↩
« faisant état de 0 jour d’ITT, sans lésion constatée »
leparisien.fr ↗ ↩
« le père de l’enfant ayant communiqué un certificat médical « faisant état de 0 jour d’ITT, sans lésion constatée » »
leparisien.fr ↗ ↩
« Une plainte a été déposée au commissariat du Puy-en-Velay. »
leprogres.fr ↗ ↩
« la veille des tirs, une des habitantes, inquiète, s’était rendue au commissariat du Puy-en-Velay afin de porter plainte contre son voisin. Le Progrès rapporte qu’il lui a été demandé «de repasser dans la semaine, en raison des effectifs réduits le week-end». »
contre-attaque.net ↗ ↩
« Ils disaient: 'Il nous tire dessus, il nous tire dessus!' »
leprogres.fr ↗ ↩
« Je l’ai vu les menacer avec la carabine, j’étais choquée. »
leprogres.fr ↗ ↩
« l’Opac 43 (Office public d’aménagement et de construction), qui gère le logement social de l’Arbousset »
leprogres.fr ↗ ↩
« Elle a elle aussi contacté l’Opac 43 pour l’informer de la situation, qui l’a renvoyée vers le commissariat pour porter plainte. »
leprogres.fr ↗ ↩
« Placé en garde à vue dimanche après-midi »
leparisien.fr ↗ ↩
« L’arme, une carabine à plombs de catégorie D, a été saisie. »
zoomdici.fr ↗ ↩
« À l’issue de sa garde à vue, lundi en début d’après-midi »
leparisien.fr ↗ ↩
« une convocation par un officier de police judiciaire pour « violences sans ITT avec arme » en juillet prochain »
leparisien.fr ↗ ↩
« une convocation devant le tribunal correctionnel prévue début juillet »
lemonde.fr ↗ ↩
« sans que la circonstance aggravante de racisme n’ait été retenue »
sos-racisme.org ↗ ↩
« Si le parquet du Puy-en-Velay a rapidement assuré qu’« un coup est parti » »
humanite.fr ↗ ↩
« le parquet du Puy-en-Velay assure que, si « un coup est parti », l’auteur « parle d’un accident » et que « ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste » »
humanite.fr ↗ ↩
« mais que l’auteur « parle d’un accident » »
humanite.fr ↗ ↩
« Dimanche, l’homme de 65 ans s’entraînait au tir dans son garage lorsqu’il a été « traité de sale Français par un groupe d’enfants » »
leparisien.fr ↗ ↩
« En réaction, le sexagénaire a « tiré en l’air » par sa fenêtre »
leparisien.fr ↗ ↩
« ni le père, ni l’enfant, ni le témoin, entendus, « n’évoquaient dans leurs auditions de propos à caractère raciste » »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le père de l’une des victimes accuse le commissariat de n’avoir pas noté les propos racistes rapportés lors de l’audition. »
humanite.fr ↗ ↩
« Sacha Halgand, membre du bureau national de SOS Racisme, souligne: »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« « À plusieurs reprises, des policiers ont refusé de prendre des plaintes », s’insurge Sacha Halgand, membre du bureau national de SOS Racisme »
humanite.fr ↗ ↩
« Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre Michel V. Lâcher: « Je suis raciste et je suis fier d’être raciste. Je le dis haut et fort. » »
humanite.fr ↗ ↩
« « Je suis raciste et je suis fier d’être raciste. Je le dis haut et fort. » »
humanite.fr ↗ ↩
« Nordine Ezbiti, père de la victime, explique: »
france3-regions.franceinfo.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: France 3 écrit 'Nordine Ezbiti', mais l'Humanité (f180), source plus complète, donne 'Noureddine Ezbiti'. La forme retenue dans l'article est 'Noureddine Ezbiti'. ↩
« pour déposer une nouvelle plainte «sur les faits d’injures à caractère raciste» »
liberation.fr ↗ ↩
« un certificat d’un médecin généraliste établi lundi, faisant état de 3 jours d’ITT à raison du choc émotif »
leparisien.fr ↗ ↩
« faisant état de 3 jours d’ITT à raison du choc émotif »
leparisien.fr ↗ ↩
« trois jours d’incapacité totale de travail « à raison du choc émotif » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le sexagénaire accusé d’avoir menacé à la carabine au plomb un groupe d’enfants est visé par une enquête, ouverte mercredi 22 avril, pour « injure en raison de l’origine, la race ou la religion » »
humanite.fr ↗ ↩
« Une enquête a été ouverte pour injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion »
liberation.fr ↗ ↩
« un signalement de SOS racisme et du MRAP reçu ce mercredi par le parquet »
leparisien.fr ↗ ↩
« un signalement de SOS racisme et du MRAP reçu ce mercredi par le parquet »
leparisien.fr ↗ ↩
« Une procédure porte également sur les propos tenus dans la vidéo citée dans l’article du Progrès mais également sur un signalement de SOS racisme et du MRAP reçu ce mercredi par le parquet »
leparisien.fr ↗ ↩
« une audience prévue début juillet »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Christiane Mosnier, maire de la commune, se défend »
leprogres.fr ↗ ↩
« Christiane Mosnier, maire de la commune, se défend: 'J’ai été mise au courant de cet incident par le commissariat. Ce n’est pas acceptable. Mais j’attends d’avoir tous les éléments car la police n’a pas encore confirmé ces faits de racisme.' »
leprogres.fr ↗ ↩
« La mairie n’a pas répondu à nos sollicitations. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« L’agresseur présumé n’est plus dans le quartier: il aurait été discrètement exfiltré et relogé par son bailleur à la campagne. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Le bailleur social du quartier, Opac43, a finalement accédé à sa demande de longue date et lui a trouvé un nouveau logement »
humanite.fr ↗ ↩
« il y a trois ans il avait également frappé un enfant de 3 ans d’origine maghrébine avec un bout de bois. »
contre-attaque.net ↗ ↩
« Il a jeté un bâton sur un garçon de 8 ans, en proférant des insultes haineuses. »
contre-attaque.net ↗ ↩
« une femme d’origine syrienne avait dû déménager: il l’avait agressée parce qu’elle portait un voile. »
contre-attaque.net ↗ ↩
« «C’était prévisible. Depuis que j’habite ici, il insulte mes enfants et moi parce que nous sommes Noirs» »
contre-attaque.net ↗ ↩
« Il avait aussi démonté un banc de la résidence, car «trop de Noirs et d’Arabes s’asseyaient dessus» selon lui. »
contre-attaque.net ↗ ↩
« A Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire, un rassemblement a eu lieu samedi 25 avril »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« entre 200 à 250 personnes selon la police se sont retrouvées »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« à l’initiative de SOS Racisme et d’un collectif d’habitants »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« à l’initiative de SOS Racisme et d’un collectif d’habitants »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Un habitant indique: “On a peur pour les enfants” »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Une habitante ajoute: “Je trouve honteux le manque de suite qui a été donné à cette affaire. C’est l’horreur. C'est nauséabond” »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Nordine Ezbiti, père de la victime, explique: “Mon fils va de mieux en mieux, grâce au soutien de la famille et des amis. Un psychologue l’a pris en charge. Cela fait chaud au cœur de voir ce monde et les associations. Cela montre qu’on est soutenus et qu’on n’est pas seuls face à cet événement inadmissible” »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« ce dernier a remis aux autorités un certificat médical établi par le médecin traitant de la famille, qui confirme la détection d’un « syndrome anxieux important » chez Youssef »
humanite.fr ↗ ↩
« « Il fait des cauchemars toutes les nuits, ne dort plus et ne veut voir personne, confirme Noureddine Ezbiti. Il a peur de la foule, des cris et n’est pas allé à l’école depuis l’incident. » »
humanite.fr ↗ ↩
« plusieurs élus de gauche ont réagi sur X, en dénonçant, à l’image du député François Ruffin »
liberation.fr ↗ ↩
« «une véritable chasse à l’enfant de couleur» »
liberation.fr ↗ ↩
« «La République ne doit pas transiger avec le racisme. Ses représentants, ses institutions doivent être de solides protections» »
liberation.fr ↗ ↩
« a aussi écrit le coordinateur de la France Insoumise, Manuel Bompard »
liberation.fr ↗ ↩
« «A bas le racisme!» »
liberation.fr ↗ ↩
« la ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Si le motif raciste devait être confirmé, il serait d’une gravité inouïe. Et il appellerait à un sursaut collectif » »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’association dit s’inquiéter « de ces éléments, qui interrogent sur les conditions de traitement des signalements et de la prise en compte de la dimension raciste des faits dénoncés » »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- Un raciste tire sur des enfants qui jouent, il est seulement "convoqué"
- Tir à la carabine sur des enfants : une enquête ouverte pour « injure en raison de l’origine, la race ou la religion » en Haute-Loire
- Haute-Loire. Un homme tire à la carabine sur un enfant en proférant des insultes racistes : « Il a cru qu’il allait mourir »
- Haute-Loire : ouverture d’une enquête après qu’un sexagénaire «fier d’être raciste» a tiré à proximité d’un groupe d’enfants
- Haute-Loire: suspecté de tentative de meurtre raciste sur des enfants, le mis en cause est relaché !
- Tir à la carabine sur des enfants en Haute-Loire : une deuxième enquête ouverte pour injures racistes
- “On a peur” : plus de 200 personnes rassemblées contre le racisme après le tir à la carabine près d'enfants à Espaly-Saint
- « Il a peur de la foule, des cris et n’est pas allé à l’école depuis l’incident » : après l’agression raciste d’enfants à la carabine, les habitants de l'Arbousset appellent à la mobilisation
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- Arme à air comprimé à Espaly : les réactions s'enchaînent