Exercice de crise industrielle au site Butagaz du Douhet : toute la chaîne de commandement mobilisée
La préfecture de la Charente-Maritime a testé le 3 juin 2026 la coordination des services d'urgence sur le site classé Seveso seuil haut, avec activation de la sirène et de FR-Alert.
Un exercice de gestion de crise industrielle a eu lieu le mercredi 3 juin 2026 à partir de 10h sur le site Butagaz du Douhet (Charente-Maritime). L'opération a mobilisé la chaîne de commandement préfectorale, communale et opérationnelle, et testé les dispositifs d'alerte à la population.
L’essentiel
- Date et lieu : Exercice de crise industrielle le mercredi 3 juin 2026 à 10h sur le site Butagaz du Douhet (Charente-Maritime), classé Seveso seuil haut.
- Chaîne de commandement : Mobilisation du POI (Butagaz), PCC (maire Stéphane Taillasson), PCO (sous-préfet Guillaume Brault) et COD (préfet à La Rochelle).
- Alerte population : Sirène du site activée dans un rayon de 4 km ; FR-Alert activé dans un rayon de 735 m (communes du Douhet et d’Écoyeux).
- Objectif : Tester la coordination des services et l’efficacité des plans d’urgence (POI, PPI, PCS) en conditions réelles, sans danger pour la population.
Ce qui s’est passé
Le mercredi 3 juin 2026, à partir de 10h, un exercice de gestion de crise industrielle a été organisé sur le site Butagaz du Douhet, en Charente-Maritime. Ce site, qui stocke du propane et du butane, est classé Seveso seuil haut. L’exercice consistait à simuler un accident industriel afin de tester la réaction des équipes et la coordination des services d’urgence.
L’opération a été annoncée plusieurs jours à l’avance par la préfecture de la Charente-Maritime. Selon le communiqué officiel, il s’agissait d’un exercice planifié, sans danger réel pour la population. Les riverains avaient été informés via les médias locaux et les réseaux sociaux.
La chaîne de commandement mobilisée
L’exercice a mis en œuvre l’ensemble de la chaîne de commandement prévue par les plans de secours. Selon la préfecture, le Plan d’Opération Interne (POI) a été déclenché par l’exploitant Butagaz. Le maire du Douhet, Stéphane Taillasson, a activé le Poste de Commandement Communal (PCC). Le sous-préfet de Saintes, Guillaume Brault, a pris la tête du Poste de Commandement Opérationnel (PCO). Enfin, le Centre Opérationnel Départemental (COD) était activé à La Rochelle, sous l’autorité directe du préfet de la Charente-Maritime.
Cette organisation a permis de tester la circulation de l’information et la prise de décision en temps réel, du niveau local jusqu’au niveau départemental. Le Plan Particulier d’Intervention (PPI) et le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ont également été activés.
Dans un tweet publié le 17 juin, le préfet de la Charente-Maritime a salué la bonne coordination de l’exercice : « toute la chaîne de commandement a été mobilisée avec efficacité ».
Les dispositifs d’alerte testés
L’exercice a également été l’occasion de tester les dispositifs d’alerte à la population. La sirène du site Butagaz a émis trois séquences sonores montantes et descendantes d’une minute 41 secondes, séparées de cinq secondes, suivies d’un son continu de 30 secondes. Cette sirène est audible dans un rayon d’environ 4 kilomètres.
Parallèlement, le système FR-Alert a été activé dans un rayon de 735 mètres autour du site. Les communes du Douhet et d’Écoyeux étaient ciblées. Les habitants équipés d’un téléphone mobile ont reçu une notification avec les consignes à suivre. Ce dispositif, qui utilise la diffusion cellulaire, permet d’alerter rapidement une zone géographique précise.
Contexte dans le département
La Charente-Maritime compte plusieurs sites industriels classés Seveso, notamment dans le domaine du stockage de gaz et de produits chimiques. Le site Butagaz du Douhet, spécialisé dans le conditionnement et la distribution de propane et de butane, est l’un des plus importants du département. Ce type d’exercice est organisé régulièrement par la préfecture pour maintenir un haut niveau de préparation des services de secours et des collectivités. Selon le ministère de la Transition écologique, environ 1 200 sites Seveso sont recensés en France, dont une vingtaine en Nouvelle-Aquitaine.
Retour sur l’exercice
L’exercice du 3 juin a été jugé satisfaisant par les autorités. La coordination entre l’exploitant, la commune, le sous-préfet et le préfet a fonctionné conformément aux protocoles. Les dispositifs d’alerte (sirène et FR-Alert) ont été déclenchés sans incident. Aucun habitant n’a été exposé à un danger réel, l’opération étant purement simulée.
Ce type de simulation permet d’identifier les axes d’amélioration pour les futures crises réelles. La préfecture prévoit de renouveler ce genre d’exercice à intervalles réguliers, comme le prévoit la réglementation pour les sites Seveso seuil haut.
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