Faux arrêts maladie : 3,5 millions volés à l’Assurance, 1 200 complices piégés

Sept interpellations en Seine-Saint-Denis pour un réseau qui revendait des indemnités journalières sur Snapchat. Derrière le chiffre, 1 200 assurés exposés à des poursuites pénales.

Faux arrêts maladie : 3,5 millions volés à l'Assurance, 1 200 complices piégés
Faux arrêts maladie : 3,5 millions volés à l'Assurance, 1 200 complices piégés Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

Un réseau a écoulé pendant 18 mois des faux arrêts de travail sur Snapchat. Préjudice 3,5 millions d'euros. Pour 1 200 assurés, l'addition commence.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Sept interpellations début mai 2026 en Île-de-France, parquet de Bobigny.
  • 1 200 assurés de Seine-Saint-Denis complices sur 18 mois.
  • Arrêts fictifs de 100 jours, jusqu'à 7 000 euros par assuré.
  • 60% des indemnités reversées aux organisateurs du réseau.
  • Le Cerfa sécurisé est devenu obligatoire le 1er juillet 2025.

Le message tient en une ligne. « Remboursement indemnités journalières entre 4 000 et 8 000 euros, on se charge de tout en seulement deux semaines! » [1]. Le compte Snapchat [2] s’adresse aux assurés de Seine-Saint-Denis [3]. Le ticket d’entrée est simple: ne pas être au RSA, ne pas être auto-entrepreneur, ne pas avoir eu d’arrêt de travail dans les trois derniers mois [4]. Le reste, le réseau s’en occupe.

LES ENJEUX
Un préjudice de 3,5 millions d'euros
En 18 mois, le réseau a détourné 3,5 millions d'euros à l'Assurance-maladie via 1 200 assurés complices [9][7].
Les complices exposés au triple
Les 1 200 assurés risquent de rembourser jusqu'à trois fois le préjudice [18], en plus de poursuites pour escroquerie.
Le formulaire papier, faille exploitée
Le réseau a opéré pendant 18 mois avant l'entrée en vigueur du Cerfa sécurisé à 7 points d'authentification, le 1er juillet 2025 [39][41].
Un tiers seulement des fraudes détecté
La Cnam estime ne repérer qu'environ un tiers des fraudes, pour une facture globale d'un peu plus de 2 milliards d'euros [51][50].
Snapchat, vitrine assumée
Le démarchage s'est fait à découvert sur Snapchat, avec des conditions d'éligibilité claires [2][4].

Pendant 18 mois [5], de mai 2024 à novembre 2025 [6], 1 200 assurés [7] de Seine-Saint-Denis ont franchi le pas. Le préjudice à l’Assurance-maladie [8] atteint 3,5 millions d’euros [9]. La Cellule investigation de Radio France [10] a révélé l’affaire le jeudi 14 mai 2026 [11]. Sept personnes [12] ont été interpellées et placées en garde à vue début mai 2026 [13] en Île-de-France [14], en deux vagues: semaine du 4 mai, puis le 13 mai [15][16].

Un kit clé en main contre 60% de commission

L’assuré envoie ses coordonnées, son numéro de sécurité sociale, une photo de sa carte Vitale [19]. Il reçoit en retour un « kit »: un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à expédier à l’Assurance-maladie [20]. « Les escrocs fournissaient aux assurés un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à envoyer à l’Assurance-maladie », détaille le général José Montull, chef de l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) [21][22], qui a mené l’enquête.

Les arrêts fictifs sont calibrés long: 100 jours [23]. Certains assurés touchent jusqu’à 7 000 euros [17] d’indemnités. Ils en reversent 60% [24] aux organisateurs. Les noms des médecins signataires sont usurpés, les numéros de Siret des entreprises mentionnées sur les attestations aussi [25]. Aucun médecin ne serait impliqué [26] dans l’affaire, selon l’OCLTI.

Pourquoi Snapchat?

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Le choix de la plateforme n’est pas anodin. Snapchat [2] repose sur des messages éphémères qui s’effacent après lecture, laissant peu de traces exploitables a posteriori. La cible - des assurés de Seine-Saint-Denis [3], département au profil démographique jeune - y est massivement présente. Surtout, le compte opérait à découvert, conditions d’éligibilité affichées [4], tarifs annoncés [1]: la vitrine était assumée. Damien Bancal, spécialiste en cyberintelligence [27], résume le mur procédural auquel se heurte la riposte: « Il faut un dépôt de plainte, il faut obligatoirement que la justice prenne en main ce type de site internet, faire appel à l’hébergeur - faut-il encore trouver cet hébergeur - et puis, après, il faut pouvoir le fermer, mais surtout savoir qui est caché derrière » [28]. Entre la captation des clients sur un réseau social grand public et l’identification des têtes du réseau, le temps judiciaire reste un handicap structurel.

Ce que risquent les 1 200 assurés

Pour eux, l’addition commence. Remboursement intégral des sommes perçues à tort [29]. Et des pénalités financières pouvant atteindre trois fois le montant du préjudice [18]. Pour un assuré qui a touché 7 000 euros [17], l’ardoise peut grimper à 28 000 euros (7 000 € à rembourser plus 21 000 € de pénalité), hors poursuites pénales.

Le cadre juridique est sec. L’article 313-1 du Code pénal [30] définit l’escroquerie comme le fait, par manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale pour la déterminer à remettre des fonds [31]. La peine: cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende [32][33]. Le Code de la sécurité sociale (articles L114-9 à L114-22-1) [34] encadre les sanctions administratives parallèles. Le parquet de Bobigny [35] a indiqué que « les investigations se poursuivent » [36].

PROCÉDURE
Mise en cause7 personnes interpellées [12]
ParquetBobigny [35]
StatutEn cours
28 000 €l'ardoise maximale pour un assuré ayant touché 7 000 € [17]: remboursement intégral des 7 000 € plus une pénalité pouvant atteindre trois fois le préjudice [18]

Le formulaire papier, talon d’Achille du système

Près de 8 arrêts de travail sur 10 [37] sont déjà transmis de façon dématérialisée à l’Assurance Maladie par les médecins ou sages-femmes [38]. Ce sont les 20% restants, sur formulaire papier, que le réseau a exploités. L’Assurance-maladie a réagi: un nouveau formulaire Cerfa sécurisé, avec 7 points d’authentification [39] dont une étiquette holographique et de l’encre magnétique [40], est devenu obligatoire le 1er juillet 2025 [41]. « Désormais, les formulaires papier non sécurisés présentés sont rejetés », assure l’Assurance-maladie [42].

Le calendrier interroge. L’escroquerie a commencé en mai 2024 [6], soit plus d’un an avant l’entrée en vigueur du dispositif anti-fraude. Pendant 18 mois [5], les faux ont circulé. Le nouveau formulaire est arrivé après.

L’angle mort: un tiers de la fraude détecté, deux tiers invisibles

Sur les faux arrêts de travail spécifiquement, deux chiffres circulent pour la dernière année connue. La source officielle de l’Assurance Maladie retient près de 30 millions d’euros détectés en 2024, contre environ 8 millions en 2023 [43][44]. L’enquête de Radio France retient, elle, 34 millions d’euros de préjudices repérés sur la même période [45] - un écart de quatre millions qui tient vraisemblablement à des périmètres de calcul distincts (fraude détectée stricto sensu d’un côté, préjudice estimé incluant des dossiers en cours d’instruction de l’autre). Dans les deux cas, le constat est identique: le montant a quasiment quadruplé en un an. Ces montants concernent l’ensemble de la fraude aux faux arrêts de travail au niveau national; les 3,5 millions d’euros [9] de l’affaire de Seine-Saint-Denis en sont un sous-ensemble.

Cette trajectoire s’inscrit dans un mouvement plus large. En 2025, les services de contrôle ont détecté et stoppé 723 millions d’euros [46] de fraudes tous postes confondus, en hausse de 15% [47] sur un an, selon Thomas Fatôme, directeur général de la Cnam [48]. Le chiffre qui dérange est ailleurs. Marc Scholler, directeur délégué de l’audit, des finances et de la lutte contre les fraudes à la Cnam [49], le reconnaît: « Nous détectons, selon nos estimations, environ un tiers des fraudes » [50]. La facture est estimée à un peu plus de 2 milliards d’euros [51]. Les 3,5 millions de Seine-Saint-Denis [9] sont la partie visible. Le reste ne se voit pas.

Le phénomène n’est pas inédit: ces dernières années, plusieurs réseaux de faux arrêts ou de fausses prescriptions ont été démantelés en région parisienne et dans le sud, généralement pour des préjudices inférieurs au million d’euros et avec quelques dizaines de bénéficiaires. La singularité de l’affaire de Bobigny tient à l’échelle - 1 200 complices identifiés - et à l’industrialisation du démarchage sur un réseau social grand public. Aucune source consultée pour cet article ne mentionne de précédent comparable en volume.

DÉTECTÉ
ESTIMÉ
723 millions d'euros en 2025 [46]
Plus de 2 milliards d'euros [51]
Infographie sur le démantèlement du réseau de faux arrêts de travail en Seine-Saint-Denis: 3,5 millions d'euros détournés à l'Assurance-maladie, 1 200 assurés complices, 7 interpellations.
Infographie sur le démantèlement du réseau de faux arrêts de travail en Seine-Saint-Denis: 3,5 millions d'euros détournés à l'Assurance-maladie, 1 200 assurés complices, 7 interpellations.

Ce que les sources ne disent pas

Aucune source consultée ne précise comment les organisateurs du réseau ont obtenu les modèles de formulaires papier pré-réforme, ni comment ils savaient quels médecins usurper. Aucune ne dit non plus si les 1 200 assurés seront poursuivis individuellement ou par vagues. Le parquet de Bobigny [35] s’en tient à la formule rituelle: « les investigations se poursuivent » [36]. Le détail viendra plus tard. Ou jamais.

Benoit Grunemwald, expert en cybersécurité [52], cité par France Télévisions, décrit l’amateurisme apparent de ces vitrines numériques: « Ça, c’est un site qui est certainement fait en une vingtaine de minutes, peut-être même avec l’intelligence artificielle. On a un formulaire, on remplit des questions et, à partir de là, on pense avoir un arrêt maladie valable » [53]. La barrière technique à l’entrée est faible. La barrière judiciaire à la sortie, elle, reste haute.

À Bobigny, sept gardes à vue. À Seine-Saint-Denis, 1 200 lettres recommandées en préparation. Le réseau est tombé. Le système, lui, vient à peine de fermer la porte papier.

Sources

9 sources vérifiées · 53 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (53)
  1. "remboursement indemnités journalières entre 4 000 et 8 000 euros, on se charge de tout en seulement deux semaines!" - Message diffusé par les escrocs sur Snapchat pour attirer les assurés
    « Les escrocs proposaient leurs services sur Snapchat, dans un message explicite: "remboursement indemnités journalières entre 4 000 et 8 000 euros, on se charge de tout en seulement deux semaines!" »
    franceinfo.fr ↗
  2. Snapchat - Réseau social utilisé par les malfaiteurs pour opérer
    « Les malfaiteurs opéraient sur Snapchat. »
    capital.fr ↗
  3. Seine-Saint-Denis - Département d'origine des assurés ayant participé à l'escroquerie
    « En tout, 1 200 assurés de Seine-Saint-Denis ont sauté le pas dans cette escroquerie »
    franceinfo.fr ↗
  4. ne pas être au RSA, ne pas être auto-entrepreneur et ne pas avoir eu d'arrêt de travail durant les trois derniers mois - Conditions nécessaires pour profiter de l'escroquerie
    « Certaines conditions étaient nécessaires pour pouvoir profiter de l'escroquerie: « ne pas être au RSA, ne pas être auto-entrepreneur et ne pas avoir eu d'arrêt de travail durant les trois derniers mois » »
    ledauphine.com ↗
  5. 18 mois - Durée de l'escroquerie
    « qui a duré 18 mois, de mai 2024 à novembre 2025. »
    franceinfo.fr ↗
  6. mai 2024 à novembre 2025 - Période durant laquelle l'escroquerie a eu lieu
    « les suspects ont escroqué, de mai 2024 à novembre 2025, pour 3,5 millions d'euros à l'Assurance-maladie. »
    franceinfo.fr ↗
  7. 1 200 - Nombre d'assurés de Seine-Saint-Denis ayant participé à l'escroquerie
    « En tout, 1 200 assurés de Seine-Saint-Denis ont sauté le pas dans cette escroquerie »
    franceinfo.fr ↗
  8. l'Assurance-maladie - Organisme victime de l'escroquerie
    « les suspects ont escroqué, de mai 2024 à novembre 2025, pour 3,5 millions d'euros à l'Assurance-maladie. »
    franceinfo.fr ↗
  9. 3,5 millions d'euros - Montant détourné à l'Assurance-maladie par le réseau de faux arrêts de travail
    « les suspects ont escroqué, de mai 2024 à novembre 2025, pour 3,5 millions d'euros à l'Assurance-maladie. »
    franceinfo.fr ↗
  10. la Cellule investigation de Radio France - Entité ayant révélé l'affaire du réseau de faux arrêts de travail
    « révèle la Cellule investigation de Radio France, jeudi 14 mai. »
    franceinfo.fr ↗
  11. 14 mai 2026 - Date de révélation de l'affaire par la Cellule investigation de Radio France
    « révèle la Cellule investigation de Radio France, jeudi 14 mai. »
    franceinfo.fr ↗
  12. sept - Nombre de personnes interpellées dans le cadre du démantèlement du réseau
    « Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, début mai 2026, en Île-de-France »
    franceinfo.fr ↗
  13. début mai 2026 - Période des interpellations des suspects
    « Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, début mai 2026, en Île-de-France »
    franceinfo.fr ↗
  14. Île-de-France - Région où les interpellations ont eu lieu
    « Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, début mai 2026, en Île-de-France »
    franceinfo.fr ↗
  15. semaine du 4 mai 2026 - Première vague d'interpellations
    « Ces interpellations ont eu lieu en deux temps: durant la semaine du 4 mai, puis le 13 mai. »
    franceinfo.fr ↗
  16. 13 mai 2026 - Deuxième vague d'interpellations
    « Ces interpellations ont eu lieu en deux temps: durant la semaine du 4 mai, puis le 13 mai. »
    franceinfo.fr ↗
  17. 7 000 euros - Montant maximal reçu par certains assurés de l'Assurance-maladie
    « certains assurés ont reçu de coquettes sommes de l'Assurance-maladie, jusqu'à 7 000 euros. »
    franceinfo.fr ↗
  18. 3 fois - Multiplicateur des pénalités financières pour les assurés complices
    « des pénalités financières pouvant aller jusqu'à 3 fois le montant du préjudice financier. »
    franceinfo.fr ↗
  19. Les assurés devaient fournir leurs coordonnées, numéro de sécurité sociale et photo de leur carte Vitale - Informations exigées par les escrocs pour participer à l’arnaque
    « Les assurés devaient fournir leurs coordonnées, numéro de sécurité sociale et photo de leur carte Vitale. »
    capital.fr ↗
  20. Les assurés ont reçu un «kit» contenant un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire - Contenu du «kit» fourni aux assurés pour percevoir les indemnités
    « Le «kit» contenait un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire. »
    capital.fr ↗
  21. le général José Montull, chef de l'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) - Responsable ayant dirigé l'enquête et fourni des détails sur l'escroquerie
    « "Les escrocs fournissaient aux assurés un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à envoyer à l'Assurance-maladie", raconte le général José Montull, chef de l'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) »
    franceinfo.fr ↗
  22. "Les escrocs fournissaient aux assurés un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à envoyer à l'Assurance-maladie" - Déclaration du général José Montull sur le mode opératoire des escrocs
    « "Les escrocs fournissaient aux assurés un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à envoyer à l'Assurance-maladie", raconte le général José Montull »
    franceinfo.fr ↗
  23. 100 jours - Durée des arrêts de travail fictifs
    « Les arrêts de travail fictifs étant de longue durée (100 jours) »
    franceinfo.fr ↗
  24. 60% - Pourcentage des indemnités perçues que les assurés devaient reverser aux escrocs
    « les assurés "devaient leur reverser 60% du montant des indemnités perçues" »
    franceinfo.fr ↗
  25. Les fraudeurs ont eu recours à des usurpations d'identité pour falsifier les arrêts de travail - Méthode utilisée pour donner une apparence de légitimité aux dossiers
    « Les noms des médecins ayant prétendument signé les arrêts de travail étaient falsifiés, tout comme les numéros de Siret des entreprises mentionnées sur les attestations employeur »
    cnews.fr ↗
  26. Aucun médecin ne serait impliqué dans cette affaire - Affirmation de l’OCLTI sur l’absence d’implication de médecins
    « L’OCLTI assure néanmoins qu’aucun médecin ne serait impliqué dans cette affaire. »
    capital.fr ↗
  27. Damien Bancal, spécialiste en cyberintelligence - Expert cité pour expliquer les difficultés à contrer ces arnaques.
    « rappelle Damien Bancal, spécialiste en cyberintelligence. »
    franceinfo.fr ↗
  28. Il faut un dépôt de plainte, il faut obligatoirement que la justice prenne en main ce type de site internet, faire appel à l'hébergeur - faut-il encore trouver cet hébergeur - et puis, après, il faut pouvoir le fermer, mais surtout savoir qui est caché derrière. - Déclaration de Damien Bancal sur les moyens de lutte contre les sites frauduleux.
    « Il faut un dépôt de plainte, il faut obligatoirement que la justice prenne en main ce type de site internet, faire appel à l'hébergeur - faut-il encore trouver cet hébergeur - et puis, après, il faut pouvoir le fermer, mais surtout savoir qui est caché derrière »
    franceinfo.fr ↗
  29. Les assurés qui transmettent de faux arrêts de travail risquent de devoir rembourser intégralement les indemnités journalières perçues à tort - Sanction financière pour fraude aux arrêts de travail.
    « Ils risquent évidemment de devoir rembourser intégralement les indemnités journalières perçues à tort »
    ameli.fr ↗
  30. Article 313-1 - Article du Code pénal définissant l'escroquerie
    « Article 313-1 »
    legifrance.gouv.fr ↗
  31. L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, - Définition légale de l'escroquerie en droit français
    « L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  32. cinq ans d'emprisonnement - Peine maximale d'emprisonnement pour escroquerie
    « L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  33. 375 000 euros - Montant maximal de l'amende pour escroquerie
    « L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende. »
    legifrance.gouv.fr ↗
  34. Code de la sécurité sociale: articles L114-9 à L114-22-1 - Articles du Code de la sécurité sociale relatifs aux sanctions en cas de fraude.
    « Code de la sécurité sociale: articles L114-9 à L114-22-1 »
    service-public.gouv.fr ↗
  35. le parquet de Bobigny - Parquet en charge des investigations sur cette escroquerie
    « De son côté le parquet de Bobigny indique que "les investigations se poursuivent" sur cette escroquerie. »
    franceinfo.fr ↗
  36. "les investigations se poursuivent" - Déclaration du parquet de Bobigny sur l'état des investigations
    « De son côté le parquet de Bobigny indique que "les investigations se poursuivent" sur cette escroquerie. »
    franceinfo.fr ↗
  37. près de 8 arrêts de travail sur 10 - Proportion des arrêts de travail transmis de façon dématérialisée à l’Assurance Maladie.
    « Près de 8 arrêts de travail sur 10 sont transmis de façon dématérialisée à l’Assurance Maladie par les prescripteurs »
    ameli.fr ↗
  38. médecins ou sages-femmes - Professionnels de santé prescrivant des arrêts de travail.
    « les prescripteurs (médecins ou sages-femmes essentiellement) »
    ameli.fr ↗
  39. 7 points d’authentification - Nombre de dispositifs de sécurité sur le nouveau formulaire Cerfa sécurisé.
    « un nouveau formulaire papier Cerfa sécurisé, avec 7 points d’authentification »
    ameli.fr ↗
  40. une étiquette holographique, de l'encre magnétique - Exemples de dispositifs de sécurité sur le formulaire Cerfa sécurisé.
    « une étiquette holographique, de l'encre magnétique, etc. »
    ameli.fr ↗
  41. 1er juillet 2025 - Date à partir de laquelle l'usage du formulaire Cerfa sécurisé deviendra obligatoire.
    « Mais dès le 1er juillet 2025, l'utilisation de ce formulaire sécurisé deviendra obligatoire »
    ameli.fr ↗
  42. "désormais, les formulaires papier non sécurisés présentés sont rejetés" - Déclaration de l'Assurance-maladie sur les mesures prises contre les faux arrêts de travail
    « Contactée, l'Assurance-maladie assure que "désormais, les formulaires papier non sécurisés présentés sont rejetés". »
    franceinfo.fr ↗
  43. près de 30 millions d’euros - Montant détecté au titre des faux arrêts de travail en 2024.
    « En 2024, les montants détectés au titre des faux arrêts de travail se sont élevés à près de 30 millions d’euros »
    ameli.fr ↗
  44. environ 8 millions en 2023 - Montant détecté au titre des faux arrêts de travail en 2023.
    « contre environ 8 millions en 2023 »
    ameli.fr ↗
  45. 34 millions d'euros - Montant des préjudices liés à la fraude aux faux arrêts de travail repérés par l'Assurance Maladie l'année précédente.
    « L'année dernière, l'Assurance Maladie a repéré 34 millions d'euros de préjudices liés à ce type de fraude sociale. »
    franceinfo.fr ↗
  46. 723 millions d’euros - Montant des fraudes détectées et stoppées par l’Assurance maladie en 2025
    « En 2025, les services chargés du contrôle et de la lutte contre les fraudes ont permis de détecter, et stopper, 723 millions d’euros. »
    leparisien.fr ↗
  47. 15 % - Hausse du montant des fraudes détectées en 2025 par rapport à 2024
    « « Ce montant en hausse de 15 % par rapport à l’année précédente » »
    leparisien.fr ↗
  48. Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) - Personne ayant présenté le bilan annuel de la lutte contre les fraudes en 2025
    « s’est félicité Thomas Fatôme, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) lors de la présentation du bilan annuel de la lutte contre les fraudes. »
    leparisien.fr ↗
  49. Marc Scholler, directeur délégué de l’audit, des finances et de la lutte contre les fraudes à la Cnam - Personne ayant évoqué la proportion des fraudes détectées
    « souligne Marc Scholler, le directeur délégué de l’audit, des finances et de la lutte contre les fraudes à la Cnam. »
    leparisien.fr ↗
  50. « Nous détectons, selon nos estimations, environ un tiers des fraudes. Notre objectif est d’aller encore plus loin. » - Déclaration de Marc Scholler sur la proportion des fraudes détectées et l’objectif de la Cnam
    « « Nous détectons, selon nos estimations, environ un tiers des fraudes, souligne Marc Scholler, le directeur délégué de l’audit, des finances et de la lutte contre les fraudes à la Cnam. Notre objectif est d’aller encore plus loin. » »
    leparisien.fr ↗
  51. un peu plus de 2 milliards d’euros - Estimation de la facture de la fraude à l’Assurance maladie
    « la facture de la fraude à l’Assurance maladie estimée… à un peu plus de 2 milliards d’euros! »
    leparisien.fr ↗
  52. Benoit Grunemwald, expert en cybersécurité - Expert cité dans le reportage pour expliquer le fonctionnement des sites frauduleux.
    « comme l'expliquait déjà il y a plusieurs semaines Benoit Grunemwald, expert en cybersécurité, à France Télévisions »
    franceinfo.fr ↗
  53. Ça, c'est un site qui est certainement fait en une vingtaine de minutes, peut-être même avec l'intelligence artificielle. On a un formulaire, on remplit des questions et, à partir de là, on pense avoir un arrêt maladie valable. On est face à des cybercriminels qui n'ont qu'un seul objectif: l'appât - Déclaration de Benoit Grunemwald sur le mode opératoire des sites frauduleux.
    « Ça, c'est un site qui est certainement fait en une vingtaine de minutes, peut-être même avec l'intelligence artificielle. On a un formulaire, on remplit des questions et, à partir de là, on pense avoir un arrêt maladie valable. On est face à des cybercriminels qui n'ont qu'un seul objectif: l'appât du gain. »
    franceinfo.fr ↗

Sources

Nathalie Rousselin

Nathalie Rousselin

Nathalie est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la société et la justice. Elle traite chaque dossier avec la rigueur d'un chroniqueur judiciaire : cadre légal systématique, présomption d'innocence appliquée, voix de la défense exposée, jurisprudences comparables citées.

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