FC Nantes : bras de fer entre Kita et Mostafa Mohamed en plein mercato
Relégué en Ligue 2, le FC Nantes voit son meilleur buteur boycotter la reprise pour protester contre la baisse de son salaire. Le président Kita réclame 4 millions d'euros pour le libérer.
L'attaquant égyptien Mostafa Mohamed a sèché la reprise de l'entraînement le 24 juin, contestant la clause de réduction de 50 % de son salaire après la relégation du FC Nantes en Ligue 2. La direction a riposté par des retenues financières, tandis que le club turc de Samsunspor négocie un transfert.
L’essentiel
- Relégation : Le FC Nantes est officiellement descendu en Ligue 2 en mai 2026, mettant fin à treize ans dans l’élite.
- Boycott : Mostafa Mohamed n’a pas rejoint la reprise de l’entraînement le 24 juin 2026.
- Baisse de salaire : Une clause contractuelle réduit son salaire brut d’environ 50 % en cas de relégation.
- Sanctions : La direction nantaise a décidé de retenues financières quotidiennes sur le salaire du joueur.
- Transfert : Samsunspor (Turquie) négocie son arrivée ; Kita exige au moins 4 millions d’euros.
Ce qui s’est passé : une reprise manquée
Le 24 juin 2026, les joueurs du FC Nantes ont retrouvé le terrain pour préparer la saison en Ligue 2. Mais un cadre manquait à l’appel : l’attaquant international égyptien Mostafa Mohamed. Absent sans justification, il a entamé un bras de fer avec la direction du club. Selon Ouest-France, le joueur conteste l’activation automatique d’une clause contractuelle liée à la relégation.
Le club a officialisé sa descente en mai dernier après treize années consécutives dans l’élite du football français. Une chute brutale pour les Canaris, qui avaient remporté la Coupe de France en 2022 et terminé dans le ventre mou du championnat les saisons suivantes. La direction, menée par Waldemar Kita, doit désormais composer avec un budget réduit et des départs inévitables.
Les raisons du conflit : la clause de relégation
Mostafa Mohamed, sous contrat jusqu’en juin 2027, a vu son salaire amputé de près de 50 % après la relégation. Une disposition courante dans les contrats des clubs de Ligue 1, mais que le joueur juge inacceptable. Âgé de 28 ans, l’Égyptien avait rejoint Nantes en 2023 en provenance de Galatasaray pour 5.75 millions d’euros, après un prêt réussi. Il est devenu le meilleur buteur du club ces deux dernières saisons, avec moins de 15 buts en championnat.
Selon But! Football Club, le joueur souhaite poursuivre sa carrière en Europe et a déjà refusé une offre du club égyptien d’Al Ahly. Son objectif : rester dans un championnat européen pour garder sa place en sélection nationale, où il est un pilier de l’attaque. La direction nantaise, elle, considère que la clause contractuelle s’applique et que le boycott est un acte grave.
La réaction de la direction : sanctions financières
En réponse à l’absence non justifiée, la famille Kita a infligé des retenues financières quotidiennes sur le salaire du joueur, comme l’a rapporté Tribune Nantaise. Une mesure qui pourrait se cumuler avec d’éventuelles sanctions disciplinaires. Waldemar Kita, connu pour sa fermeté en matière de négociations, ne s’oppose pas au départ de son attaquant, mais à ses conditions.
Le président nantais réclame une indemnité de transfert d’au moins 4 millions d’euros, selon But! Football Club. Un montant jugé élevé pour un joueur de 28 ans en Ligue 2, mais qui reflète sa valeur marchande avant la relégation. Le club turc de Samsunspor, qui a déjà recruté plusieurs joueurs étrangers ces dernières années, a entamé des négociations. Les discussions avancent, mais l’écart entre l’offre et la demande reste inconnu.
Contexte dans la Loire-Atlantique
Le FC Nantes est l’un des clubs les plus titrés de France avec huit championnats et quatre Coupes de France, mais sa descente en Ligue 2 frappe durement tout un territoire. Dans le département de la Loire-Atlantique, le club représente un patrimoine sportif et économique. La Beaujoire, enceinte de 37000 places, est un lieu de rassemblement pour des milliers de supporters. Avec la relégation, l’affluence risque de baisser et les recettes billetterie avec.
Le mercato agité de Nantes illustre les difficultés des clubs relégués à retenir leurs meilleurs éléments. L’an dernier, la ville avait vécu une fin de saison stressante avec un maintien in extremis. Cette fois, le mouvement est plus radical. Le départ annoncé de Mostafa Mohamed pourrait s’ajouter à celui d’autres cadres, compliquant la tâche de l’entraîneur Michel Der Zakarian, qui doit reconstruire une équipe compétitive.
Prochaine étape : un départ avant la fin du mercato ?
Les négociations avec Samsunspor devraient s’accélérer dans les jours à venir. Si un accord est trouvé, Mostafa Mohamed pourrait quitter Nantes avant la reprise du championnat de Ligue 2, prévue début août. En attendant, le joueur reste sous contrat et les sanctions continuent de s’appliquer. La situation reste bloquée, chaque camp campant sur ses positions. Une issue favorable pour le club nantais dépendra de sa capacité à négocier un prix satisfaisant tout en apaisant le conflit.