FCAS enterré : Berlin lâche Paris, Dassault reste seul maître à bord
Neuf ans de coopération franco-allemande s'achèvent sur un constat d'échec industriel. Berlin a déjà son plan B.
Paris et Berlin ont enterré le projet d'avion de combat commun le 8 juin 2026. Vingt-quatre heures plus tard, Airbus proposait à l'Allemagne un chasseur sans Dassault.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Souveraineté industrielle française
Dassault retrouve la maîtrise complète du successeur du Rafale, avec un carnet de 220 appareils et 46,6 milliards d'euros de commandes à fin 2025.
Architecture industrielle allemande
Berlin lance Team Gen 6 avec huit entreprises pilotées par Airbus, mais aucune n'a jamais intégré seule un chasseur de supériorité aérienne. Le pari technologique est immense.
Fracture de la défense européenne
Trois blocs émergent à horizon 2040 : Rafale français, GCAP britannico-italo-japonais, chasseur allemand. Le risque de duplication capacitaire fragilise l'OTAN et la PSDC.
Divergence doctrinale
La France exige un avion capable d'emporter l'arme nucléaire et d'opérer depuis un porte-avions, exigences que la Bundeswehr juge inutiles.
Sauvetage du cloud de combat
Seule la composante numérique du SCAF pourrait survivre, pour garantir l'interopérabilité entre forces aériennes des trois pays.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Macron et Merz ont acté l'abandon du FCAS le 8 juin 2026, après neuf ans de dissensions Dassault-Airbus.
- Le programme était estimé entre 80 et 100 milliards d'euros en développement, au moins 100 milliards en intégrant la série.
- Airbus a dégainé 24h plus tard un consortium alternatif baptisé Team Gen 6, avec sept partenaires allemands.
- MBDA, missilier dont la France est actionnaire, a rejoint Team Gen 6 sans Dassault.
- Dassault va développer en autonomie la prochaine génération de Rafale carnet à 350 appareils potentiels.
- Le silence de Madrid, partenaire depuis 2019, n'a été commenté par aucune des sources consultées.
Le gouvernement allemand a annoncé le 8 juin 2026 [1] que Friedrich Merz [2] et Emmanuel Macron [3] se sont entendus pour «ne plus poursuivre» le développement d’un avion de combat commun [4]. L’AFP et Reuters [5] en ont eu confirmation auprès du gouvernement allemand. L’Élysée n’a pas immédiatement réagi [6].
Le timing n’a rien d’un hasard. L’annonce tombe deux jours avant l’ouverture du salon aéronautique de Berlin [7], l’ILA 2026 (10-14 juin) [8], où le chancelier doit se rendre. Vingt-quatre heures après l’enterrement officiel, le 9 juin 2026 [9], Airbus Defence & Space transmettait au ministère allemand de la Défense une proposition formelle pour un chasseur de sixième génération. La séquence est calibrée.
Neuf ans de dissensions
Lancé en 2017 [10] par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel [12], le Système de combat aérien du futur (SCAF) [13] devait, à partir de 2040 [14], succéder au Rafale (300 appareils) [15] et à l’Eurofighter Typhoon (617 appareils) [16]. L’Espagne avait rejoint le programme en 2019 [17] à la demande de Berlin [18].
Les estimations de coût varient selon le périmètre retenu: entre 80 et 100 milliards d’euros pour le seul développement [19], au moins 100 milliards d’euros si l’on intègre la production de série [20] - ce qui en aurait fait, dans tous les cas, le plus important programme d’armement jamais lancé en Europe [21]. L’écart entre ces deux chiffrages, jamais réconcilié publiquement par les états-majors, illustre à lui seul l’opacité d’une gouvernance partagée à trois.
Cela fait bientôt neuf ans [11] que le programme fait l’objet de dissensions entre Dassault Aviation [22], maître d’œuvre du pilier n°1 (le Next Generation Fighter, NGF), et Airbus [23], responsable des piliers «drones et effecteurs» et «cloud de combat». Dès février 2021 [24], Angela Merkel avait semé les graines de la discorde en remettant en cause la gouvernance: «C’est un projet sous leadership français mais il faut quand même que les partenaires allemands puissent être à un niveau satisfaisant face à leurs homologues français» [25].
L’arrivée de l’Espagne a déséquilibré le rapport de forces. Dassault Aviation n’a plus été en mesure d’imposer ses choix face aux filiales allemande et espagnole d’Airbus [26]. Côté allemand, Airbus n’a jamais voulu être réduit au rôle de sous-traitant de Dassault pour le NGF [27]. Désaccords sur la répartition des tâches et la propriété intellectuelle [28]. Parité industrielle réclamée par Airbus [29], leadership unique exigé par Dassault.
L’échec de la médiation Collet-Billon
L’ultime tentative de médiation, confiée à Laurent Collet-Billon [30], ancien Délégué général pour l’armement (2008-2017), et à Frank Haun [31], ex-PDG de KNDS, s’est soldée par un échec retentissant le 18 avril 2026 [32]. Berlin avait donné un mois aux deux industriels pour accorder leurs violons [33]. Les deux médiateurs ont présenté des rapports séparés [34]. Une source proche du dossier a déclaré à Reuters que le médiateur allemand conclurait que «la construction d’un avion de combat commun n’était plus possible» [35].
En mars 2026, Éric Trappier [36], PDG de Dassault Aviation, avait prévenu lors du forum Guerres et Paix organisé par Le Point [37]: «Le SCAF sera mort si Airbus ne veut pas travailler avec Dassault» [38]. Sa ligne, répétée devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale en septembre 2025 [39]: «Je ne suis pas pour qu’un projet industriel ambitieux qui va servir à nos armées soit cogéré. Il faut un chef» [40].
«Un chef», pas «sans Airbus»: la nuance Trappier
Les deux citations paraissent contradictoires. Elles ne le sont pas dans la grammaire industrielle de Dassault. Trappier ne réclamait pas l’éviction d’Airbus du SCAF: il refusait que le maître d’œuvre du NGF, le pilier avion piloté, soit cogéré avec un partenaire qui prétendrait à la parité architecturale. Airbus restait bienvenu sur les piliers drones et cloud [23], voire comme fournisseur de sous-ensembles du NGF [27] - pas comme co-architecte de l’appareil. La position d’Airbus était inverse: refus de toute subordination, parité industrielle revendiquée sur l’avion lui-même [29]. Entre «sous-traitant accepté» et «co-architecte exigé», il n’existait pas de zone de chevauchement. C’est cette absence de zone grise, plus que les egos, qui a tué la médiation.
La divergence opérationnelle, racine du divorce
Merz a formalisé l’incompatibilité dès février 2026 [41]: «Nous avons un réel problème au niveau du cahier des charges. Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet» [42]. La France a besoin d’un appareil capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis des porte-avions [43]. La Bundeswehr, non [44]. Deux doctrines, un seul avion: équation insoluble.
L’Élysée le reconnaît à demi-mot: «les autorités allemandes estimaient qu’il n’était pas possible d’exercer une pression supplémentaire sur les entreprises concernées» [45]. Traduction: Berlin a cessé de retenir Airbus.
Team Gen 6: le plan B était prêt
Boris Pistorius [46], ministre allemand de la Défense, a reconnu être en contact «depuis des mois» avec Airbus sur un projet alternatif. Le consortium «Team Gen 6» [47], piloté par Airbus, a été lancé à Berlin en marge du salon ILA. Huit entreprises [48]: Airbus Defence & Space, MBDA [49], Hensoldt [50], Diehl Defence [51], MTU Aero Engines [52], Liebherr [53], Autoflug [54] et Rohde & Schwarz [55].
Le détail qui tue: MBDA, missilier franco-britannique fabricant des missiles qui équipent le Rafale et dont la France est actionnaire, a accepté de rejoindre une architecture industrielle sans Dassault [56]. Le consortium presse Berlin d’attribuer les contrats «intégralement et dans les délais» d’ici au second semestre 2026 [57].
L’Allemagne a-t-elle les épaules d’un maître d’œuvre avion de combat?
La question dérange à Berlin, mais elle est centrale. Depuis 1945, l’Allemagne n’a jamais piloté seule la conception d’un chasseur de supériorité aérienne. L’Eurofighter a été développé par un consortium quadripartite (Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne), Airbus (alors DASA) figurant parmi les co-maîtres d’œuvre aux côtés de BAE Systems et de Leonardo. Sur le Tornado, schéma multinational comparable. Sur le F-4 Phantom puis le F-35, la Luftwaffe est cliente, pas conceptrice. Pistorius lui-même garde toutes les portes ouvertes: achat de F-35 supplémentaires fabriqués aux États-Unis, participation à d’autres programmes [58], coopération avec la Suède (Gripen) ou rapprochement avec le GCAP [59] mené par Londres, Rome et Tokyo [60]. Cette pluralité d’options n’est pas un luxe: c’est l’aveu qu’aucune des entreprises allemandes du consortium ne dispose seule du savoir-faire d’intégration d’un avion de 6e génération. Airbus Defence & Space va devoir construire cette compétence à marche forcée, ou s’adosser à un partenaire britannique ou suédois.
Ce qui survit du SCAF
Le «cloud de combat», système nerveux censé relier avions, drones et satellites, pourrait être sauvé pour garantir l’interopérabilité entre forces aériennes françaises, allemandes et espagnoles [61]. Les ministères français et allemand devront élaborer un plan de travail commun en matière de défense lors du prochain Conseil des ministres franco-allemand [62], prévu en juillet 2026 en Allemagne [63].
Signal précoce du divorce: dès août 2023, Berlin avait attribué à un consortium industriel allemand un contrat structurant dans le domaine numérique de défense [64], en dehors du périmètre trinational du SCAF. La méfiance était installée depuis longtemps.
Le silence assourdissant de Madrid
Une absence saute aux yeux dans tous les communiqués. L’Espagne avait rejoint le SCAF en 2019 [17] à la demande explicite de Berlin [18]. Indra, son champion électronique, et la SEPI, holding publique actionnaire, étaient pleinement engagés dans les piliers capteurs et cloud selon plusieurs sources. Or aucune des sources consultées sur l’annonce du 8 juin 2026 ne mentionne de réaction officielle du gouvernement Sánchez ni de communiqué d’Indra. Le silence est d’autant plus notable que le communiqué franco-allemand évoque la poursuite du cloud de combat «pour les trois pays» [61] sans préciser si Madrid a été consultée avant la décision d’enterrement ou simplement informée après coup. Cette zone d’ombre devra être éclaircie dans les semaines à venir.
Deux Europe de la défense aérienne?
Le général Jérôme Bellanger [65], chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace, a posé l’enjeu en une phrase: «On se retrouverait dans ce que l’on connaît actuellement, c’est-à-dire un F-35 qui ne parle à personne et des difficultés pour faire des opérations avec nos homologues européens» [66]. L’avertissement vaut désormais bien au-delà du SCAF.
À horizon 2040-2050, l’Europe de la chasse risque de se structurer en trois blocs incompatibles. D’un côté, le GCAP britannico-italo-japonais, déjà bien avancé, vers lequel Berlin lorgne. De l’autre, un Rafale de nouvelle génération français, conçu en autonomie [67] et destiné à la dissuasion nucléaire et au combat embarqué. Au milieu, un éventuel chasseur 100% allemand piloté par Team Gen 6, qui devra trouver des clients export pour exister. À cela s’ajoutent les F-35 américains, déjà acquis par plusieurs armées européennes selon plusieurs sources. Côté OTAN, le risque de duplication capacitaire est réel: plusieurs programmes, plusieurs chaînes logistiques, plusieurs doctrines. La voix d’Emmanuel Macron, qui défendait la standardisation - «Nous Européens, si on a le sens de l’histoire, on a intérêt à standardiser et à simplifier» [68] - vient de subir un démenti industriel cinglant. La politique de défense commune de l’UE, déjà fragile, sort affaiblie de cette bifurcation.
L’angle mort: la France n’est pas isolée, elle est soulagée
Le récit dominant présente la France comme la perdante du divorce. Les chiffres racontent autre chose. À fin 2025, Dassault affichait 220 Rafale en carnet [69], 46,6 milliards d’euros de commandes totales [70], un objectif de chiffre d’affaires de 8,5 milliards pour 2026 [71]. Le 12 février 2026, l’Inde approuvait l’achat de 114 Rafale au standard F4 pour environ 33 milliards d’euros [72][73][74], en sus des 26 Rafale Marine déjà contractualisés [75]. Si la signature intervient, le carnet dépassera 350 appareils [76].
En septembre 2025, Éric Trappier affirmait devant l’Assemblée: «La France dispose aujourd’hui en propre, de manière souveraine, de toute l’expertise, des compétences, du tissu industriel et du réseau européen pour être en mesure de développer, de produire, puis de maintenir cet avion» [39]. La sortie du SCAF rend cette autonomie opérationnelle. Dassault devrait développer de façon autonome une nouvelle génération de Rafale [67].
Le naufrage en série des coopérations franco-allemandes
Le SCAF n’est pas un accident isolé. Le précédent le plus parlant est celui du MAWS (Maritime Airborne Warfare Systems) [77], programme franco-allemand de patrouille maritime. Berlin l’a torpillé en achetant des P-8 Poseidon de Boeing, tout en assurant à Paris que le programme commun «était encore d’actualité» [78]. La méthode est aujourd’hui identique: négocier la suite officielle pendant qu’on prépare l’alternative en sous-main. Le standard Mk3 de l’hélicoptère Tigre [79] a connu le même sort. Le MGCS, char du futur franco-allemand [80], ne se porte pas mieux, les industriels ne parvenant pas à s’accorder sur la répartition de la maîtrise d’œuvre.
On se souvient, à l’inverse, que les rares succès relatifs de la coopération européenne en aéronautique militaire (A400M notamment) reposaient sur un maître d’œuvre unique et incontesté - Airbus. La leçon est connue depuis longtemps. Elle n’a pas été appliquée au SCAF.
Ce que personne ne dit
Berlin n’a pas improvisé. Pistorius l’a admis: les discussions avec Airbus sur l’alternative duraient «depuis des mois» [81]. Le consortium Team Gen 6 a été présenté 48 heures après l’enterrement officiel du SCAF. Une telle préparation industrielle ne se monte pas en une nuit. L’Allemagne a négocié la fin du SCAF en sachant déjà comment le remplacer. Paris, lui, doit maintenant convaincre que la voie souveraine n’était pas un plan B, mais un plan A déguisé.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (81)
« l'annonce officielle est tombée ce lundi 8 juin »
fr.euronews.com ↗ ↩
« le chancelier allemand, Friedrich Merz, a ouvertement remis en cause la participation de son pays au SCAF »
opex360.com ↗ ↩
« le tout nouveau président français Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel (CDU) »
fr.euronews.com ↗ ↩
« le gouvernement allemand a annoncé, ce 8 juin, que le chancelier Merz et le président Macron se sont entendus pour «ne plus poursuivre» le développement d’un avion de combat commun »
opex360.com ↗ ↩
« L’Agence France Presse et l’agence Reuters ont en ont eu confirmation ce lundi 8 juin, auprès du gouvernement allemand. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Interrogé par l’AFP, l’Élysée n’a pas immédiatement réagi. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« L’annonce survient deux jours avant l’ouverture du grand salon aéronautique de Berlin, ILA »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Le salon international de l’aérospatiale ILA (10-14 juin 2026), qui débute demain à l’aéroport de Berlin-Brandebourg (BER) »
aerobuzz.fr ↗ ↩
« Le 9 juin 2026, soit le lendemain de l’annonce franco-allemande, Airbus Defence & Space transmettait au ministère de la Défense de Berlin une proposition formelle pour un chasseur de sixième génération. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Lancé en 2017 sous les auspices du principe du « meilleur athlète » »
enderi.fr ↗ ↩
« Cela fera bientôt neuf ans que le Système de combat aérien du futur [SCAF] fait l’objet de dissensions entre Dassault Aviation et Airbus »
opex360.com ↗ ↩
« le tout nouveau président français Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel (CDU) »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la crise qui le programme Scaf (Système de combat aérien du futur). »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« un avion commun devant, à partir de 2040, succéder »
ouest-france.fr ↗ ↩
« succéder d’un côté, au Rafale (300 appareils livrés) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« de l’autre à l’Eurofighter Typhoon (617 appareils livrés) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Le FCAS, lancé en 2017 et auquel l'Espagne s'est jointe en 2019 »
fr.euronews.com ↗ ↩
« les relations entre les deux industriels se sont surtout tendues quand la France a accepté, à la demande de l’Allemagne, d’intégrer l’Espagne dans ce projet »
opex360.com ↗ ↩
« Les coûts de développement étaient récemment estimés entre 80 et 100 milliards d'euros »
fr.euronews.com ↗ ↩
« On estimait le montant du programme a au moins 100 milliards d’euros »
ouest-france.fr ↗ ↩
« ce qui en aurait fait le plus important jamais lancé dans l’industrie d’armement en Europe. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Désigné maître d’œuvre pour le pilier n° 1 du SCAF, c’est-à-dire celui du NGF, Dassault Aviation »
opex360.com ↗ ↩
« Airbus avait été bien servi lors du montage industriel du SCAF, avec la responsabilité des piliers n° 3 [drones et effecteurs] et n° 4 [cloud de combat] »
opex360.com ↗ ↩
« dès février 2021, Angela Merkel avait semé les graines de la discorde en remettant en cause cette gouvernance. »
enderi.fr ↗ ↩
« « C’est un projet sous leadership français mais il faut quand même que les partenaires allemands puissent être à un niveau satisfaisant face à leurs homologues français »
enderi.fr ↗ ↩
« Dassault Aviation n’a dès lors plus été en mesure d’imposer ses choix face aux filiales allemande et espagnole d’Airbus. Aussi a-t-il réclamé un changement dans la gouvernance de ce projet »
opex360.com ↗ ↩
« s’agissant du NGF, il n’a jamais voulu être réduit au rôle de sous-traitant de Dassault Aviation »
opex360.com ↗ ↩
« Le projet SCAF a échoué à cause de désaccords industriels profonds entre Airbus et Dassault, notamment sur la répartition des tâches et la propriété intellectuelle. »
generation-nt.com ↗ ↩
« Airbus refusait catégoriquement toute subordination à Dassault Aviation, réclamant une parité industrielle »
enderi.fr ↗ ↩
« Laurent Collet-Billon, ancien Délégué général pour l’armement (2008-2017) »
enderi.fr ↗ ↩
« Frank Haun, ex-PDG de KNDS »
enderi.fr ↗ ↩
« l’ultime tentative de médiation orchestrée par Laurent Collet-Billon et Frank Haun dans le cadre du Scaf (Système de combat aérien du futur) s’est soldée par un échec retentissant le 18 avril dernier. »
enderi.fr ↗ ↩
« L’Allemagne avait donné un mois à Airbus et Dassault pour accorder leurs violons. »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« les médiateurs - l’un français et l’autre allemand - allaient chacun de leur côté présenter des rapports sur leurs travaux »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Une source proche du dossier a déclaré à Reuters que le médiateur allemand conclurait que la construction d’un avion de combat commun n’était plus possible. »
usinenouvelle.com ↗ ↩
« Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, avait prévenu en mars 2026 »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« lors du forum « Guerres et Paix » organisé par Le Point début avril »
enderi.fr ↗ ↩
« « Le SCAF sera mort si Airbus ne veut pas travailler avec Dassault. » »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« « La France dispose aujourd’hui en propre, de manière souveraine, de toute l’expertise, des compétences, du tissu industriel et du réseau européen pour être en mesure de développer, de produire, puis de maintenir cet avion. » »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« « Je ne suis pas pour qu’un projet industriel ambitieux qui va servir à nos armées soit cogéré. Il faut un chef. » »
enderi.fr ↗ ↩
« Puis, en février, pressé par l’association des industries aérospatiales d’outre-Rhin, le syndicat IG Metall et Airbus Defence & Space, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a ouvertement remis en cause la participation de son pays au SCAF »
opex360.com ↗ ↩
« «Nous avons un réel problème au niveau du cahier des charges. Et si nous ne parvenons pas à le résoudre, nous ne pourrons pas poursuivre le projet» »
opex360.com ↗ ↩
« La France a besoin d’un appareil capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis des porte-avions »
aerobuzz.fr ↗ ↩
« « Les Français auront besoin d’un avion capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment. » »
enderi.fr ↗ ↩
« "les autorités allemandes estimaient qu'il n'était pas possible d'exercer une pression supplémentaire sur les entreprises concernées" »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a reconnu mardi être en contact « depuis des mois » avec Airbus sur le sujet. »
lopinion.fr ↗ ↩
« Un consortium de huit entreprises baptisé "Team Gen 6" et piloté par Airbus sera lancé jeudi à Berlin »
fr.euronews.com ↗ ↩
« La Team Gen 6 est une coalition de huit entreprises allemandes, dont Airbus Defence, MTU Aero Engines ou MBDA. »
generation-nt.com ↗ ↩
« Outre Airbus, l'alliance réunit le missilier européen MBDA et six entreprises allemandes »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Outre Airbus, l'alliance réunit [.] six entreprises allemandes: Hensoldt, Diehl Defence, MTU Aero Engines, Liebherr, Autoflug et Rohde & Schwarz »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Outre Airbus, l'alliance réunit [.] six entreprises allemandes: Hensoldt, Diehl Defence, MTU Aero Engines, Liebherr, Autoflug et Rohde & Schwarz »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Outre Airbus, l'alliance réunit [.] six entreprises allemandes: Hensoldt, Diehl Defence, MTU Aero Engines, Liebherr, Autoflug et Rohde & Schwarz »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Outre Airbus, l'alliance réunit [.] six entreprises allemandes: Hensoldt, Diehl Defence, MTU Aero Engines, Liebherr, Autoflug et Rohde & Schwarz »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Outre Airbus, l'alliance réunit [.] six entreprises allemandes: Hensoldt, Diehl Defence, MTU Aero Engines, Liebherr, Autoflug et Rohde & Schwarz »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Outre Airbus, l'alliance réunit [.] six entreprises allemandes: Hensoldt, Diehl Defence, MTU Aero Engines, Liebherr, Autoflug et Rohde & Schwarz »
fr.euronews.com ↗ ↩
« MBDA figure dans ce consortium. Le missilier franco-britannique, fabricant des missiles qui équipent notamment le Rafale, dont la France est actionnaire, a accepté de rejoindre une architecture industrielle sans Dassault. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Le consortium presse le gouvernement allemand de veiller à ce que les contrats soient attribués "intégralement et dans les délais" d'ici au second semestre 2026 »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Boris Pistorius a précisé que Berlin étudiait aussi d'autres options, notamment l'achat d'avions de chasse F-35 supplémentaires fabriqués aux États-Unis ou la participation à d'autres programmes de développement d'aéronefs »
fr.euronews.com ↗ ↩
« coopération avec la Suède (qui a son propre avion Gripen), rapprochement avec le programme GCAP (Royaume-Uni, Italie, Japon) ou développement hybride. »
generation-nt.com ↗ ↩
« rapprochement avec le GCAP ( Combat Air Programme) mené par Londres, Rome et Tokyo »
enderi.fr ↗ ↩
« cela ne veut pas dire que le SCAF est terminé étant donné qu’il est question de sauver l’essentiel, à savoir le «cloud de combat», censé garantir une interopérabilité complète entre les forces aériennes françaises, allemandes et espagnoles »
opex360.com ↗ ↩
« les ministères français et allemand auront désormais à «élaborer un plan de travail commun en matière de défense, concentré sur quelques projets réalistes et pertinents», lors du prochain Conseil des ministres franco-allemand »
opex360.com ↗ ↩
« Lors du prochain Conseil des ministres franco-allemand, qui se tiendra en juillet en Allemagne »
fr.euronews.com ↗ ↩
« En août 2023, Berlin avait attribué le pilier « cloud de combat », le système informatique centralisé destiné à coordonner l’ensemble des opérations militaires, à un consortium mené par IBM. »
lessentieldeleco.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source lessentieldeleco.fr présente le contrat d'août 2023 comme l'attribution du 'pilier cloud de combat' du SCAF à un consortium mené par IBM. En réalité, le contrat signé en août 2023 par la BAAINBw portait sur un 'AI backbone' (infrastructure IA nationale allemande), attribué à un consortium mené par Helsing avec IBM Deutschland et Rohde & Schwarz en partenaires - et non sur le pilier Cloud du programme trinational SCAF, dont Airbus reste le responsable désigné. ↩
« Le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace »
enderi.fr ↗ ↩
« « On se retrouverait dans ce que l’on connaît actuellement, c’est-à-dire un F-35 qui ne parle à personne et des difficultés pour faire des opérations avec nos homologues européens. »
enderi.fr ↗ ↩
« Dassault devrait développer de façon autonome une nouvelle génération de Rafale »
fr.euronews.com ↗ ↩
« « Nous Européens, si on a le sens de l’histoire, on a intérêt à standardiser et à simplifier. Et donc avoir un modèle commun. » »
enderi.fr ↗ ↩
« À fin 2025, Dassault affichait 220 Rafale en carnet »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« 46,6 milliards d’euros de commandes totales »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« un objectif de chiffre d’affaires de 8,5 milliards pour 2026. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Le 12 février 2026, le Conseil d’acquisition de défense indien approuvait officiellement l’achat de 114 Rafale au standard F4 pour l’armée de l’air indienne, pour environ 33 milliards d’euros. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« l’achat de 114 Rafale au standard F4 pour l’armée de l’air indienne »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« pour environ 33 milliards d’euros. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Cette commande s’ajoute à 26 Rafale Marine déjà contractualisés avec la marine indienne. »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Si la signature intervient aux conditions annoncées, le carnet Rafale dépasserait 350 appareils »
lessentieldeleco.fr ↗ ↩
« Après le MAWS [Maritime Airborne Warfare Systems] dans le domaine de la patrouille maritime »
opex360.com ↗ ↩
« nos amis ont affirmé jusqu’au bout, que le projet était encore d’actualité, tout en achetant des P8 Poséidon de Boeing »
aerobuzz.fr ↗ ↩
« le standard Mk3 de l’hélicoptère de reconnaissance et de combat Tigre, c’est donc au tour du NGF franco-allemand d’être abandonné »
opex360.com ↗ ↩
« Reste à voir le sort qui sera fait au Système principal de combat terrestre [Main Ground Combat System, MGCS], qui, lancé en même temps que le SCAF, ne se porte pas non plus très bien… »
opex360.com ↗ ↩
« Boris Pistorius a précisé que des discussions avec les différents "acteurs concernés" sur le sujet étaient en cours depuis des mois »
fr.euronews.com ↗ ↩
Sources
- Fin de l’avion de combat franco-allemand : un contrat européen à 100 milliards au tapis
- Un consortium mené par Airbus lance un projet d'avion de combat
- Pourquoi le projet franco-allemand de chasseurs FCAS a-t
- SCAF : Berlin et Paris conviennent de mettre un terme à leur projet conjoint d’avion de combat de 6e génération
- Les quatre options de Berlin après l'échec du SCAF
- La France et l'Allemagne enterrent le FCAS
- Scaf : Échec de la médiation entre Airbus et Dassault dans le dossier l’avion de combat franco
- Scaf : l'échec de la médiation Collet-Billon compromet l'avenir du projet européen
- Dassault, seul contre tous, et enfin libre
- Team Gen 6 : après la mort du SCAF, l’Allemagne relance l’avion de chasse européen