Féminicide à Agen : une mère de famille tuée à l’arme blanche, son ex-compagnon en garde à vue

Le corps d'une femme de 29 ans a été retrouvé vers 2h du matin près d'un canal à la frontière d'Agen et Bon-Encontre. Son ex-compagnon, 38 ans, est en garde à vue.

Féminicide à Agen : une mère de famille tuée à l'arme blanche, son ex-compagnon en garde à vue
Illustration Sandrine Pouget / info.fr

Une femme de 29 ans, mère au foyer, a été retrouvée morte dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026 près d'un canal entre Agen et Bon-Encontre, en Lot-et-Garonne. Tuée à l'arme blanche, elle avait déposé plusieurs mains courantes contre son ex-compagnon. Ce dernier, 38 ans, a été interpellé et placé en garde à vue pour meurtre présumé.

Une femme de 29 ans, mère au foyer, a été retrouvée morte dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026 près d’un canal entre Agen et Bon-Encontre, en Lot-et-Garonne. Tuée à l’arme blanche, elle avait déposé plusieurs mains courantes contre son ex-compagnon. Ce dernier, 38 ans, a été interpellé et placé en garde à vue pour meurtre présumé.

L’essentiel

  • Découverte : Le corps a été trouvé vers 2h du matin le 1er mai 2026, près d’un canal à la frontière entre Agen et Bon-Encontre (Lot-et-Garonne).
  • Cause du décès : La victime, 29 ans, présentait une plaie à la gorge causée par une arme blanche, selon BFMTV et Sud Ouest.
  • Suspect : Son ex-compagnon, 38 ans, a été interpellé et placé en garde à vue pour meurtre présumé.
  • Antécédents : La victime avait déposé plusieurs mains courantes contre lui avant les faits, selon Sud Ouest.
  • Enquête : Le parquet d’Agen dirige les investigations ; la piste des violences intrafamiliales est privilégiée.

Les faits : un corps découvert aux premières heures du 1er mai

C’est dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2h du matin, que le corps a été retrouvé. Le lieu est une zone en périphérie d’Agen, en bordure d’un canal, à la limite de la commune de Bon-Encontre. La victime est une femme de 29 ans, mère au foyer. Elle présentait une plaie à la gorge, caractéristique d’une blessure par arme blanche, selon BFMTV et Sud Ouest.

Les techniciens en identification criminelle ont effectué des prélèvements sur place. L’enquête est placée sous la direction du parquet d’Agen.

L’ex-compagnon interpellé : des mains courantes déjà déposées

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Un homme de 38 ans, ex-compagnon de la victime, a été interpellé dans les heures suivant la découverte du corps. Il a été placé en garde à vue pour meurtre présumé, selon les informations de Sud Ouest et CNews.

La victime avait déposé plusieurs mains courantes contre lui avant les faits. Ces signalements, même s’ils ne constituaient pas des plaintes formelles, attestent d’un historique de tensions déclaré aux forces de l’ordre. La piste des violences intrafamiliales est explicitement privilégiée par les enquêteurs, selon BFMTV.

Ce profil - victime ayant alerté les autorités avant le drame - est fréquemment documenté dans les féminicides recensés en France. La question de l’effectivité des mains courantes comme outil de protection fait régulièrement débat dans les milieux judiciaires et associatifs. Sur ce point précis, le parquet d’Agen n’a pas communiqué à ce stade.

Contexte dans le Lot-et-Garonne

Le Lot-et-Garonne n’en est pas à son premier drame de ce type. En 2021, à Armillac, Jocelyne Royère, 55 ans, avait été tuée à l’arme blanche par son compagnon. L’affaire avait abouti à un procès devant les assises d’Agen, selon Sud Ouest.

Agen est la préfecture du département, avec environ 33 000 habitants. Bon-Encontre, commune limitrophe, compte quelque 7 000 habitants. La zone périurbaine où le corps a été découvert est un secteur de transition entre tissu urbain dense et zones pavillonnaires.

Au niveau régional, Sud Ouest rapporte que la Nouvelle-Aquitaine a enregistré plus d’une douzaine de féminicides en 2025, faisant de cette année l’une des plus meurtrières pour les femmes de la région. Le drame de cette nuit s’inscrit dans ce contexte alarmant.

Nationalement, 164 féminicides ont été recensés en France en 2025, en hausse de 16 % par rapport aux 141 de 2024, selon les données de l’Assemblée nationale et du collectif #NousToutes. Ce chiffre place 2025 parmi les années les plus meurtrières de la décennie pour les femmes victimes de violences de la part d’un partenaire ou ex-partenaire. La montée des discours masculinistes, documentée par plusieurs services de renseignement, alimente un débat plus large sur les ressorts idéologiques des violences faites aux femmes.

Les mains courantes : un signal d’alarme insuffisant ?

Le fait que la victime ait multiplié les mains courantes sans que la situation débouche sur une protection renforcée pose des questions concrètes sur le dispositif d’accompagnement des femmes menacées. Les mains courantes, contrairement aux plaintes, n’enclenchent pas automatiquement une procédure judiciaire ni une mesure d’éloignement.

Des dispositifs comme le Pack Nouveau Départ, déployé dans plusieurs départements français, visent précisément à accompagner les victimes de violences conjugales vers une mise en sécurité avant que le pire ne survienne. Le Lot-et-Garonne n’est pas mentionné parmi les territoires ayant déjà adopté ce dispositif à ce stade.

Le parquet d’Agen n’a pas précisé si des mesures de protection avaient été envisagées après les dépôts de mains courantes.

Enquête en cours : ce que l’on sait et ce qui reste à établir

À ce stade, l’enquête est en cours sous la direction du parquet d’Agen. Les prélèvements effectués par les techniciens en identification criminelle permettront d’établir les circonstances précises du décès. La qualification de féminicide - terme juridiquement non retenu en droit français comme infraction autonome, mais utilisé statistiquement - n’est pas encore formellement arrêtée.

L’identité de la victime n’a pas été communiquée par les autorités. Son âge exact, 29 ans selon Sud Ouest, diffère légèrement des 35 ans mentionnés dans certaines premières dépêches : la version de 29 ans est celle confirmée par les sources cross-checkées.

La durée de la garde à vue de l’ex-compagnon et les suites judiciaires éventuelles n’ont pas été précisées par le parquet à l’heure de publication de cet article. Un autre drame similaire, impliquant le corps calciné d’une femme découvert en forêt à Allauch, est également en cours d’investigation en France ce même 1er mai 2026.

Le parquet d’Agen devrait communiquer davantage d’éléments dans les prochaines heures, à mesure que les résultats des prélèvements et les auditions avancent.

Sources

Sandrine Pouget

Sandrine Pouget

Sandrine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot-et-Garonne (47), avec Agen pour chef-lieu. Spécialité du département : premier verger français (pruneau, prune, kiwi) et Garorock. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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