Ferrari rate ses qualifs à Spa : Hamilton sixième, Leclerc cinquième
Deux millièmes séparent les deux pilotes Ferrari en Q3, mais le problème est ailleurs un déficit moteur dans le secteur médian et une gestion d'énergie délicate
Lewis Hamilton termine sixième des qualifications du Grand Prix de Belgique 2026 à Spa-Francorchamps, Charles Leclerc cinquième. Deux millièmes de seconde les séparent.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Déficit moteur en secteur médian
Hamilton perd six dixièmes face à Antonelli dans le deuxième secteur. Un problème de « super clipping » du système hybride pénalise l'accélération.
Gestion d'énergie délicate à Spa
Ferrari peut être 20 km/h plus lente sur une ligne droite, puis récupérer 15 km/h ailleurs. Vasseur qualifie ce défi de « critique » pour la course.
Course différente des qualifications
Vasseur estime Ferrari « meilleure en course qu'en qualifications ». Le pari stratégique de dimanche pourrait changer la donne.
Pénalités qui sauvent la mise
Sans la sanction de Norris, Hamilton et Leclerc partaient de la troisième ligne. Les pénalités masquent le déficit réel de performance.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Lewis Hamilton termine sixième des qualifications à Spa, Charles Leclerc cinquième, avec un écart de deux millièmes entre eux.
- Hamilton perd six dixièmes face à Antonelli dans le secteur médian en FP2, identifiant un problème de « super clipping » du système hybride.
- Vasseur estime que Ferrari peut être 20 km/h plus lente sur certaines lignes droites, puis récupérer 15 km/h ailleurs selon la gestion d'énergie.
- Leclerc termine à 92 millièmes de la pole, un écart que Vasseur juge « douloureux » en Q3 à cause du déficit moteur.
- Hamilton avait anticipé un écart « considérablement » plus grand à Spa, estimant Ferrari entre trois et quatre dixièmes derrière Mercedes.
Le mur des Fagnes, virage 13, secteur médian. Lewis Hamilton élargit sa trajectoire en FP3, percute. L’arrière de la SF-26 explose. À la radio, immédiatement: « Oui, j’ai détruit la voiture, mec. Je suis désolé. » Les mécaniciens ont trente minutes d’avance sur le programme pour tout reconstruire avant les qualifications. Plancher, suspension, aileron, boîte de vitesses. Ils y arrivent.
Résultat: Hamilton termine sixième en Q3, Leclerc cinquième. Entre les deux Ferrari, deux millièmes de seconde. Entre Leclerc et la pole, 92 millièmes. Ce n’est pas le crash du matin qui explique l’écart. C’est le secteur médian. Hamilton l’a dit dès le vendredi: « Le secteur médian semblait un peu plus lent. » En FP2, il termine quatrième, à 747 millièmes du leader. Dans le deuxième secteur, Kimi Antonelli boucle en 46,722 secondes. Hamilton perd six dixièmes rien que là.
Frédéric Vasseur - directeur de l’écurie Ferrari, refuse de dramatiser. Après les qualifications, il estime que Ferrari est « meilleure en course qu’en qualifications ». Il a reconnu avant les qualifs que l’équipe avait « beaucoup de travail à faire ». Le problème de fond, c’est la gestion de l’énergie. À Spa, le déploiement hybride se joue sur sept kilomètres de circuit. Vasseur explique que les écarts de vitesse peuvent atteindre 20 km/h plus lentes sur certaines lignes droites - puis 10 à 15 km/h plus rapides ailleurs - selon les choix stratégiques. Il qualifie la gestion d’énergie de « délicate » et de « défi critique ».
Hamilton a identifié un problème technique précis: un « super clipping » du système hybride - qui pénalise la voiture dans le secteur médian en accélération. En Q3, ce déficit de puissance moteur est devenu « douloureux » - selon Vasseur. Chaque milliseconde compte. Ferrari en a perdu 92 face à la pole.
Hamilton avait anticipé ce scénario. Il estimait que Ferrari pourrait être « considérablement » derrière Mercedes à Spa - avec un écart « bien supérieur à quelques dixièmes » - voire « trois ou quatre dixièmes » par rapport à la course précédente. Il avait raison.
Ce que personne ne dit: les pénalités des autres sauvent Ferrari. Lando Norris écope d’une sanction de grille. Hamilton remonte en P5, Leclerc en P4. Sans cette pénalité, les deux Ferrari partent de la troisième ligne. Avec, elles gagnent une place chacune. Le classement final masque le déficit réel.
La course pourrait changer la donne. Vasseur s’attend à une bataille stratégique dimanche. Sur un tour, Ferrari souffre du déficit moteur. Sur 44 tours, l’équation change. La gestion de l’énergie devient une arme. Ferrari peut choisir de sacrifier 20 km/h sur Kemmel pour récupérer 15 km/h ailleurs. Le pari: tenir en secteur médian, exploser dans les autres. Les qualifications punissent cette stratégie. La course pourrait la récompenser. Hamilton a reconnu que Ferrari « manquait un peu » le vendredi. Le samedi n’a rien arrangé. Reste dimanche.
Entretemps, Ferrari fait l’objet d’une enquête de la FIA pour un manquement présumé à la réglementation sur le retour des pneus. Vasseur s’attend à une amende. Les ennuis s’accumulent.
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