Fête du Cochon de Bayonne : 400 000 visiteurs et des polémiques persistantes

La 32e édition de la Foire au Jambon a attiré une foule massive les 23-26 avril, mais rouvre les débats sur le bien-être animal et les violences en marge.

Fête du Cochon de Bayonne : 400 000 visiteurs et des polémiques persistantes
Illustration Xabi Etcheverry / info.fr

La 563e Foire au Jambon de Bayonne s'est tenue du 23 au 26 avril 2026. Environ 400 000 visiteurs ont fréquenté l'événement, selon Sud Ouest. Mais l'édition 2026 n'échappe pas aux controverses qui accompagnent désormais chaque édition.

La tradition remonte à 1462. Chaque année à Pâques, Bayonne célèbre son jambon IGP avec une foire qui mobilise la ville pendant quatre jours. Cette année, la 563e édition s’est déroulée du 23 au 26 avril 2026, organisée par la Ville de Bayonne. Environ 400 000 visiteurs ont fait le déplacement, selon Sud Ouest, soutenant une filière porcine qui emploie 5 000 personnes dans le Sud-Ouest.

Au programme : animations culinaires, défilé de la Confrérie du Jambon de Bayonne - fondée en 1960 pour défendre l’appellation - , et un atelier de découpe du cochon animé le 24 avril par des apprentis de la Chambre de métiers. C’est précisément cet atelier qui concentre les critiques. Une édition déjà surveillée de près côté sécurité, et visiblement aussi côté éthique.

Le bien-être animal en question

PETA France dénonce depuis plusieurs éditions ces pratiques de boucherie en public, résumant sa position en une formule : « la mort et la torture ne sont pas un divertissement ». Sur X, des comptes relaient cette critique à chaque édition.

L’événement est par ailleurs perçu, selon certains internautes basques, comme attirant surtout des visiteurs extérieurs à la région. Ces voix restent toutefois minoritaires dans le débat public local.

Sécurité : un bilan 2025 toujours dans les mémoires

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L’an passé, la Foire au Jambon avait laissé un bilan sécuritaire lourd : un viol, 9 violences graves et 21 gardes à vue, souvent liés à l’alcool, selon le parquet et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques rapportés par 20 Minutes. Des militantes avaient alors pointé les « méga-fêtes » comme des contextes propices aux agressions sexistes, selon Sud Ouest.

Pour 2026, la police nationale a installé un stand de prévention sur le site, dédié aux violences faites aux femmes, aux drogues et à la sécurité publique. Les agressions en contexte festif restent un sujet récurrent dans le Sud-Ouest.

Les réactions sur X illustrent la fracture des perceptions. D’un côté, une vidéo live de l’événement a cumulé plus de 832 000 vues, signe d’une affluence et d’un engouement réels. De l’autre, des témoignages plus sombres circulent.

Le bilan sécuritaire définitif de l’édition 2026 n’avait pas encore été communiqué par le parquet de Bayonne au moment de la publication de cet article.

Sources

Xabi Etcheverry

Xabi Etcheverry

Correspondant à Pau, suit l'industrie pétrolière, les tensions sur l'aéroport, l'agriculture et les débats sur la langue basque. Diplômé de l'IJBA Bordeaux, il a grandi au Pays basque. Conviction : connaître les pétroliers, les syndicalistes, les élus, vérifier les carnets de commandes de Total avant de publier.

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