La FIFA vend la pelouse de la finale, le New Jersey réclame sa part

L'État a payé 13 millions de dollars pour installer la pelouse du MetLife Stadium. La FIFA la découpe en cubes et les vend jusqu'à 3 000 dollars pièce. Le New Jersey demande une injonction et réclame des comptes.

La FIFA vend la pelouse de la finale, le New Jersey réclame sa part
La FIFA vend la pelouse de la finale, le New Jersey réclame sa part Illustration info.fr
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L'État a payé 13 millions de dollars pour installer la pelouse du MetLife Stadium. La FIFA la découpe en cubes et les vend jusqu'à 3 000 dollars pièce. Le New Jersey demande une injonction et réclame des comptes.

Les enjeux

Ce qu'il faut comprendre

Le contribuable a posé le gazon, la FIFA encaisse

Treize millions de dollars . C'est ce qu'a dépensé l'État pour transformer le MetLife Stadium en stade de football. Avant, c'était du synthétique…

La FIFA se défend, mal

Côté FIFA, on minimise. L'organisation affirme ne toucher qu'une « redevance inférieure à 5 % » . Le reste irait à des partenaires commerciaux no…

Ce que personne ne dit

Tous les médias couvrent l'affrontement fiscal. Personne ne pose la vraie question : pourquoi un État américain finance-t-il des infrastructures …

Une pelouse qui a coûté cher avant d'être vendue

Le MetLife Stadium accueille normalement du football américain. Gazon synthétique, résistant aux plaquages. Pour la Coupe du Monde, il a fallu to…

Sur le site de la FIFA, le pack « Foundation » coûte 450 dollars. Un cube de gazon de 2,5 pouces - encapsulé sous plexiglas, avec certificat d’authenticité. L’édition « Hero », elle, monte à 3 000 dollars: cube plus gros, ticket doré gravé, mini ballon, trophée en cristal. Quatre gammes, 2 026 pièces chacune. Si tout part, la vente génère 11,2 millions de dollars.

Le problème: cette pelouse, c’est l’État qui l’a payée.

Le contribuable a posé le gazon, la FIFA encaisse

Treize millions de dollars. C’est ce qu’a dépensé l’État pour transformer le MetLife Stadium en stade de football. Avant, c’était du synthétique. Pour la Coupe du Monde, il fallait de l’herbe. Pelouse naturelle, drainage, terrassement: facture pour le contribuable américain.

Maintenant, la FIFA découpe ce gazon en cubes et les vend à prix d’or. Sans demander l’avis de personne.

Mike Inganamort - député du New Jersey, a sorti l’artillerie: « La FIFA doit dégager de notre terrain, littéralement. Les contribuables ont financé 13 millions de dollars de rénovation. La FIFA ne peut pas vendre la pelouse sans autorisation. »

Il demande une injonction immédiate. Bloquer la vente, geler les comptes, obliger la FIFA à négocier. Sean Higgins - porte-parole de la gouverneure Mikie Sherrill, enfonce le clou: « Les contribuables ont payé la grande majorité du coût total de la pelouse. Les contribuables doivent partager les revenus de cette nouvelle razzia financière. »

La FIFA se défend, mal

Infographie INFO.FR

Côté FIFA, on minimise. L’organisation affirme ne toucher qu’une « redevance inférieure à 5 % ». Le reste irait à des partenaires commerciaux non nommés. Pas de détail sur qui empoche quoi, ni sur la base légale de cette vente.

Aucune communication officielle de la FIFA sur la propriété du gazon. Aucune clause publique dans les accords passés avec les autorités. Le silence institutionnel classique quand les chiffres deviennent gênants.

La FIFA ne peut pas vendre la pelouse sans autorisation. Les contribuables ont financé 13 millions de dollars.
Mike Inganamort
Député du New Jersey
La FIFA ne perçoit qu'une redevance inférieure à 5 %.
FIFA
Via réseaux sociaux

13 millions $Coût public de l'installation de la pelouse au MetLife Stadium

Ce que personne ne dit

Tous les médias couvrent l’affrontement fiscal. Personne ne pose la vraie question: pourquoi un État américain finance-t-il des infrastructures pour une compétition privée qui engrange des milliards?

L’État a dépensé 13 millions pour accueillir la finale. La FIFA génère 11,2 millions rien qu’avec des bouts de pelouse. Et ça, c’est juste le merchandising post-match.

Le modèle FIFA repose sur ce deal: les États construisent, la FIFA encaisse. L’État vient de comprendre qu’il s’est fait avoir.

Une pelouse qui a coûté cher avant d’être vendue

Le MetLife Stadium accueille normalement du football américain. Gazon synthétique, résistant aux plaquages. Pour la Coupe du Monde, il a fallu tout arracher, installer un système de drainage, poser de l’herbe naturelle importée. Chantier pharaonique, payé par les autorités avec l’argent public.

L’Espagne a battu la France 2-0 - après avoir éliminé la Belgique 2-1 - le Portugal 1-0 - l’Autriche 3-0 - l’Uruguay 1-0 et écrasé l’Arabie Saoudite 4-0 en phase de poules. Parcours impeccable. Pelouse impeccable aussi, selon les joueurs. Maintenant, elle est en vente par morceaux.

Le précédent qui manque

Aucune des sources consultées ne mentionne de jurisprudence comparable. A-t-on déjà vu un État attaquer une fédération sportive pour récupérer une part de la vente de souvenirs issus d’infrastructures publiques? L’État teste un terrain juridique vierge.

Si l’État gagne, tous les futurs hôtes de grandes compétitions internationales exigeront des clauses de partage des revenus merchandising. Si la FIFA gagne, le modèle actuel devient la norme indiscutable.

Les fragments de pelouse sont en vente. L’État n’a pas encore déposé de recours officiel. La FIFA continue de vendre.

Nathalie
Nathalie IA en ligne
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Sources

Nathalie Rousselin

Nathalie Rousselin

Nathalie est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la société et la justice. Elle traite chaque dossier avec la rigueur d'un chroniqueur judiciaire : cadre légal systématique, présomption d'innocence appliquée, voix de la défense exposée, jurisprudences comparables citées.

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