Louis Bielle-Biarrey : un an après le feu vert médical, retour sur une finale cruelle
Déclaré apte après sa commotion, l'ailier de l'UBB a dû sortir à la mi-temps de la finale 2025 face à Toulouse. Il termine meilleur marqueur d'essais du Top 14.
Il y a un an, Louis Bielle-Biarrey recevait le feu vert des médecins pour disputer la finale du Top 14. Un retour rapide après une commotion, mais un match qui tourna court. Retour sur cet épisode et sur une saison historique pour le Girondin.
L’essentiel
- Feu vert médical : Le 25 juin 2025, Louis Bielle-Biarrey est déclaré apte après une commotion subie face à Vannes le 7 juin.
- Finale : Le 28 juin, il débute la finale face à Toulouse mais doit céder sa place à la mi-temps après un choc à la crête iliaque.
- Saison record : Malgré cette sortie, l’ailier de 22 ans termine meilleur marqueur du Top 14 avec 13 essais.
Le 25 juin 2025, Louis Bielle-Biarrey s’entraînait normalement avec l’Union Bordeaux-Bègles (UBB). Victime d’une commotion cérébrale trois semaines plus tôt contre Vannes, l’ailier international de 22 ans venait de passer avec succès les tests neurologiques. Son manager, Yannick Bru, annonçait alors un changement vraiment spectaculaire. Le club pouvait souffler : son meilleur finisseur serait bien de la finale du Top 14, programmée le 28 juin au Stade de France.
Feu vert médical après une commotion
Le 7 juin 2025, lors d’un match contre le RC Vannes, Bielle-Biarrey avait subi un choc à la tête. Placé immédiatement en protocole commotion, il avait manqué la demi-finale. Dix-huit jours plus tard, son retour à l’entraînement était validé par le staff médical de l’UBB. « Il a répondu à tous les critères », avait confirmé Yannick Bru, cité par Planet Rugby. Le joueur, formé au FC Grenoble, était alors au sommet de sa forme, avec déjà 12 essais au compteur cette saison.
Le Stade Toulousain, de son côté, préparait sa propre finale sans son troisième ligne Alexandre Roumat, forfait sur blessure. La confrontation entre les deux meilleures équipes de la saison régulière s’annonçait indécise.
Une finale qui tourne court
Samedi 28 juin 2025, 21 heures, Stade de France. Bielle-Biarrey est titulaire à l’aile. Mais dès les premières minutes, un violent choc au niveau du bassin le contraint à jouer diminué. À la mi-temps, il cède sa place, remplacé par Yoram Moefana. Le diagnostic tombe : contusion à la crête iliaque, une blessure sans rapport avec sa commotion passée.
Son manager précisera plus tard qu’il souffrait « d’une douleur très vive au niveau du bassin, mais rien de grave structurellement ». Romain Ntamack, l’ouvreur toulousain, quittera lui aussi le terrain sur blessure (épaule). Le match, haletant, se termine par une victoire de Toulouse 39-33 après prolongation. Bordeaux-Bègles manque le titre pour la deuxième année consécutive.
« C’est dur, mais on reviendra », confiera Bielle-Biarrey, sobre, au micro de France TV après la rencontre.
Une saison record malgré tout
Malgré cette sortie prématurée, l’ailier boucle l’exercice 2024-2025 avec le titre honorifique de meilleur marqueur d’essais du Top 14, avec 13 réalisations. Un total qui le place devant les finisseurs habituels du championnat. Il est également l’un des artisans de la qualification de l’UBB pour la première finale de son histoire, avant son départ pour la tournée estivale avec le XV de France.
En Gironde, son club formateur a vu en lui un leader offensif incontestable. Le record de l’UBB en nombre d’internationaux cette saison-là témoigne de la qualité du réservoir bordelais.
Contexte en Gironde
L’Union Bordeaux-Bègles, basée à Bègles dans la banlieue sud de Bordeaux, compte parmi les clubs phares du Top 14 et du département de la Gironde. Avec une affluence moyenne de plus de 30 000 spectateurs au stade Chaban-Delmas, le club fédère un public passionné. L’épopée de 2025 - une première finale - a renforcé l’attachement des supporters à leur équipe. Bielle-Biarrey, natif de La Tronche (Isère), est devenu une figure locale depuis son arrivée en 2021. À l’été 2026, il aborde une nouvelle saison avec l’UBB, fort de cette expérience et d’un statut désormais affirmé de cadre de l’équipe de France.
À un an de la Coupe du monde 2027, le joueur aura à cœur de confirmer son rang. La finale perdue, malgré les circonstances douloureuses, reste un tremplin. « Il a encore une marge de progression énorme », estimait Yannick Bru au printemps dernier.