Finistère : 32 interdictions de paraître, 24 injonctions, 4 fermetures
Le préfet Louis Le Franc dresse le bilan d’un an d’application de la loi anti-narcotrafic 32 interdictions de paraître, 24 injonctions aux bailleurs et 4 fermetures administratives.
Un an après la loi anti-narcotrafic, le préfet du Finistère publie le bilan des mesures administratives interdictions de paraître, injonctions aux bailleurs et fermetures d’établissements. Le point sur les chiffres et leur application dans le département.
L’essentiel
- 32 interdictions de paraître prononcées depuis juin 2025 dans le Finistère
- 24 injonctions aux bailleurs sociaux et privés pour expulser des trafiquants
- 4 fermetures administratives d’établissements liés au narcotrafic
- Première interdiction à Brest le 24 septembre 2025
Le 13 juin 2026, le préfet du Finistère, Louis Le Franc, a publié le bilan d’un an d’application de la loi du 13 juin 2025 contre le narcotrafic. Les mesures administratives - interdictions de paraître, injonctions aux bailleurs et fermetures d’établissements - ont été déployées sur l’ensemble du département.
Un bilan chiffré
Selon le tweet officiel de la préfecture, 32 interdictions de paraître sur des points de deal ont été prononcées. En cas de non-respect, les personnes concernées s’exposent à des poursuites. Parallèlement, 24 injonctions ont été adressées aux bailleurs sociaux et privés pour obtenir la rupture de baux de locataires impliqués dans le trafic. Enfin, 4 fermetures administratives d’établissements ont été ordonnées.
Ces chiffres sont le résultat direct des nouveaux pouvoirs conférés aux préfets par la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025. Celle-ci permet, entre autres, d’interdire à une personne de paraître dans un périmètre donné pendant un mois maximum, de sommer un bailleur de résilier un bail, ou de fermer temporairement un commerce.
Première interdiction à Brest dès septembre 2025
La première interdiction de paraître a été prise à Brest le 24 septembre 2025, comme l’a indiqué la sous-préfecture. Depuis, l’outil a été utilisé régulièrement. Le site de la préfecture du Finistère précise que ces mesures visent à « agir rapidement, sans attendre l’issue de procédures judiciaires parfois longues ».
Contexte dans le Finistère
Le Finistère, département de Bretagne avec près de 930 000 habitants, compte plusieurs points de deal identifiés, notamment dans les zones urbaines de Brest, Quimper et Morlaix. La préfecture a fait de la lutte contre le narcotrafic une priorité depuis l’arrivée de Louis Le Franc en mai 2025. Ces mesures administratives viennent renforcer l’action judiciaire menée par le parquet et les forces de l’ordre.
À titre de comparaison, le Morbihan voisin a également publié son bilan : 20 interdictions de paraître et 11 injonctions aux bailleurs sur la même période, selon la préfecture du Morbihan. Cela témoigne d’une application inégale mais significative de la loi dans la région.
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Prochaine étape
Le préfet n’a pas précisé de nouveaux objectifs chiffrés pour l’année à venir, mais la loi prévoit un déploiement progressif des outils. Le bilan devrait être actualisé régulièrement sur le site de la préfecture.
Le suivi de ces mesures sera scruté dans les mois à venir, alors que la lutte contre le narcotrafic reste une priorité affichée de l’État dans le département.

