Fort-de-France : hommage vibrant aux piliers du bèlè au Festival culturel
La soirée « Swaré Jan Bèlè » a rendu hommage le 11 juillet aux ancêtres de cette tradition martiniquaise au Parc Aimé Césaire.
Le 11 juillet 2026, le Parc Aimé Césaire a accueilli une soirée mémorielle dédiée aux figures du bèlè. Organisée dans le cadre du 55ème Festival culturel de Fort-de-France, cette manifestation gratuite a célébré la transmission intergénérationnelle de cet art ancestral.
L’essentiel
- Date : samedi 11 juillet 2026 au Parc culturel Aimé Césaire
- Cadre : 55ème édition du Festival culturel de Fort-de-France (26 juin-25 juillet 2026)
- Thème : « Diaspora Nègre » avec le mot d’ordre « Sonjé Yo, Zansèt Pa Mò »
- Accès : entrée libre et gratuite pour tous les publics
- Organisateurs : SERMAC et association Lakòdinasion Lawonn Bèlè
Une soirée dédiée aux ancêtres du bèlè
Le samedi 11 juillet, le Parc culturel Aimé Césaire a vibré au rythme du tambour et des chants traditionnels. La soirée « Swaré Jan Bèlè », programmée dans le cadre du 55ème Festival culturel de Fort-de-France, a rendu hommage aux figures majeures et aux ancêtres de cette pratique culturelle martiniquaise, selon Belle Martinique.
Placée sous le mot d’ordre créole « Sonjé Yo, Zansèt Pa Mò » (Souvenez-vous d’eux, les ancêtres ne sont pas morts), cette manifestation a mis en lumière la transmission intergénérationnelle du bèlè, cet art qui mêle chant, danse et percussion. L’événement était ouvert à tous, sans restriction d’entrée.
Un partenariat entre le SERMAC et les acteurs du bèlè
La soirée a été co-organisée par le SERMAC, le Service Municipal d’Action Culturelle de Fort-de-France, et l’association Lakòdinasion Lawonn Bèlè. Le SERMAC, présidé par Valérie Vertale Loriot, adjointe au maire déléguée à la culture, coordonne l’ensemble du Festival culturel depuis sa création, indique RCI Martinique.
Cette collaboration entre institution municipale et acteurs associatifs du patrimoine vivant a permis de mobiliser les praticiens du bèlè, danseurs, chanteurs et batteurs de tambour, pour honorer la mémoire des maîtres disparus. Le média local France-Antilles a couvert l’événement et publié un reportage vidéo le lendemain.
Contexte en Martinique
Le Festival culturel de Fort-de-France, dans sa 55ème édition, s’est déroulé du 26 juin au 25 juillet 2026 avec pour fil rouge la « Diaspora Nègre », précise Madinin’Art. Cette programmation d’un mois a mis en avant la création martiniquaise et l’ouverture caribéenne à travers spectacles, concerts et expositions.
Avant l’ouverture officielle du festival le 1er juillet, les ateliers du SERMAC avaient présenté leurs travaux lors du Douvan Festival fin juin. Fort-de-France, préfecture de Martinique, compte environ 75 000 habitants et concentre l’essentiel de l’activité culturelle institutionnelle du département, comme en témoignent d’autres événements récents dans la capitale.
Le bèlè, patrimoine vivant martiniquais
Le bèlè est une pratique culturelle née dans les habitations esclavagistes, où les esclaves utilisaient le chant et le tambour pour communiquer, résister et conserver leur mémoire collective. Aujourd’hui reconnu comme patrimoine immatériel, il se transmet de génération en génération lors de veillées, de festivals et d’ateliers.
Cette soirée mémorielle s’inscrit dans un mouvement plus large de valorisation des traditions créoles et afro-caribéennes, comme le montrent également d’autres initiatives culturelles et touristiques du département en cette période estivale.
Le festival se poursuivra jusqu’au 25 juillet avec d’autres rendez-vous artistiques programmés dans différents lieux de la capitale martiniquaise.