Fouille d’envergure à la prison de Basse-Terre : drogue, téléphones et armes artisanales saisis
Une opération conjointe police, ELSP et brigade cynophile a permis la saisie de 21 téléphones, 279 grammes de stupéfiants et deux armes artisanales au centre pénitentiaire de Basse-Terre.
Le mercredi 24 juin 2026, une fouille d'ampleur a été menée au centre pénitentiaire de Basse-Terre. 30 cellules ont été inspectées, aboutissant à la saisie de nombreux objets prohibés. Le syndicat FO Justice Bastè tire la sonnette d'alarme.
L’essentiel
- Fait 1 : Fouille de 30 cellules le 24 juin 2026 au centre pénitentiaire de Basse-Terre.
- Fait 2 : 21 téléphones portables, 279 grammes de stupéfiants et 2 armes artisanales saisis.
- Fait 3 : Opération conjointe : surveillants, ELSP de Baie-Mahault, police nationale et brigade cynophile.
L’opération du 24 juin
Le mercredi 24 juin 2026, aux alentours de 19 heures, une vaste opération de fouille a été déclenchée au centre pénitentiaire de Basse-Terre. Selon les informations communiquées par la Police nationale de Guadeloupe, l’intervention a mobilisé les surveillants de l’établissement, les Équipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) de Baie-Mahault, la police nationale ainsi qu’une brigade cynophile.
Les équipes ont ciblé 30 cellules. Le bilan fait état de découvertes significatives.
Des saisies en plusieurs catégories
Les agents ont saisi 21 téléphones portables et 20 chargeurs, 279 grammes de produits stupéfiants, deux armes artisanales, trois clés USB, une carte SIM, ainsi que du matériel technologique prohibé : trois routeurs Wi-Fi et deux boîtiers IPTV. Ces objets permettent notamment de maintenir des communications illicites avec l’extérieur.
La Police nationale a confirmé ces saisies sur son compte officiel. L’ampleur du trafic inquiète les syndicats.
La réaction de FO Justice Bastè
Le bureau local du syndicat FO Justice Bastè a qualifié ce bilan d' »alarmant ». Il réclame un renforcement durable des moyens de sécurité au sein de l’établissement. Selon le syndicat, ces découvertes confirment la présence de trafics organisés en détention, nécessitant des contrôles plus fréquents et plus approfondis.
Des précédents dans l’archipel montrent la récurrence du problème. En mai dernier, une autre opération de fouille au centre pénitentiaire de Baie-Mahault avait déjà permis la saisie de plusieurs téléphones et de stupéfiants. Une affaire récente en Guadeloupe a également mis en lumière les difficultés des forces de l’ordre face à la criminalité organisée.
Contexte dans le département
La Guadeloupe compte plusieurs établissements pénitentiaires, dont celui de Basse-Terre, qui est régulièrement confronté à l’introduction d’objets prohibés. Selon les données disponibles, le taux d’occupation carcérale dans l’archipel reste élevé, favorisant les tensions et les trafics. Cette opération s’inscrit dans une série d’interventions visant à restaurer l’autorité au sein des prisons.
Par ailleurs, le préfet de Guadeloupe doit participer à un Facebook Live le 29 juin pour évoquer la Soufrière, un autre sujet d’actualité dans le département.
L’origine des objets saisis n’a pas encore été précisée. L’enquête se poursuit pour identifier les filières d’introduction.
Prochaine étape : les syndicats attendent des mesures concrètes de la part de l’administration pénitentiaire pour endiguer le phénomène.