France-Allemagne : une candidature commune pour le Mondial 2038 ou 2042 ?
Paris et Berlin étudient un projet conjoint pour accueillir la Coupe du monde, avec en toile de fond le centenaire de la Seconde Guerre mondiale
La France et l'Allemagne réfléchissent à une candidature commune pour organiser la Coupe du monde 2038 ou 2042. Le projet, révélé par Le Parisien, s'appuie sur la mutualisation des coûts d'un tournoi élargi et sur un symbole mémoriel fort.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La France et l'Allemagne étudient une candidature commune pour organiser la Coupe du monde 2038 ou 2042, selon Le Parisien.
- Le projet anticipe l'expansion du tournoi à 64 équipes, nécessitant une mutualisation des infrastructures et des coûts.
- L'argument symbolique du centenaire de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) est mis en avant pour soutenir la candidature.
- La France explore aussi une option avec le Benelux, tandis que l'Allemagne envisage un dossier solo ou avec l'Autriche et la Suisse.
- Aucune procédure officielle de candidature n'a encore été lancée par la FIFA pour ces éditions.
Une candidature franco-allemande pour accueillir la Coupe du monde de football en 2038 ou 2042 prend forme dans les coulisses du sport international. Selon Le Parisien, les deux fédérations étudient sérieusement cette option, portée par l’association « Territoires d’événements sportifs » qui a recommandé à la France de se lancer dans ce projet avec son voisin d’outre-Rhin.
Un tournoi à 64 équipes qui change la donne
La réflexion s’inscrit dans le contexte d’une expansion probable du Mondial à 64 équipes, contre 48 actuellement. Une telle augmentation impliquerait des infrastructures considérables : plus de stades, plus de capacités d’accueil, plus de logistique. La mutualisation des coûts entre deux pays voisins deviendrait alors une nécessité économique autant qu’une opportunité diplomatique.
Les éditions 2030 et 2034 ont déjà été attribuées respectivement à un projet tricontinental (Espagne, Portugal, Maroc, avec des matchs en Argentine, Uruguay et Paraguay) et à l’Arabie saoudite. La France et l’Allemagne se positionnent donc sur l’horizon suivant, dans un calendrier encore ouvert où aucune procédure officielle de candidature n’a été lancée par la FIFA.
Le centenaire de 1939-1945 comme argument symbolique
Au-delà des considérations logistiques, le projet porte une dimension mémorielle. L’édition 2038 ou 2042 coïnciderait avec les commémorations du centenaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945-2045). Organiser ensemble un événement planétaire dans ce contexte incarnerait la réconciliation franco-allemande et la construction européenne.
Cet argument résonne particulièrement dans deux pays qui ont fait de leur amitié retrouvée un pilier de l’Union européenne. Les commémorations régulières à Verdun, les jumelages de villes, le traité de l’Élysée : une Coupe du monde commune s’inscrirait dans cette lignée symbolique.
Des alternatives aussi à l’étude
Le projet franco-allemand n’est pas exclusif. La France explore également une candidature avec les pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), selon Eurosport. De son côté, la Fédération allemande de football (DFB) étudie d’autres configurations : une candidature en solitaire, ou un dossier commun avec l’Autriche et la Suisse, rapporte Le Soleil.
Ces multiples pistes reflètent une stratégie prudente : les fédérations sondent les partenaires potentiels avant de s’engager officiellement. Elles attendent aussi les signaux de la FIFA sur le calendrier d’attribution et les critères précis du cahier des charges pour un tournoi à 64 équipes.
Contexte européen et précédents
L’Europe a déjà accueilli la Coupe du monde à plusieurs reprises : la France en 1998 (Coupe du monde de football), l’Allemagne en 2006, et l’Euro 2012 coorganisé par la Pologne et l’Ukraine. La candidature franco-allemande s’inscrirait dans cette tradition de grandes compétitions européennes, mais avec une portée symbolique inédite.
L’Euro 2024, organisé par l’Allemagne, a démontré la capacité du pays à accueillir un tournoi majeur avec des infrastructures modernes et une organisation rodée. La France, de son côté, prépare les Jeux olympiques de Paris en 2024 et dispose d’une expérience récente avec l’Euro 2016. Les deux nations cumulent donc un savoir-faire reconnu.
Prochaines étapes
Aucune démarche officielle n’a encore été engagée auprès de la FIFA. Les fédérations attendent que l’instance mondiale ouvre formellement le processus de candidature pour 2038 ou 2042. D’ici là, les discussions se poursuivent en coulisses, entre états-majors sportifs et gouvernements. La décision finale appartiendra aux instances politiques et sportives des deux pays, en fonction des garanties financières et logistiques à apporter.