France – Japon : première ligne remaniée et chaleur extrême à Tokyo
Fabien Galthié chamboule son pack pour le dernier test estival face aux Brave Blossoms
Les Bleus affrontent le Japon ce samedi à Tokyo (10h40) dans une chaleur annoncée à 30 degrés. Maxime Lucu capitaine, première ligne totalement renouvelée après les faiblesses constatées en Australie.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Conditions extrêmes
30 degrés et forte humidité attendus à Tokyo. Un test physique et mental pour une équipe en fin de cycle.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Maxime Lucu capitaine, première ligne totalement renouvelée
- 30 degrés attendus à Tokyo, coup d'envoi 10h40 heure française
Les Bleus posent leurs valises à Tokyo pour la dernière fois cet été. Ce samedi matin, 10h40 heure française - ils affrontent le Japon dans une chaleur lourde annoncée à 30 degrés. Maxime Lucu porte le brassard de capitaine. Première ligne totalement remaniée. Le sélectionneur a tranché. « We want to be more effective in that area », a-t-il lâché. La mêlée australienne a grinché la semaine dernière.
Les absents
Le staff a procédé à des changements par rapport au succès de Melbourne, 42-26. Alexandre Roumat revient en numéro 8. Marko Gazzotti et Lenni Nouchi complètent la troisième ligne. Emmanuel Meafou et Florian Verhaeghe gardent la deuxième.
Romain Ntamack tient l’ouverture, Maxime Lucu la mêlée. Yoram Moefana et Fabien Brau-Boirie au centre. Théo Attissogbe et Aaron Grandidier-Nkanang sur les ailes. Matthieu Jalibert revient à l’arrière après une gêne aux adducteurs. Sur le banc, Paul Graou attend son premier cap. Peato Mauvaka, Reda Wardi, Sipili Falatea, Hugo Auradou, Tom Staniforth, Tixeront et Gourgues complètent les remplaçants.
Le parcours des Bleus
La France est passée par tous les états cet été. Défaite 34-32 en Nouvelle-Zélande - victoire 42-26 en Australie. Avant ça, le Tournoi avait été chaotique: 54-12 au pays de Galles - 33-8 contre l’Italie - puis deux matchs fous perdus en Écosse 50-40 et gagnés contre l’Angleterre 48-46. Les Bleus cherchent encore leur régularité. Ce match à Tokyo clôt une série de tests.
Le Japon en face
Les Brave Blossoms ont battu l’Italie 27-10 puis perdu contre l’Irlande 36-20. Le Japon joue à domicile, dans une fournaise. Les Français ont prévenu: ils ne lâcheront rien.
Pourquoi la mêlée change après Melbourne
Le sélectionneur avait maintenu sa première ligne face aux All Blacks puis face aux Wallabies. Deux matchs, deux configurations identiques. À Auckland comme à Melbourne, le trio titulaire avait tenu. Mais les images de la rencontre australienne ont changé la donne. Sur les phases statiques, les Bleus ont été bousculés. À plusieurs reprises, la mêlée française a reculé sous la poussée adverse. L’analyse vidéo a été sans appel: les appuis n’étaient pas bons, la synchronisation défaillante. Le sélectionneur a donc décidé de tout remettre à plat. Une première ligne remaniée entre en jeu. Le sélectionneur teste ses solutions de secours avant l’automne et les gros calibres.
La chaleur, ennemie de la mêlée
Tokyo affichera 30 degrés au coup d’envoi. Mais ce n’est pas tout: l’hygrométrie sera élevée. Dans ces conditions, chaque mêlée devient un supplice. Les avants transpirent dès l’échauffement, les maillots collent, les prises de bras glissent. La déshydratation guette, les crampes aussi. Pour une première ligne inédite, l’épreuve est double: trouver ses automatismes sous pression physique et thermique. Le sélectionneur l’a dit: « We want to be more effective in that area ». À Tokyo, l’efficacité se mesure aussi en litres d’eau ingurgités et en capacité à tenir 80 minutes dans un sauna à ciel ouvert. Le staff médical a prévu des rotations rapides. Si la première ligne flanche, les remplaçants devront prendre le relais sans délai.
Fin de cycle, fatigue accumulée
Ce samedi marque la fin d’un cycle éprouvant. Les organismes sont à bout. Le sélectionneur a jonglé avec les rotations, mais certains cadres ont enchaîné les titularisations. Le staff sait que Tokyo sera le match de trop pour certains. Jalibert, de retour après une gêne aux adducteurs, n’est pas à 100 %. Roumat, absent depuis des mois, retrouve le rythme. Cette fin de tournée ressemble à une course de fond où chacun puise dans ses dernières réserves. L’enjeu: tenir jusqu’au coup de sifflet final, puis basculer en phase de récupération avant l’automne et ses échéances déterminantes.
Coup d’envoi à 10h40. Chaleur, humidité, fin de tournée. Les Bleus vont souffrir.
